Conquête militaire et art de vivre. © istockphoto.com – P. Verlinden.

 

 

Provence 7

Histoire de la Provence romaine


 

 

 

 

 

 

 

-400  / – 300

Marseille au secours de Rome envahie par les Gaulois

 

La pression du Nord vers le Sud

 

  • Tout au long du 5 e s. av. J.-C., en Italie du Nord, les Gaulois se font de plus en plus pressants.
  • Les Gaulois remportent des victoires militaires et vont jusqu’à Rome sous la conduite de leur chef Brennus / Brennos (nom qui pourrait désigner le chef en général, plus qu’un homme en particulier).
  • Les Gaulois sont finalement stoppés quelques temps dans Rome aux limites du Capitole par le célèbre épisode des oies qui donnent l’alerte.
  • Après une résistance courageuse, les Romains cèdent et doivent payer un lourd tribu de 1 000 livres d’or aux Gaulois.
  • Lors de la pesée de la rançon, les Gaulois auraient utilisé des poids truqués.
    1. Devant les protestations romaines, Brennos aurait ajouté son épée aux poids incriminés et  il aurait déclaré « Vae Victis » (« Malheur aux vaincus »).
  • Marseille aide Rome à payer son lourd tribu.

 

Les Celtes en Provence

 

  • A partir du 4e s. av. J.-C., les populations celtes arrivent massivement en Provence.
    1. Elles sont moins pressantes du côté des Alpes Maritimes actuelles et laissent les Ligures, notamment les Oxybiens et les Décéates relativement tranquilles.
  • Jusqu’à cette époque, Marseille grecque vivait en bonne intelligence avec ses voisins immédiats.
    1. Les Phocéens n’avaient aucune volonté impérialiste ni de conquête.
    2. Ils étaient avant tout des négociateurs et des commerçants et se tenaient bien protégés dans leur comptoir urbain.
    3. Certes il y a eu des pressions ligures mais elles s’exerçaient alors plutôt sur les comptoirs de Marseille (Nice- Niké, Antibes – Antipolis, Hyères – Olbya… ) que sur Marseille elle même.

 

 

– 300 / – 200

Marseille maîtrise l’expansionnisme Celte.

Marseille principal allié de Rome contre Carthage.

 

 

  • Les Celtes reprennent leurs offensives et constituent l’essentiel des troupes d’Hannibal qui sèment la terreur dans toute l’Italie.
  • 278 av. J.-C. En Grèce, l’épisode du sac de Delphes par les Gaulois démontre à quel point les Gaulois n’hésitent plus à frapper au cœur des plus grandes puissances en osant s’attaquer au monde égéen encore auréolé de la gloire d’Alexandre Le Grand.
  • Après avoir aidé Rome à payer le tribu exigé par ses vainqueurs gaulois suite à la prise de Rome en 387 av. J.-C., les Marseillais participent à la victoire navale de l’Ebre en 217 av. J.-C.  et ils fournissent l’escale de leur port contre Hannibal.
  • C’est  grâce à la puissance marseillaise qu’Hannibal est contraint à un périple plus long et plus périlleux dans les Alpes où il perd une grosse partie de ses moyens humains et matériels.

 

 

-200 / -100

Premières interventions des Romains à la demande des Grecs de Marseille.

 

 

