Légions Romaines dans les Gaules


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Légions Romaines dans les Gaules et en Provence


  • Le mot legio est issu du verbe legere (lever une troupe).
  • Unité de base de l’armée romaine, la vie des Légions s’étend sur 12 siècles ( de 753 av. J.-. à 476 ap. J.-C.).
  • Les autres unités militaires romaines sont les auxiliaires, les cohortes prétoriennes, les cohortes urbaines, la marine romaine.
  • La Légion Romaine est considérée dans toutes les écoles militaires du Monde comme un modèle de référence pour son efficacité et son adaptabilité.
    1. La constitution, la taille, la composition, l’organisation, les armements actifs et passifs, les schémas stratégiques et tactiques, les mouvements, les ingénieurs, les médecins… ont été pensés et adaptés aux contraintes et aux opportunités d’époques, de terrains et d’adversaires.
  • Le qualificatif Invictus a souvent été associé à la Légion Romaine.
    1. Cicéron parle d’invictus armis, invincible dans le combat.
    2. Tite-Live parle d’invictus a civibus animus, âme qui sait résister aux citoyens.
    3. Ovide parle d’invictus ad vulnera, invulnérable.

 

Histoire  des Légions Romaines : les grandes dates


 

  • 753 av. J.-C. Romulus crée la Légion dès la Fondation de Rome.
  • 476. Les Légions disparaissent avec la Chute de l’Empire Romain.

 

Repères du nombre de Légions et des effectifs
  • Temps ordinaire de la République. 4 Légions Romaines + 4 Légions alliées.
  • 218 av. J.-C. 6 Légions au début de la Guerre Punique.
  • 211 av. J.-C. 23 Légions.
  • 50 av. J.-C. Jules César mobilise 11 Légions pour la Guerre des Gaules.
  • 31 av. J.-C. Guerre Civile. 40 – 45 Légions pour Octave Auguste et 31 pour Marc Antoine. Les Légions ont un effectif de 6 000 hommes.
  • 23. L’empereur Tibère aligne 30 Légions de 7 000 hommes. Environ 210 000 hommes.
  • 98. L’empereur Trajan mobilise 40 Légions de 7 000 hommes. Environ 280 000 hommes.
  • 180. L’empereur Marc-Aurèle dispose de 40 Légions de 6 000 hommes.  Environ 240 000 hommes.
  • Fin 3e s. Les armées de Dioclétien ont des effectifs considérables. Source Jean Le Lydien.
    1. Armée de Terre. 389 704 hommes.
    2. Marine de guerre. 45 562 hommes.
    3. Total. 435 236 hommes.

 

 

Les plus grands généraux et commandants historiques des Légions Romaines

  • Romulus. Le fondateur.
  • Scipion l’Africain.
    1. Le vainqueur d’Hannibal fait entrer Rome dans l’Histoire.
  • Caius Marius.
    1. Organisateur. Patient. Obstiné. Aimé des hommes… Marius est un grand stratège dévoué à Rome.
  • Sylla.
    1. Brillant, cruel, aristocrate… l’ancien lieutenant de Marius devenu son adversaire le plus implacable, Sylla est en quelque sorte le contre point de Marius mais dans l’excellence du commandement.
  • Pompée le Grand.
    1. Le profil de « Meilleur Major de Promotion de Saint-Cyr » se vérifie dans la vie et sur le terrain mais il sera dominé par César qui est plus déterminé… Pompée est un peu resté sur sa réserve…
  • Jules César.
    1. Considéré par Napoléon Bonaparte comme une référence absolue, Jules César n’est pas vraiment un général de champ de bataille.
    2. César est exceptionnel par sa vitesse de mouvement, sa détermination, ses anticipations et sa capacité à étouffer ses adversaires dans des sièges et des accords d’alliance.

