Arles. Les Alyscamps. © Verlinden

 

 

Provence 7

Histoire d’Arles


 

 

 

 

 

Les Alyscamps : un très haut lieu de l’histoire de France

 

 

 

 

Histoire Antique d’Arles

 

 

  • Mythe d’Hercule.
    1. Arles s’inscrit dans l’épopée d’Hercule qui se situe sur la Voie Lactée ou Voie d’Hercule à l’origines des Voies Domitienne et Aurélienne.
  • v. 800 av. J.-C.. Les Ligures occupent la région rhodanienne et provençale.
    1. Les Celtes, venus du Nord, commencent à arriver dans la région donnant le nom de celto-ligure aux habitants du territoire.
    2. La population indigène fait partie des Nearchi, peuple établi sur une partie de la Crau et des Alpilles.
    3. Les Nearchi échangent avec les navigateurs puniques et étrusques et de plus en plus avec les Grecs.
    4. Des sondages, notamment sur le site de l’hôpital Van-Gogh attestent l’existence d’une occupation sur  l’îlot rocheux d’Arles à la fin du 7e s. av. J.-C. et au début du 6e s. av. J.-C.
  • v. 625 av. J.-C.  Premières traces d’occupation humaine sur l’îlot rocheux d’Arles.
  • v. 600 av. J.-C.  Les Phocéens, marins grecs et commerçants originaires d’Asie mineure, fondent la ville de Marseille (Massalia).
    1. Très vite, ils s’installent en Provence.
    2. Ils créent des comptoirs aux points stratégiques de la navigation, sur le littoral et aux embouchures des fleuves.
  • v. 540 av. J.-C. Sur le site d’Arles, les Phocéens de Marseille fondent un emporion (comptoir) qu’ils nomment Théline (La Nourricière).
  • Dernier quart du 6e s. Sous les cryptoportiques romains, au centre de la cité, on a trouvé des vestiges architecturaux à murs porteurs structurés autour de voies à revêtements.
  • v. 509 av. J.-C. L’aire d’influence de Carthage en Méditerranée occidentale s’étend, elle peut inclure ou tangenter le Rhône.
  • v.  500 av. J.-C. La population de Théline reçoit des apports en population qui la font passer du statut d’emporion à celui  de colonie structurée.
  • 6e et 5e s. av. J.-C. Le sud de la ville se transforme rapidement avec un quartier d’habitat.
  • Autour de -400 à jusqu’à -200. Une importante transformation se produit. Arles devient une ville de la confédération salyenne. Autrement dit, elle sort de l’influence de Marseille et de la sphère grecque pour retrouver ses racines celto-ligures.
  • v. 380 av. J.-C. Une poussée de population celte fait revenir la cité sous domination autochtone.
    1. La cité prend le nom d’Arelate (la ville des marais) : littéralement le lieu situé près (are) de l’étang (late) qui était connu avant l’arrivée des Phocéens.
  • 218 av. J.-C.  Fin août. Deuxième Guerre punique.
    1. Venant d’Espagne et avant de traverser les Alpes pour se rendre en Italie, Hannibal franchit le Rhône « à quatre journées de marche de la mer » ce qui désigne un lieu au nord d’Arles.