  • Les populations celtes continuent d’arriver massivement en Provence.
  • Ici ou là des fusions commencent à s’opérer formant ce qui deviendra le groupe des Celto-Ligures mais, pour l’essentiel, leurs priorités sont ailleurs.
  • C’est désormais dans la basse vallée du Rhône et autour de la basse Durance que les Celtes sont les plus pressants.
    1. Les Celtes se mêlent aux populations et réussissent à grouper les tribus en une confédération puissante de Salyens.
  • Les Salyens se trouvent ainsi former un éventail autour de Marseille avec Entremont, l’oppidum du nord de l’actuelle Aix-en-Provence, comme point fort et vraisemblablement comme capitale.
  • La montée en puissance des Salyens, leur unité, leur expansionnisme et leur farouche sens de la guerre et du combat les rend bien plus dangereux.
    1. Marseille qui a été l’allié puissant et fidèle de Rome contre Carthage dans les Guerres Puniques est désormais menacée.
  • Le commerce marseillais est menacé par les dangers qui pèsent sur toutes ses lignes de communication terrestres avec le Nord.
    1. De plus, ses voisins immédiats ont appris beaucoup au contact des Marseillais.
    2. Les peuples voisins de Marseille ont développé leurs activités économiques agricoles et artisanales.
    3. Ils se sont mis à cultiver leur terre, à construire des remparts, à planter des oliviers et à faire pousser la vigne…
  • La céramique, les techniques d’habitat et même la monnaie modifient les circuits économiques.
  • Plus préoccupant encore, les Marseillais perdent une partie de la supériorité militaire fondée sur des armes et des techniques de combat.
    1. Par les échanges et du fait de la proximité, les concurrents de Marseille comblent les écarts militaires et économiques.
    2. Au contact des Phocéens, les peuples voisins apprennent beaucoup et vite…

 

 

-100 / -1

Les Romains s’imposent.

La Provence devient Gallo-Romaine.

 

 

Rome sauve les comptoirs de Marseille

 

  • C’est à la demande des Marseillais que les soldats romains franchissent pour la première fois  les Alpes en 181 et une seconde fois en 154.
    1. Les Romains se montrent loyaux et reconnaissants et ils interviennent rapidement, efficacement et sans rien demander en échange.
  • Ces premières opérations se font contre les tribus ligures des Décéates et des Oxybiens qui menacent directement Nice / Nikaia et Antibes / Antipolis, les comptoirs marseillais.
  • Depuis leurs bases autour de Valbonne, les Ligures ne cessent de contrarier les échanges et multiplient les agressions contre les colonies phocéennes elles-mêmes.

 

Rome sauve Marseille

 

  • En 125, les choses sont nettement plus graves puisque la coalition de Salyens, d’Allobroges, de Voconces et de Ligures menace directement Marseille.

 

Les Romains mettent les moyens

 

  • Les Romains mobilisent 2 légions sous la conduite d’un consul.
  • Le corps expéditionnaire romain agit toujours avec loyauté vis-à-vis de cet allié historique puissant mais cette fois ils ont un autre objectif en tête : celui d’aller pacifier l’Espagne.
  • Entre 125 et 121, les Romains battent tous les adversaires coalisés de Marseille.
  • Les Romains sont décidés à bien finir leur mission. Ils détruisent totalement le foyer d’Entremont.
  • C’est alors que Sextius Calvinus fonde, en 122, Aquae Sextiae Salluviorum.
    1. Aquae Sextiae / Aix naît d’abord sous la forme d’une garnison permanente avant de devenir une cité.

 

Premiers bastions romains

 

 

Premières routes romaines et Narbonne éclipse Marseille

 

  • Dans le but de profiter des immenses ressources de la péninsule ibérique, les Romains tracent la Voie Domitia qui relie Turin à la péninsule ibérique en passant par la vallée de la Durance.
  • A partir de la victoire totale des Romains sur les Celto-Ligues, les choses s’accélèrent.
    1. Le consul Domitius Ahenobarbus commence au-delà du Rhône la construction de la voie Domitia qui porte son nom.
    2. Sur la route des Pyrénées et de l’Espagne, il fonde Narbo Martius (Narbonne) en 118.
    3. La nouvelle colonie de Narbonne occupe une position stratégique majeure compte-tenu des richesses de l’Espagne et de l’accès routier et fluvial à l’Atlantique qui permet de créer des lignes maritimes vers le Nord.
    4. Narbonne devient la place forte la plus importante de la Provincia Gallia Transalpina et le noyau d’un commerce prospère.

 

Marius sauve Marseille et Rome

 

  • Une nouvelle menace venue du Nord se présente avec l’arrivée des Cimbres et des Teutons.
  • Marius, génie de la stratégie et de la tactique militaire, l’inventeur de l’armée de métier romaine, le maître à penser des équipements, des plans de bataille et le chef respecté par ses hommes, déploie tout son talent pour stopper nette cette menace sur la Provence et à terme sur l’Italie.