 

 

  • Auguste.
    1. C’est en tant qu’exceptionnel chef des armées qu’Auguste, le premier empereur est cité ici.
    2. Auguste n’est pas un général de mouvement, ni un meneur d’hommes mais il a admirablement pensé le système militaire en sachant s’appuyer sur des hommes de talents notamment Agrippa.
  • Germanicus.
    1. Ce général jouissait de l’image du Général et de l’Homme idéal dans l’Empire. Tibère a veillé à y mettre bonne fin…
  • Trajan.
    1. Avec Constantin 1er, Trajan mérite probablement le titre de plus grand chef de guerre.
  • Marc Aurèle.
    1. L’Empereur intellectuel et philosophe devient un général à plein temps malgré lui et il est brille par ses résultats…
  • Aurélien.
    1. Aurélien réunifie l’Empire romain, perpétue l’œuvre de consolidation de l’Empire face aux barbares et entame des réformes religieuses et monétaires.
  • Constantin.
    1. Le dernier et, probablement, le plus grand dans tous aspects stratégiques et tactiques et par son incroyable bilan sans défaite y compris lors de guerres civiles contres des adversaires Romains plus nombreux, plus puissants disposant des mêmes formations, des mêmes armes…
    2. Son respect des hommes, y compris des adversaires, est tout à fait exceptionnel. Il n’inspire aucune haine de ceux qu’il a vaincus.

 

Les plus mauvais généraux et commandants historiques des Légions Romaines

  • Varus. L’homme qui a perdu ses légions dans les forêts allemandes…

 

Légions Romaines de l’époque monarchique


 

  • Romulus aurait créé la légion romaine en prenant comme modèle la phalange grecque.
    1. La population apte aux armes; de 17 à 46 ans, et pouvant payer le coût de leur armement est partagée en contingents militaires nommés Légions.
    2. Chaque Légion comprend 3 000 fantassins (pedites) et 300 cavaliers (equites).
      1. Une seconde Légion est formée par Romulus après l’union aux Sabins : 6 000 fantassins et 600 cavaliers.
      2. Romulus aurait constitué une garde personnelle de 300 cavaliers appelés celeres, corps qui aurait été supprimé par Numa Pompilius.
    3. 3 tribus fournissent chacune 1 000 fantassins et 100 cavaliers. Chacune est commandée par un tribun et un tribun celeres pour la cavalerie.
      1. Les Ramnes liés à Romulus.
      2. Les Tities de Titus Tatius.
      3. Les Luceres.
    4. Au combat, la Légion s’organise en 3 lignes selon le schéma des phalanges, sous le commandement du roi.
    5. L’armement et la façon de combattre sont inspirées par la culture de Villanova des Etrusques.
      1. Armes en bronze, rarement en fer : épées (33 à 56 cm), haches, lances, javelots.
      2. Les plus riches portent casque et cuirasse, les autres portent une protection au niveau du coeur.
      3. Boucliers entre 50 cm et 97 cm, le plus souvent ronds, clipeus,
    6. Le Roi a le devoir de dissoudre l’armée à la fin de la campagne.
  • Tarquin l’ancien, 5ème roi de Rome, réforme la classe des cavaliers.
    1. 1 800 cavaliers.
    2. Toge prétexte portée par les fils de cavaliers
  • Servius Tullius, 6ème roi de Rome engage une réforme monétaire.
    1. Le population romaine est divisée en 5 classes (6 selon certaines sources).
    2. Chaque classe est divisée en 3 catégories : seniores (plus de 46 ans) – iuniores (17-46 ans) – pueri (moins de 17 ans).
      1. La 1ère classe de 80 centuries d’infanterie, est composée des plus riches (plus de 100 000 as) qui peuvent acheter le meilleur équipement.
        1. 18 centuries d’equites complètent leur organisation.
    3.  2 légions sont formées : l’une pour défendre la ville de Rome, l’autre pour agir à l’extérieur.
      1. Total de 193 centuries.
  • Le recrutement des armées monarchiques se fait par tirage au sort.