  • v. 200 av. J.-C.  Il est probable qu’Arles participe  à la fédération des Salyens qui se forme à partir de la réunion des « Celto-Ligures » de Provence.
  • 200 av. J.-C.-175 av. J.-C.  Les Marseillais attaquent des sites Salyens parmi lesquels Arles. Les dégâts sont importants et s’ajoutent à ceux provoqués par une importante crue du fleuve (v. 175 av. J.-C.).
    1. Les quartiers Sud sont abandonnés.
    2. Ils resteront ainsi jusqu’à la création de la colonie romaine.
  • 182 av. J.-C. Marseille sollicite Rome dans la partie orientale de la Provence.
  • v. 154 av. J.-C. Marseille sollicite de nouveau Rome.
  • 125 av. J.-C.  A la demande de Marseille, Rome envoie des troupes importantes afin de venir à bout de la confédération salyenne qui menace sérieusement les intérêts marseillais.
    1. Les Romains écrasent la confédération salyenne et détruisent leurs places-fortes au premier rang desquelles Entremont au nord d’Aix-en-Provence.
    2. 122 av. J.-C. La ville d’Aix (Aquae Sextius) est fondée .
    3. 118 av. J.-C. Les Romains créent la Gaule Narbonnaise, division territoriale incluant la Provence.
  • 105 av. J.-C.  6 octobre. Les Romains essuient une terrible défaite à Arausio (Orange) face aux Cimbres et aux Teutons venus en masse du Nord.
  • 103 av. J.-C.-102 av. J.-C.  Le général romain Caius Marius fait construire par ses troupes, un canal entre Fos à Arles à travers les étangs afin  d’éviter la remontée difficile du Rhône en aval d’Arles. Ce canal est connu sous le nom de des Fosses Mariennes (d’après les noms de Fos et de Marius).
  • 102 av. J.-C.  Après des mois de préparation minutieuse, Marius écrase les Teutons dans la plaine de Pourrières (vallée de l’Arc)  à proximité d’Aix-en-Provence.
  • Vainqueur, Marius abandonne l’usage de la nouvelle voie d’eau (Fosses Mariennes) aux Marseillais.
    1. Arelate se trouve punie et pénalisée.
    2. Marseille profite de ce sérieux avantage notamment en percevant les taxes sur les transports  fluviaux.
  • 49 av.  J.-C. Le balancier de l’histoire abandonne Marseille au profit d’Arles.
    1. Jules César conduit un très difficile siège de Marseille qui a choisi le parti légitime de Pompée contre lui.
    2. Arles aide Jules César à remporter la bataille.
    3. 46 av. J.-C. En récompense de cette aide, Arles obtient le statut très privilégié de une colonie romaine. César y établit les vétérans de la sixième légion.
  • A partir de 46 av. J.-C. Arles profite d’un vaste plan d’urbanisme engagé par les Romains.
    1. Une enceinte fortifiée est construite.
    2. La ville est équipée des 3 édifices majeurs romains : le forum, un arc et un théâtre., l’aménagement de vastes espaces publics et la construction des trois édifices majeurs : le forum, l’arc du Rhône et le théâtre.
    3. Commence alors une période faste qui conduira Arles, sous l’empereur Constantin 1er Le Grand, au statut de ville impériale.