 

 

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La Provence est Romaine. Début de l’âge d’or. Premiers Chrétiens ?

 

 

Les empereurs du Siècle

 

  • Auguste (-27, 14), Tibère (14, 37), Caligula (37, 41), Claude (41, 54), Néron (54, 68), Galba (68, 69), Othon (69, 69), Vitellius (69, 69), Titus (79, 81), Domitien (81, 96), Nerva (96, 98), Trajan (98, 117).
  • La Provence occupe un place de choix dans le monde romain. Les empereurs sont sensibles à deux de ses atouts :
    1. La Provence est un point de passage stratégique vers l’Espagne (lieu de richesses exceptionnelles), l’Aquitaine et le Nord des Gaules (Lyonnaise, Belgique, Germanie…).
    2. Une part importante des élites italiennes – non romaines est issue des Gaules : sénateurs, militaires… certains les appellent les « pieds-noirs romains » en référence à la France d’Afrique du Nord. Auguste, Tibère, Claude, Néron... ont des liens personnels étroits avec la Provence.

 

La Provence Romaine au 1er siècle

 

  • La Provence Romaine comprend une partie de la Narbonnaise, les Alpes Maritimes et les Alpes Cottiennes, soit un total de 18 ou 19 cités selon que Glanum est intégrée ou non au titre de Cité.
  • La province principale, la Narbonnaise, a été largement démembrée afin de répondre aux objectifs des Romains :
    1. Réduire l’influence de Marseille, la cité grecque qui avait choisi Pompée contre César.
    2. Donner le pouvoir à Narbonne, colonie idéalement placée sur l’axe majeur Italie-Espagne et sur l’accès à l‘Aquitaine.
    3. Réduire l’influence des Cavares et des Salyens ou Salluviens.
    4. Créer des colonies pour les soldats démobilisés après les campagnes militaires (ex. Orange – Arausio)
    5. Préparer les interfaces avec les Trois Gaules, provinces créées au Nord (Belgique, Lyonnaise et Aquitaine).
    6. Donner de l’autonomie aux Alpes Pennines, Alpes Cottiennes et Alpes Maritimes pour satisfaire des princes locaux.
  • De Massilia (Marseille) sont détachées trois cités.
    1. Arelate (Arles).
    2. Forum Julii (Fréjus)
    3. Antipolis (Antibes).
  • Le territoire des Cavares est partagé en cinq cités.
    1. Arausio (Orange).
    2. Avennio (Avignon).
    3. Carpentoracte (Carpentras).
    4. Cabellio (Cavaillon).
    5. Apta (Apt).
  • Le territoire des Salyens est coupé en quatre cités.
    1. Aquae Sextiae (Aix).
    2. Augusta Reiorum (Riez).
    3. Dinia (Digne).
    4. Glanum (St-Rémy) avec une interrogation sur le statut de cité de cette dernière.
  • Pourcentage unique dans le monde romain, 10 de ces 13 cités sont des Colonies (3 Colonies Romaines : Arles, Fréjus, Orange 7 Colonies Latines : Aix, Apt, Arles, Carpentras, Cavaillon, Digne, Riez).
  • Les Alpes Maritimes comptent 4 cités.
    1. Cemenelum (Cimiez).
    2. Vintium (Vence).
    3. Salinae (Castellane).
    4. Sanitium (Séez : actuellement en Savoie et composé de plusieurs hameaux, dépendants du bourg. Il y a Villard-Dessous, et Villard-Dessus,  sur la route du col du Petit-Saint-Bernard).
  • Les Alpes Cottiennes sont constituées de deux cités.
    1. Ebrodunum (Embrun).
    2. Brigantio (Briançon).
  • L’importance majeure des colonies dans la Provence actuelle est à rapprocher du fait que les Marseillais gardent un statut particulier, eu égard à leur passé de « plus vieux amis de Rome au-delà des Alpes ».
    1. Ainsi, à l’évidence, la Provence Romaine est la partie du Monde la plus proche du cœur de Rome.