 

Légions Romaines de la République


 

  • 3e s. av. J.-C. Les Guerres Puniques (contre Carthage) entraînent d’importants changements :
    1. Réorganisation de l’armée en manipules.
      1. 30 maniplules et 4 200 hommes par Légion.
      2. 2 centuries par manipules.
      3. 60 à 80 hommes par centurie.
      4. 3 rangs de Légionnaires :
        1. 1er rang, les hastati. 1200 plus jeunes qui encaissent le choc.
        2. 2ème rang, les principes ; 1200 d’âge mûr.
        3. 3ème rang, les triarii, 600 plus âgés.
      5. Les 1 200 Vélites, infanterie légère, se placent entre les rangs ou au-devant, ils sont plus pauvres.
      6. Une unité de cavalerie de 10 turmes de 3 décuries soit 300 cavaliers.
      7. Les Légions de socii, alliés, comptent 30 turmes, soit 900 cavaliers.
        1. 20% de l’infanterie et 33% de la cavalerie alliées forment les Extraordinarii, réserve spéciale placée sous le commandement direct des Consuls.

 

© claudiozacc – Fotolia.com.

  • 2e s. et 1e s. av. J.-C. Grande réforme de Caius Marius qui crée une armée de métier.
    1. Les campagnes militaires sont plus longues et plus lointaines alors que le nombre de petits propriétaires est réduit.
    2. Légion d’environ 6 000 hommes composée de 10 cohortes de 3 manipules et de 2 centuries de 100 hommes par manipule.
      1. Des pauvres sont recrutés. Il reçoivent une solde.
      2. Le recrutement sera désormais plus diversifié géographiquement.
    3. Maintien du principe de 3 rangs : triarii, principes, hastati.
    4. Renforcement par des troupes légères.
      1. Antesignani.
      2. Speculatores ou Exploratores : éclaireurs.
  • Aucun Légionnaire ne paye son équipement qui est fourni par le Consul qui lève la Légion.
  • Standardisation de l’équipement. qui est le même pour les 3 rangs.
  • L’âge n’est plus un élément pris en compte dans l’organisation.
  • Effectifs des Légions sous la République.
    1. 2 Légions sous les ordres de chaque consul soit 4 Légions. 22 000 hommes.
      1. S’y ajoutent les soldats fournis par les peuples alliés soit 5 200 fantassins et 300 cavaliers : 32 000 hommes.
    2. Une cinquantaine de légions pendant les Guerres Civiles.

 

Légions Romaines de l’Empire


 

Soldats Romains © istockphoto.com

 

Haut-Empire
  • Auguste limite à 28 le nombre des Légions. Au 3e s. le chiffre de 33 Légions semble établi.
  • Les effectifs totaux tournent entre 165 000 et 198 000 hommes, sous Septime-Sévère.
  • 33 Légions très largement positionnées sur les frontières (limes).
    1. Seulement 2 Légions en réserves stratégiques de l’Empire.
      1. Legio VII Gemina, en Tarraconaise,  et Legio II Parthica, en Italie, à Albe.
  • La Légion comporte 10 cohortes de 3 manipules (triarii, principes, hastati) de 2 centuries de 60 à 80 hommes.
    1. Vespasien double l’effectif de la 1ère cohorte.
    2. Plusieurs corps sont intégrés à La Légion : antesignani, lanciarii, speculatores, exploratores, singulares, cavalerie.

 

Constantin 1er © Kevin Arneth – Fotolia.com

 

Bas-Empire
  • L’efficacité des Légions est sérieusement mise à l’épreuve.
    1. Les frontières de l’Empire sont longues.
    2. Les conflits se multiplient simultanément en de nombreux points des frontières.
    3. Les ennemis sont plus mobiles, plus fuyants, ils pratiquent des guérillas.
    4. Ces ennemis multiples connaissent de mieux en mieux le fonctionnement des Légions, leurs forces et leurs faiblesses…
    5. La Légion de 4 500 à 6 000 hommes est devenue  trop lourde, trop lente, les contraintes de logistique handicapent leur mobilité.
    6. Lorsque le rideau frontalier (limes) était franchi plus aucune force pouvait arrêter les Barbares…
    7. L’inflation, les problèmes économiques, la lenteur des communications achevaient de paralyser le système militaire des Romains.
  • Si Dioclétien rétablit l’ordre militaire et l’ensemble de l’Empire, c’est Constantin qui conçoit et met en place les changements les plus fondamentaux.
    1. Constantin est un organisateur, un stratège, un chef, un combattant hors norme.
      1. Constantin crée une exceptionnelle armée de manoeuvre puissante et victorieuse : le comitatensis.
      2. Les équilibres entre le frontières et les armées de soutien sont inversés.
      3. Des places fortes sont établies en soutien financier et logistique.
        1. Des Légions de moindre valeur sont placées aux frontières de l’Empire, les Limitanei.
      4. Les effectifs des Légions sont changeants.
        1. L’important nombre de Légions, 174, la plupart sans effectifs importants exprime le changement.
        2. Dans une certaine mesure, le Légion n’est plus l’unité de base de l’armée romaine.