 

 

Arles. Siècle 1 (1-99)

 

  • Au début du siècle, Arles est un centre commercial majeur décrit par le géographe Strabon.
    1. L’activité des nautes sur le Rhône est particulièrement développée.
    2. Le transport du vin est important.
  • Cette prospérité entraîne un nouveau projet urbain.
    1. Modification du tracé nord de la première enceinte romaine afin de permettre la construction de l’Amphithéâtre (les arènes).

 

 Arles. Siècle 2 (100-199)

 

  • Nouvel agrandissement de la ville.
    1. Arles est dotée de son cirque romain.
    2. L’économie est dynamisée par la production de blé et de vin ainsi que par leurs transport par les nautes.

 

Arles. Siècle 3 (200-299)

 

  • v.220 – 240. La tradition chrétienne désigne saint Trophime comme 1er évêque d’Arles.
  • 254. L’existence d’un évêque d’Arles est avérée.
  • Il semble établi qu’Arles ait subi des pillages exercés par les Alamans et que des fortifications aient alors été renforcées.

 

Arles. Siècle 4 (300-399).  Arles Ville impériale

 

  • L’empereur Constantin 1er Le Grand apprécie Arles pour des raisons personnelles, économiques et stratégiques.
    1. Il y fait de nombreux séjours.
    2. Par sa présence, Arles de vient au même titre que Rome et Trêves, une Ville Impériale, en quelque sorte la capitale du Monde Romain.
  • 314. Constantin 1er organise le premier « vrai » concile à Arles. Les décisions de ce concile sont majeures.
  • Arles est équipée des Thermes de Constantin.
  • 353. Constance II, fils de Constantin 1er, organise un nouveau concile à Arles sur les questions de l’arianisme.
  • Les premiers sarcophages paléo-chrétiens arlésiens datent de ce siècle.
  • L’homme politique et homme de lettres Ausone, décrit la prospérité et le rayonnement d’Arles.

 

Arles. Siècle 5. Arles capitale des Gaules

 

  • v.  407.  La préfecture du Prétoire des Gaules est déplacée de Trèves (trop exposée aux menaces barbares) à Arles.
    1. Il en résulte une prospérité économique et un rayonnement politique renouvelés pour Arles, un siècle après Constantin 1er.
  • 407 – 411. Arles est la résidence de l’usurpateur (prétendu empereur) Constantin III.
  • Le patrice Constance réside à Arles.
  • 417. 22 mars. Le pape Zosime élève l’Eglise d’Arles au rang de Primatiale des Gaules dirigée par son évêque Patrocle.
  • 418. L’empereur romain Honorius proclame Arles lieu d’assemblée annuelle des Sept-Provinces.
  • La ville s’urbanise encore sous l’influence de l’accroissement de population dans un empire en crise et de la multiplication des fonctionnaires.
  • Arles reçoit de nombreux édifices chrétiens.
  • Installés en Aquitaine depuis 418, les Wisigoths sont une menace permanente et forte pour Arles.
  • 439. Avitus, Préfet du Prétoire des Gaules, conclut la paix avec les Wisigoths. Cette alliance sera un élément majeur dans la victoire sur les Huns d’Attila.
  • 451. Le dernier grand général romain Aetius fait une halte en Arles pour rassembler des troupes qui lui permettront de vaincre Attila aux Champs Catalauniques (20 juin).
  • 455. 9 juillet. Avitus se proclame Empereur en Arles. Il part en Pannonie (vers la Hongrie actuelle) conclure un traité avec les Ostrogoths.
    1. Il obtient que les Ostrogoths protègent les frontières nord de l’empire.
    2. En septembre, il entre dans Rome.
    3. En 456. il se fait reconnaître par Marcien, l’empereur d’Orient.
    4. Il n’est pas reconnu par tous les autres et doit se réfugier en Arles.
    5. 456. Octobre. Avitus est défait à la bataille de Plaisance mais après une brève survie il meurt la même année.
  • 471. A proximité d’Arles, les troupes romaines de l’empereur Anthémius subissent une grave défaite face aux Wisigoths d’Euric (l’empereur et son fils meurent dans la bataille).
  • 472. Arles subit un nouveau siège.
  • 473. Arles est prise, elle est rendue mais pour peu de temps.
  • v. 476. Euric, chef des Wisigoths, reprend la ville d’Arles. Il devient le seul maître de toute la Provence en deçà de La Durance.
  • C’est la fin. L’empire romain s’est effondré (476). Les campagnes autour d’Arles sont dévastées.
    1. Marseille reprend le leadership provençal sur Arles.
    2. L’économie est inexistante.
    3. L’anarchie est totale.

 

Arles au Moyen-Âge

 

 

Arles. Siècle 6 (500-599)

 

  • v. 599 / 600. Arles passe sous le contrôle des Burgondes dirigés par le roi Gondebraud.
  • 501. Un conflit qui oppose les Burgondes aux Francs permet aux Wisigoths de reprendre le contrôle d’Arles.
  • 502. Les Francs se réconcilient avec les Burgondes de Gondebaud. Ils font sans succès le siège d’Arles.
  • 507 – 508. Nouveau siège sans succès d’Arles par les Francs qui sont déterminés à s’ouvrir la route de la mer.
    1. Arles est sauvée par les Ostrogoths de Théodoric le Grand qui remet en état à ses frais les remparts et prend la cité sous sa protection.