 

Premiers monuments romains

 

 

Premières institutions romaines

 

 

100 / 200

Dans l’Empire, la Paix est émoussée mais pas en Provence.

 

 

  • Cette période considérée comme l’Âge d’Or de l’Empire, est une période de paix pour la Provence.
  • Au sein de l’Empire romain, la Provence n’est plus au centre des préoccupations du pouvoir qui est concentré sur les fronts du Danube et de l’Asie Mineure (Turquie actuelle).
  • La Provence se développe économiquement. La qualité de ses productions, agricoles notamment, est reconnue jusqu’à Rome.
  • La période est celle de la multiplication de villae qui mettent en valeur l’ensemble du territoire et plus seulement les cités.
    1. Avec les villae, un mode de vie se développe. Il se retrouvera bien plus tard dans les bastides marseillaises, les villages du Luberon et du Haut-Var…
    2. Les villae correspondent également à un modèle économique puissant et durable qui n’a été ébranlé qu’au 20e s. et qui pourrait bien réaffirmer toute sa légitimité dans un proche avenir…

 

 

200 / 300

Développement de la Provence Romaine Rurale.

 

 

  • L’Empire est très agité.
  • A Rome les empereurs se succèdent  avec des assassinats et des coups d’état quasi permanents.
  • Les frontières sont sous la menace permanentes de puissances grandissantes.
  • Les Gaules sont ainsi l’objet d’incursions fréquentes des Francs tandis que Wisigoths et Alamans se signalent plus fréquemment.
  • En accordant la citoyenneté romaine (212) à de larges populations, l’empereur Caracalla coupe l’un des moteurs de la dynamique interne de l’empire qui était fondé sur les honneurs et l’émulation.
  • Le Christianisme donne des signes de plus en plus nombreux de sa vitalité ce qui provoque des réactions d’une violence parfois inouïe.
    1. A cet égard, les conflits inter-religieux, notamment entre religions « orientales », sont la cause des persécutions.
    2. Les dénonciations sont particulièrement dévastatrices.

 

La Provence poursuit sur sa trajectoire de prospérité et de bonheur.

 

  • Finalement, on parle peu de la Provence au cours de ce siècle. Il ne s’y passe pas d’événement majeur.
  • La production agricole se développe. Les propriétés prennent toutefois davantage d’importance aux dépens des petits exploitants.
  • Les pressions de la fiscalité impériales commencent ici aussi à se faire ressentir.
  • Les incursions des Francs n’ont pas encore d’effet sur la Provence.

 

 

300 / 400

La Provence Romaine au sommet de la vie impériale.

Constantin et le Christianisme donnent un nouveau souffle.

 

 

  • Après le cataclysme du siècle précédent, le redressement de l’Empire est fortement engagé par Dioclétien et accompli par Constantin 1er.
  • Le rôle de Constantin est, à cet égard, considérable. A son bilan exceptionnel on ne peut qu’opposer celui dAuguste.
  • Constantin réorganise le pouvoir.
    1. Il pose des bases morales.
    2. Il redéfinit la stratégie et la tactique militaire avec un bilan militaire exceptionnel (aucune défaite et des victoires remarquables y compris contre des Romains possédant les mêmes armes, les mêmes formations…).
    3. Il donne aux femmes et aux enfants une place renforcée.
    4. Il redresse durablement l’économie et le système monétaire.
    5. Il  réorganise l’Empire et fonde Constantinople.
  • Constantin est à l’origine de la « naissance officielle du Christianisme » qui lui doit tellement qu’il est surprenant de voir la faible reconnaissance qui lui est donnée : la théologie, la liturgie, l’architecture, le rôle du pape, les dates clés (Pâques, Noël...), la prière (le Credo…), l’organisation (conciles…), le financement, la construction d’églises, le culte de la Terre Sainte, les symboles (la Croix et le Chrisme notamment)…

 

 

La Provence revient non seulement au centre de la vie de l’Empire mais même à son sommet avec Arles, ville impériale, ville capitale puisque l’empereur y vit.