 

Equipements des Légionnaire romains


 

  • La notion d’uniforme semble peu pertinente pour décrire les équipements des Légions romaines.
    1. A partir de Caius Marius, l’équipement est fourni et il tend vers l’uniforme sans que la notion d’uniforme ne devienne explicite

 

« Casque Gaulois » de centurion romain © Dario Bajurin. Fotolia.com – Sandale © Verlinden

 

  • Casques.
    1. Voir article Casques Romains.
    2. Plusieurs attributs sont propres aux casques romains.
      1. Couvre-nuques afin de parer la grande majorité des coups majeurs.
      2. Couvre-joues rehaussés sur l’arrière afin de parer les coups visant la jugulaire.
      3. Oreilles et yeux bien dégagés afin d’entendre les ordres et de se positionner au mieux par rapport aux autres soldats romains et aux adversaires (vision panoramique).
        1. Le soldat romain peut boire et manger sans enlever son casque.
      4. Renfort métallique au-dessus des yeux de 1 à 3 cm de métal plein.
        1. Bonne protection du visage par rapport à un coup direct.
        2. Multiplier la puissance des coups de tête.
    3. Au 4e s. les casques connaissent une évolution importante.
  • Armure.
    1. 2 types de cuirasses : squamata, à écailles, et segmentata, segmentée.
    2. Une ceinture de force, fascia ventralis, a pour fonction de maintenir les reins lorsqu’il faut porter une charge lourde.
    3. Un foulard protège du cisaillement de l’armure sur le cou.
  • Bouclier.
    1. Le scutum est en forme de tuile avec 3 épaisseurs de bois lamelé-collé, recouvert de lin collé à partir de colles animales (boeuf ou poisson).
      1. L’ensemble est cerclé de cuir cousu dans le bois et le lin.
      2. Poignée horizontale au centre du bouclier avec une protection par un bombement métallique.
      3. A l’intérieur du bouclier, on peut trouver le nom du légionnaire, les numéros de la cohorte et de la Légion.
      4. A noter que l’usage du bouclier est essentiellement offensif.
        1. Le soldat romain utilise son bouclier pour frapper et tenir à distance.
      5. Une housse de cuir et des bretelles en laine permettent au légionnaire de porter son bouclier comme un sac à dos.
      6. Le légionnaire peut porter ses bagages, sarcinae, sur une fourche en bois, la fourca.
  • Glaive, gladius. 70 cm de long dont 50 cm de lame fine.
    1. Le légionnaire donne des coups d’estoc pas de taille.
    2. Porté du côté droit afin de maintenir la ligne de bataille sans blesser un autre légionnaire en dégainant.
      1. Les officiers portent le glaive à gauche.
    3. L’objectif est de piquer l’adversaire sur une longueur de 4 doigts pour provoquer une blessure mortelle.
  • Poignard ou pugio. Considéré comme une arme d’apparat.
    1. Les soldats le portent côté gauche, les officiers du côté droit.
  • Javelot lourd, pilum. Il est parfois doté de poids en plomb afin d’accroître la force de l’impact.
    1. Au 4e s. la lance remplace le javelot.
  • Tunique ou tunica. Grand vêtement ample.
  • Un manteau, la paemula, ou un grand rectangle de tissu, le sagum, en laine bouillie, imperméable  protègent de la pluie et du froid.
  • Les jambes sont protégées par des bandes mulletières, fasciae crurales, utiles contre les piqûres de végétaux et d’animaux ou insectes.
    1. Des jambières, les ocreae, protègent le tibia qui n’est pas couvert par le bouclier.
  • Chaussures, cloutées afin d’avoir la meilleure stabilité au sol lors des chocs avec les ennemis, et chaussettes.
    1. Le légionnaire porte des chaussures de cuir ouvertes, les caligae (à l’origine du nom de l’empereur Caligula, qui enfant portait ces chaussures dans les camps de son père Germanicus).
    2. Des chaussures fermes, calcei,
    3. Chaussettes en laine afin d’éviter les frottements.