 

Arles sous la protection des Ostrogoths de Théodoric le Grand

 

  • 510-540.  Années de Paix pour Arles qui est dirigée par le préfet du prétoire des Gaules Libérius et l’évêque Césaire d’Arles,évangélisateur les campagnes.
  • 532. Les menaces Burgondes sont repoussées.
  • 534. Thibert (ou Théodebert), le Franc, menace à son tour Arles.
  • 536. Les Ostrogoths vendent Arles aux Francs.
  • Hiver 536 / 537. Les Francs Thibert, fils de Thierry, et son oncle Childebert viennent prendre possession d’Arles.
    1. Arles dépend désormais de princes chrétiens.
    2. Arles sort de la sphère romaine pour entrer dans celle du Nord et de la « Germanie ».
  • 548. A la demande de Childebert, le pape Vigile nomme Aurélien vicaire du Saint Siège dans les Gaules. Il lui accorde le pallium. Aurélien fonde alors à Arles un monastère pour hommes.
  • 554. 28 juin. Un concile se tient à Arles sous la direction de l’évêque Sapaudus.

 

Les malheurs de la fin du 6ème siècle

 

  • Fin des années 540. La peste frappe Arles.
  • Le conflit entre Francs neustriens de Gontran (à l’ouest) et Francs austrasiens de Sigebert (à l’est) affecte Arles.
  • 561. Les Francs se partagent les territoires.
    1. Un couloir austrasien reliant l’Auvergne à Marseille est créé.
    2. Le couloir isole Arles.
  • 574. La Provence est ravagée par les Lombards.
  • 585 ou 587. Les attaques  des Wisigoths affaiblissent Arles.
  • Une enceinte réduite est construite pour mieux protéger Arles.
    1. Les constructeurs de l’enceinte font usage de blocs de pierre arrachés aux monuments romains.
  • 580. Après les guerres, les catastrophes naturelles.
    1. Une crue historique du Rhône noie les faubourgs de la ville.
    2. Le cirque romain est ravagé. Il ne sera jamais réhabilité.
  • 585. Le 6e s. se termine mal avec une grande famine.
  • Sur le plan religieux, des lettres papales à l’évêque Virgilius soulignent trois axes :
    1. Le reproche de conversions forcées de Juifs.
    2. Des pratiques de simonie.
    3. La préparation de la mission d’évangélisation de l’Angleterre.

 

 Arles. Siècle 7 (600-699)

 

  •  En début de siècle, le contexte général en Provence est celui d’hivers rigoureux et de crise démographique consécutive à la peste dite de Justinien.
  • Deux éléments font d’Arles une exception.
    1. Le port d’Arles retrouve son dynamisme.
    2. L’archevêché d’Arles joue un rôle majeur.
  • 613. Le pape Boniface IV accorde le pallium et le vicariat à l’évêque Florianus.
  • 613 – 629. Règne de Clotaire II. Arles est sous l’autorité des Mérovingiens.
  • Arles possède un atelier monétaire.
  • La Provence Arlésienne et la Provence Marseillaise sont en compétition permanente sur les plans politiques, économiques et religieux. Le couloir austrasien en est la partie la plus visible.
  •  673 – 675. Un Patrice réside à Marseille. Il dirige la Provence au nom des souverains francs.
  • 682. Concile d’Arles présidé par l’évêque Felix.

 

Arles. Siècle 8 (700 – 799)

 