 

  • La provence le doit à sa position stratégique loin des fronts dangereux, à la richesse de son territoire et à celle de ses hommes.
  • C’est, ici encore, l’empereur Constantin qui a la vision de ce rôle de la Provence en mettant tout en œuvre pour faire de la Provence ce phare du 4ème et du 5ème siècles.
    1. Constantin fait d’Arles la ville capitale en y établissant son domicile impérial. Ses descendants directs suivront son exemple.
    2. 314. Constantin réunit à Arles le 1er Concile significatif de l’histoire du Christianisme.
    3. Constantin fait d’Arles un sanctuaire où l’armement et les réserves monétaires peuvent être  entassés en toute sécurité.
    4. Avec toutes ces données, il est permis de se demander si la présence en Provence de Constantin n’est pas à rapprocher de celle des premiers Chrétiens : Marie-Madeleine, Marthe, Lazare, Maximin, les Saintes-Maries… sans parler de l’épouse de Ponce Pilate et des soldats provençaux si nombreux en Terre Sainte ? La présence de Constantin à proximité des Saintes-Maries-de-la-Mer, de Tarascon, de Marseille, de la Sainte-Baume est-elle fortuite ?  Comment ne pas penser aux saintes reliques de Cavaillon, Carpentras, Apt… Comment ne pas d’étonner de la densité  et de la qualité des représentants provençaux au concile d’Arles ? Comment ne pas s’interroger sur la genèse du Christianisme en Provence ? Le fait que Constantin ait si puissamment donné naissance au Christianisme officiel en 312 invite à regarder plus attentivement ce qui s’est passé avant cette date en Provence : le culte de Marie à Marseille qui pourrait dater de la période où la Vierge Marie était encore vivante à Ephèse, les « petits » signes de la Villa Taurentum de St-Cyr-sur-Mer, les premiers sarcophages chrétiens avec leurs signes sculptés discrètement puis de plus en plus clairement…

 

 

400 / 500

Le monde romain  s’effondre.

La Provence Romaine vit un siècle d’Or culturel et chrétien.

 

 

  • Le siècle est agité et voit la chute de l’Empire romain.
  • La Provence entre partiellement dans la tourmente en changeant de tutelle avec les Wisigoths qui remplacent les Romains.
  • Pourtant, ce siècle est un véritable siècle d’Or pour la Provence, et pour Marseille en particulier.
    1. La Provence est, en effet, à une certaine distance des champs de bataille les plus terribles.
    2. La Provence apparaît comme un foyer de tranquillité où apparaissent et s’expriment les esprits les plus brillants du siècle.

 

Le Christianisme est étroitement lié à ce nouveau rayonnement de la Provence qui éclaire la Méditerranée et l’Europe.

 

  • Les grands fondateurs du Christianisme post-Constantin, à l’exception de saint Martin sont à Cannes -Lérins, Marseille -Saint-Victor, Arles, Nice...
    1. Le Pôle de Lérins, à Cannes, créé par saint Honorat forme une génération de grands évêques et de théologiens.
    2. L’abbaye Saint-Victor de Marseille, avec saint Cassien, ses disciples et l’immense évêque Proculus qui a fait venir Cassien est en relation avec saint Jérôme et saint Augustin sur les grandes questions de théologie. Salvien venu du nord se distingue par la puissance et la fulgurance de ses positions d’une pertinence pour notre monde contemporain tout à fait impressionnante…
    3. Les premiers édifices chrétiens importants apparaissent sur le territoire provençal : Saint-Victor de Marseille, Sainte-Marie Majeure, la cathédrale de Marseille dont nous commençons à connaître un peu les contours, les Alyscamps d’Arles deviennent les « Champs Elysées de la Chrétienté »…
  • L’art paléochrétien connaît ses expressions sous forme d’édifices (églises, chapelles, monastères…) et surtout de sarcophages dont la Provence peut s’honorer de la qualité de ses collections conservées dans ses musées et ses lieux de culte.
  • Le siècle fait éclore des personnalités comme celle de Dardanus, brillant chef de guerre qui participe à la victoire sur les Huns avant de se retirer avec ses proches dans la montagne à Saint-Geniez-de-Dromon (04) pour y fonder sa Théopolis (Cité de Dieu).

 

 

 

 

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