 

Légions en déplacements


 

  • La mobilité est la qualité première des légions romaines.
    1. Il faudra attendre la fin du 18e s. pour voir les armées révolutionnaires et napoléoniennes améliorer la mobilité.
    2. La mobilité permet d’obtenir la supériorité numérique.
  • Les légionnaires marchent par cycles de 50 mn d’effort et de 10 mn de récupération.
    1. La cadence normale est de 5 km en 50 minutes pendant 5 à 7 heures par jour.
    2. La cadence accélérée est de 7,2 km en 50 mn jusqu’à 9 heures par jour.
    3. La vitesse des bagages réduit la vitesse normale de 1/3.
    4. Un entraînement, ambulatura, au moins 3 fois par mois, à date fixe, quel que soit la météo, permet de tenir ces performances.
    5. L’équipement règlementaire peut aller jusqu’à 40 kilogrammes…
  • Chaque soir, un camp fortifié est construit.

 

Liste des Légions Romaines


 

Légions de la République
  • Legio X Equestri / Legio X (Jules César) / Legio X Veneria.
  • Legio XII Victrix /Antiqua/Culminata/Fulminata/ Certa Constans/Galliena.
Légions du Haut-Empire
  • Legio I Adiutrix. Création 68 (Néron). Renommée Pia Fidelis par Trajan.
  • Legio I Armeniaca. Création 3 e s. Bas-Empire.
  • Legio 1 Flavia Constantia. Création Constance II ? Bas Empire.
  • Legio I Flavia Gallicana Constancia. Stationnée en Gaule. Garde les côtes de l’Armorique.
  • Legio I Flavia Martis. Bas Empire. Cantonnée en Gaule.
  • Legio I Flavia Pacis. Créée par Constantin. Bas Empire.
  • Legio I Germanica. . Créée par J. César.
  • Legio I Illyricorum. Créée par Aurélien. Composée de Légionnaires du Danube. Cantonnée à Palmyre.
  • Legio I Iova.Créée par Dioclétien.
  • Legio I Isaura Sagitarla. Crée par Probus ? Corps d’archers.
  • Legio I Italica. Créée par Néron pour une campagne en Arménie.
  • Legio I IuIa Alpina. Bas Empire.
  • Legio I Macria Liberatrix. 68. Création par le Gouverneur Claudius Macer, rebelle à Rome, pour évincer Néron. Dissoute, recréée par Vitellius et dissoute par Vespasien.
  • Legio I Martia.
  • Legio I Maximiana. Créée sous Dioclétien en Egypte. A Andrinople (378), défaite et mort de Valens devant les Goths.
  • Legio I Minervia. Créée par Domitien selon Dion Cassius. Germanie.
  • Legio I Nuricorum. Créée par Dioclétien.
  • Legio I Parthica. 197. Création par Septime Sévère. Armée d’Orient.
  • Legio 1 Pontica. Créée par Dioclétien. Asie Mineure.
  • Legio II Adiutrix. Créée par Mucianus pour Vespasien pas encore empereur.
  • Legio II Armeniaca. Bas Empire. « Arménienne ».
  • Legio II Augusta. Créée par le consul Vibius Pansa pour Octave contre Marc Antoine.
  • Legio II Brittanica. Iles britanniques.
  • Legio II Flavia Constantia. Créée par Dioclétien pour l’Egypte.
  • Legio II Flavia Virtutis. Crée par Constance II.
  • Legio II Gallica. Probablement formée par Jules César et dissoute par Auguste.
    1. Liée aux colons d’Orange/Arausio.
  • Legio II Hercula. Créée par Dioclétien.
  • Legion II Isaurica. Créée par Probus.
  • Legio II Italica Pia. Crée par Marc Aurèle et Lucius Verus.
  • Legio II Primigenia
  • Legio II Parthica. Créée par Septime-Sévère en 197. 1ère légion impériale stationnée en Italie et servant de réserve. Dissoute par Constantin.
  • Legio II Traiana Fortis. Créée par Trajan en 105.
  • Legio III Augusta. Vraisemblablement créée par Gaius Vibius Pansa et par Octave-Auguste en 43 av. J.-C.