  • A noter : les sources écrites sur cette période ont largement été détruites, notamment par les Sarrasins.
  • Les marchands orientaux, notamment syriens, maîtrisent les circuits commerciaux d’importation.
  • Les échanges entre l’Occident et l’Orient sont cependant de plus en plus contrariés par la présence Sarrasine en Méditerranée occidentale.
    1. Les produits orientaux (or, soie, poivre, papyrus…) se font rares sous les Carolingiens.
    2. Les négociants juifs, notamment Radhanites, exercent de plus en plus le rôle d’intermédiaires entre l’Orient et l’Occident, entre l’Islam et la Chrétienté
  • v. 715. Instabilité et troubles en troubles Provence occidentale.
  • v. 720. Les Sarrasins franchissent les Pyrénées.
  • 725. Les Sarrasins dévastent le Sud. : Carcassonne, le Languedoc, Nîmes et montent jusqu’à Autun. Arles pourrait avoir été épargnée
  • 735-739. Charles Martel mobilise des troupes pour stopper l’invasion.
    1. Ces troupes sont conduites par le duc de Mauronte.
    2. Elles descendent la vallée du Rhône.le long du sillon rhodanien jusqu’au Languedoc.
    3. 739. Charles Martel s’empare d’Arles et ramène l’ordre en Provence.
    4. Les patrices sont remplacés par des comtes.
    5. Un nouveau découpage administratif est aligné sur celui des diocèses épiscopaux.
  • 780. La prospérité revient avec la paix carolingienne.
    1. De nouvelles terres sont mises en culture.
  • 794. Le concile de Francfort divise l’archevêché d’Arles en trois avec la création des diocèses indépendants d’Embrun et d’Aix-en-Provence.devenant indépendants.

 

Arles. Siècle 9 (800 – 899). Divisions internes et occupation sarrasine.

 

  • Les côtes de Provence s’équipent de dispositifs de défense contre les pirates.
  • 813. Un concile se tient en Arles. Il est présidé par Jean II.
  • 824. Noton, l’archevêque d’Arles échange des terres arlésiennes avec le comte Leibulf.

 

De la désagrégation de l’Empire carolingien au royaume de Provence.

 

  •  814-840. Les fils de Louis le Pieux entre en conflit avec leur père.
  • La Provence est attaquée par des envahisseurs qui n’hésitent pas à remonter le Rhône.
  • 835. L’ensemble des comtés provençaux sont regroupés sous l’autorité d’un duc résidant à Arles.
  • 841. 25 juin. Le duc Garin remporte la bataille décisive de Fontanet.68, avec  des troupes provençales et arlésiennes.
  • 842. Les Sarrasins pillent Arles.
  • 843. La signature du traité de Verdun est un  moment crucial de l’histoire, le partage de l’Europe par les enfants de Charlemagne.
    1. La Provence entre dans la sphère de pouvoir de Lothaire Ier.
  • 845. Le duc Fulcrad tente une sécession de la Provence avec, vraisemblablement, le soutien d’Arles.
  • 850. Arles résiste victorieusement à une nouvelle attaque des Sarrasins.
  • 855.  A la mort de Lothaire Ier, son royaume est partagé. Le royaume de Provence est créé.
    1. Le royaume de Provence comprend la Provence, la Viennoise et le Lyonnais.
    2. Charles est à la tête du royaume.
    3. Charles en confie l’administration à Girart de Roussillon.
    4. La cour réside à Vienne au détriment d’Arles.
  • 859. Les Normands dévastent le territoire arlésien.
  • 860-870. Le géographe arabe Ibn Khordadbeh écrit un livre des Routes et des Royaumes.
    1. Il y décrit les marchands juifs, nommés  Radhanites, qui exportent depuis les ports du pays franc des esclaves, des épées, des peaux… contre des épices.
  • 863. Mort de Charles.
    1. Louis II, empereur et roi d’Italie, reçoit les territoires provençaux d’Arles, Embrun et Aix-en-Provence.
    2. Les évêques ont davantage d’autorité.qui sont amenés à prendre la défense de la population. L’archevêque d’Arles Rotland (852-869) fortifie le théâtre.
  • 869. Septembre. L’archevêque Rotland est fait prisonnier par les Sarrasins qui le libèrent contre un lourd tribu d’hommes et de richesses… les Arlésiens ne récupèrent que sa dépouille, les Sarrasins l’ayant habillé et placé sur un siège pour toucher la rançon !
  • 875.  Mort de l’empereur. Charles le Chauve reçoit la Provence.
    1. Boson, beau frère de Charles le Chauve, est nommé duc de Provence.
  • 878. Printemps. Boson, duc de Provence, accueille à Arles le pape Jean VIIIRostaing, l’évêque d’Arles, reçoit alors le pallium.
    1. Le pape Jean VIII propose la couronne italienne à Boson.
    2. Boson n’arrive pas à s’imposer aux nobles italiens.
  • 879. 15 octobre. Boson est en conflit avec les successeurs carolingiens Louis III et Carloman II.
    1. Boson se fait sacrer Roi de Provence lors d’une cérémonie dans le château de Mantaille.
    2. Ce château surnommé château de Barbe Bleue se situe dans la Drôme.
  • 881. Carloman prend Vienne avant de reprendre le contrôle de toute la Provence.
  • 883. A l’affût, et profitant des divisions, les Sarrasins fondent sur la ville d’Arles qu’ils pillent.
  • 884. Mort de Carloman.
    1. La Provence est placée sous l’autorité de Charles III le Gros.
  • 887. 11 janvier. Boson meurt à Arles après avoir fait la Paix avec Charles III Le Gros.
    1. Son fils Louis est adopté  par l’empereur.
  • 890. Louis III est proclamé Roi de Provence. Il réside à Vienne.
  • 896. Louis III engage des actions contre les Sarrasins qui ravagent la Provence depuis leur base du Fraxinet, dans le massif des Maures.
  • Progressivement, Louis III  confie la gestion de son royaume de Provence au comte Thibert.