  • Legio III Cyrenaica. Probablement créée par Lépide ou Antoine. Positionnée en Egypte, puis en Arabie.
  • Legio III Diocletiana. Créée par Dioclétien pour l’Egypte.
  • Legio III Gallica. Créée en 48 av. J.-C. par Jules César. Formée d’hommes du nord de l’Italie et du sud des Gaules.
    1. Légion faisant partie des troupes prêtées par Rome à Hérode de Judée afin de reconquérir son « royaume ».
    2. Pline le Jeune fut l’un des tribuns militaires de cette légion.
    3. Réformée par Sévère Alexandre, la Légion est envoyée dans les Gaules puis en Syrie.
  • Legio III Herculia. Crée par Dioclétien. Qualifiée de double de la III Italica avec laquelle elle se déplace.
  • Legio III Isaura. Créée sous le Bas Empire.
  • Legio III Italica / Concordia. Créée par Marc Aurèle en même temps que la II Italica.
  • Legio III Iula Alpina. Bas Empire.
  • Legio III Parthica. Créée en 197 par Septime Sévère en même temps que la I et la II Partica.
  • Legio IV Flavia Felix. Issue de la dissolution de III Macedonia voulue par Vespasien en 70.
  • Legio IV Martia. Créée par Aurélien. Stationnée en Jordanie.
  • Legio IV Parthica. Créée par Dioclétien, Sécurise la Mésopotamie.
  • Legio IV Macedonica
  • Legio IV Scythica
  • Legio V Alaudæ. Créée par Jules César en Gaule Transalpine v. 52 av. J.-C.
    1. Jules César paye le solde des soldats sur sa propre bourse, du moins dans un premier temps.
    2. Composée de non-citoyens et 1er corps de légionnaires recrutés dans une province (certains historiens en font des auxiliaires).
    3. La légion porte un nom mais pas de numéro, le chiffre lui a probablement été donné au début de la Guerre Civile contre Pompée.
    4. Son nom viendrait du fait que ses soldats gaulois avaient coutume de porter des ailes d’alouettes sur leurs casques.
    5. Le symbole de l’éléphant sur les étendards vient de la bataille de Thapsus en Tunisie.
    6. La Légion s’illustre en Lusitanie et en Gaule-Belgique.
    7. Placée sous le commandement du remarquable général Corbulon, sous Néron, la Légion est engagée en Germanie.
    8. v. 80. Disparition.
  • Legio V Jova. Créée par Dioclétien
  • Legio V Parthica. Créée par Dioclétien. Exterminée avec 5 autres légions dans un combat contre les Perses et jamais reconstituée.
  • Legio V Macedonica. Probablement créée par le Consul Pansa, ancien officier de Jules César, et par Octave.
    1. Engagée dans Guerre de Judée sous Vespasien et Titus.
    2. Le futur empereur Hadrien servit dans ses rangs.
  • Legio VI Gallicana. Des doutes existent quant à son existence, seule une citation de la Vie d’Aurélien la mentionne.
  • Legio VI Herculia. Créée par Dioclétien.
  • Legio VI Hispana. Probablement créée par Galba, mais certains auteurs l’attribuent à Septime sévère ou à Caracalla.
  • Legio VI Ferrata. Créée par Jules César en 52 av. J.-C.
    1. Sa 1ère action est à Alésia contre Vercingétorix.
    2. Fortement engagée aux côtés de Jules César.
    3. César envie ses vétérans fonder une colonie à Arles.
    4. Présente en Judée et à Ptolémaïs/ Acre.
    5. Histoire riche jusqu’à l’anéantissement par les Perses en 260 (défaite de Valérien).
  • Legio VI Vitrix. Créée par Octave-Auguste en 41 av. J.-C.
    1. Sœur jumelle de la VI Ferrata.
  • Legio VII Claudia Pia Fidelis.
    1. L’une des plus anciennes légions de Rome.
    2. 57 av. J.-C. Jules César la mentionne dans la bataille contre les Nerviens.
  • Legio VII Gemina. Créée par Galba.
    1. Le futur Empereur  et brillant général Trajan en fut le commandant.
  • Legio VIII Augusta. L’une des plus anciennes légions.
    1. 58 av. J.-C. Avec Jules César qui se rend dans les Gaules.
    2. Jusqu’au 4e s. Engagée sur le Rhin, en Côte d’Or, à Lyon
  • Legio VIII Hispana ou Legio IX Macedonica / Triumphatrix
    1. L’une des plus anciennes Légions.
    2. Probablement crée par Jules César pour la Guerre des Gaules.
    3. Sa disparition est relatée par des livres et films de fiction : « L’Aigle de la Neuvième Légion » (1954) porté à l’écran par Kevin Macdonald et le film Centurion (2010).
  • Legio X Fretensis. Créée par Octave-Auguste afin de combattre Sextius Pompée en Sicile.
    1. Ne pas confondre avec la X, légion favorite de César.
    2. Armée d’Orient : Syrie, Arménie, Judée, Césarée, Siège de Jérusalem (Titus), Massada (73)…
  • Legio X Gemina.
    1. Considérée comme l’une des légions favorites de Jules César.qui la crée et participe à toutes las batailles importantes des Gaules.
    2. Ses vétérans reçoivent des terres à Narbo Martius / Natrbonne.
  • Legio XI Claudia / Claudia Pia Fidelis. 
    1. Créée par Jules César pour combattre les Helvètes en 58 av. J.-C
    2. Présente à Alésia et à Actium.
  • Legio XII Fulminata / Victrix / Antiqua / Certa Constans / Galliena
    1. Créée comme la XI par Jules César contre les Helvètes.
    2. Participe aux sièges de Bourges et d’Alésia et de à la prise de Lutèce.
    3. Auguste l’envoie en Syrie sous les ordres du général Corbulon.
  • Legio XIII Gemina.
    1. Créée par Jules César en 57 av. J.-C. pour l’attaque contre les Belges.
    2. Participe aux sièges de Gergovie et d’Alésia.
    3. Aux côtés de César lorsqu’il  franchit le Rubicon.
  • Legio XIV Gemina Martia Victrix.
    1. Jules César ou Octave-Auguste seraient à son origine.
    2. 21. Envoyée dans les Gaules combattre la rébellion de Julius Florus et de Julius Sacrovir.
  • Legio XV Apollinaris
  • Legio XV Primigenia. Créée en 39 par Calligula pour ses campagnes de Germanie.
  • Legio XVI Flavia Firma. Créée par Vespasien avec les restes de la XVI Gallica.
    1. Ses soldats venaient de l’Ouest et surtout des Gaules.
  • Legio XVI Gallica. Créée par Octave-Auguste contre Sextus Pompée.
    1. Présence en Gaule Belgique et en Germanie.
  • Legio XVII .
    1. Probablement créée par Octave contre Sextus Pompée.
    2. Une des 3 légions anéanties lors du désastre de Varus en Germanie, à la bataille de Teutoburg.
  • Legio XVIII. Même origine et destin funeste que la Legio XVII et la Legio XIX.
  • Legio XIX. Même origine et destin funeste que la Legio XVII et la Legio XVIII.
  • Legio XX Valeria / Valeria Victrix. Probablement créée par Auguste avec des éléments issus d’autres légions.
  • Legio XXI Rapax. Probablement fondée par Octave -Auguste en 31 av. J.-C.
  • Legio XXII Deiotariana. Présente dans l’armée de César qui bat Pharnace, roi du Pont et qui lui fit dire Veni, Vidi, Vixii (Je suis Venu, j’ai Vu, j’ai Vaincu).
    1. Envoyée en Egypte, en Arabie et dans l’armée d’Orient.
  • Legio XXII Primigenia.
    1. Créée par Caligula contre les Germains.
  • Legio XXII. ?.
    1. Jumelle de la Primigenia créée par Caligula contre les Germains.
    2. Soldats majoritairement italiens.
  • Legio XXX Ulpia Victrix / Pia Fidelis. Créée par Trajan contre les Daces.
    1. Quelques unités envoyées à Lyon et dans les Gaules.

 

Légions Romaines et Provence


 

  • Alliés des Romains depuis toujours les Marseillais (Masssalia) apportent à plusieurs reprises des soutiens au pouvoir et aux armées romaines.
    1. Appuis financiers. Paiement de dettes.
    2. Appuis logistiques.
    3. Alliances. Renseignements.
    4. Cette alliance culmine avec les Guerres Puniques contre Carthage.
  • A partir du 2e s. les rapports s’inversent et les Légions Romaines de la République interviennent en Provence pour aider les Marseillais contre leurs voisins celtes et celto-ligures.
  • Pour la Guerre des Gaules, Jules César recrute des soldats en Provence, il inflige une sévère défaite à Massalia alliée à Pompée et développe des réseaux avec plusieurs pôles provençaux : Arles, Aix, Cavaillon, Fréjus, Orange, Nice-Cimiez, Vaison…
  • Les armées de l’Empire recrutent des soldats Provençaux, les chefs, y compris les Empereurs, développent des réseaux et s’entourent d’officiers originaires de la Provence.
  • On trouve des soldats et des officiers originaires de la Provence dans les Armées d’Egypte, de Syrie, du Moyen-Orient, de Germanie…

 

Légions Romaines et Gaules


 

Parmi les Légions Romaines, plusieurs ont tissé des liens étroits avec la Provence et les Gaules
  • Legio X Equestri / Legio X (Jules César) / Legio X Veneria. Légion favorite de Jules César pendant la Guerre des Gaules. Siège de Marseille.
  • Legio XII Victrix /Antiqua/Culminata/Fulminata/ Certa Constans/Galliena. Guerre des Gaules et Syrie.

 

  • Legio I Adiutrix. Présence dans les Gaules.
  • Legio I Germanica (70). Présence en Orient.
  • Legio I Italica. Présence dans les Gaules.
  • Legio I Parthica
  • Legio II Adiutrix. C. Marius.
  • Legio II Augusta
  • Legio II Gallica. Liée à Orange.
  • Legio II Parthica. Présence en Egypte et en Judée.
  • Legio II Traiana Fortis. Présence dans les Gaules et en Egypte.
  • Legio III Cyrenaica
  • Legio III Gallica
  • Legio IV Scythica. Présente en Syrie.
  • Legio V Alaudæ
  • Legio VI Ferrata. Présente en Syrie.
  • Legio VI Victrix
  • Legio VII Claudia
  • Legio VIII Augusta
  • Legio IX Hispana / Macedonica / Triumphatrix
  • Legio X Fretensis. Présente en Galilée.
  • Legio X Gemina
  • Legio XII Fulminata / Victrix / Antiqua / Certa Constans / Galliena
  • Legio XIII Gemina
  • Legio XIV Gemina Martia Victrix
  • Legio XV Apollinaris
  • Legio XVI Gallica

 

Livres liés à Légion Romaines


 

Les Légions Romaines. L’armement à travers mille ans d’histoire. Silvano Mattesini. Editions Gremese. 2006.

 

Armées Romaines sous le Haut-Empire. Yann Le Bohec 2018. Editions A&J Picard.

 

Armées Romaines sous le Bas-Empire. Yann Le Bohec. 2006. Editions A&J Picard.

 

Pour en savoir plus sur les Légions romaines


 

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