 

Arles. Siècle 10 (900-999). Vers la Libération du joug Sarrasin.

 

  • 911. Hugues d’Arles, comte d’Arles et de Vienne, succède au comte Thibert.
    1. Il est cousin du roi Louis III.
    2. Il fait d’Arles la capitale de son royaume.
  • 948 ou 949. Conrad le Pacifique fait accepter par le roi de Germanie sa suzeraineté sur l’ancien royaume de Provence.
    1. Il crée le marquisat de Provence et nomme trois comtes ainsi que des vicomtes.
    2. L’un de ces comtes Boson II – parent éloigné du Boson de la fin 9e s.- fonde la dynastie des comtes de Provence.
  • 968. L’enlèvement par les Sarrasins de l’abbé Mayeul, grand personnage de Cluny originaire de Valensole (04), provoque l’union des princes de Provence sous la conduite de Guillaume 1er fils de Boson.
  • 973. En remportant la victoire finale de Tourtour, Guillaume 1er chasse durablement les Sarrasins de la Provence.

 

Une grande période de Paix et de prospérité commence.

 

  • Guillaume 1er devient le suzerain de la Provence.
    1. Les terres reconquises qu’ils distribue à ses lieutenants/vassaux vont constituer l’armature communale de la Provence.
    2. Arles redevient une capitale
    3. La première lignée des comtes de Provence se met en place.
  • Les grandes lignées provençales s’affirment : la famille des Baux, celle des Porcelet
  • 981. Le comte devenu marquis de Provence s’installe à Arles.

 

 Arles. Siècle 11 (1000-1099). Débarrassée des Sarrasins, Arles se développe.

 

  • Le pouvoir politique s’érode sous l’effet de la poussée interne de puissantes familles et de la puissance extérieure du Saint-Empire.
  • Le pouvoir religieux  se heurte à la mise en place de la Réforme grégorienne.
  • 993-1019. Guillaume II le Pieux.
  • 1008. Mort de Roubaud de Provence, oncle de Guillaume II.
  • 1032. La Provence est rattachée au Saint-Empire romain germanique.
  • Après 1040. Arles se rapproche des commerçants de villes de Gênes et Pise devenues dominatrices en Méditerranée.
  • La ville d’Arles connaît de grands changements.
    1. Arles se couvre d’église et de chapelles.
    2. L’habitat se développe en dehors des murs.
  • Après 1050. De vastes travaux sont engagés dans les campagnes qui entourent Arles.
    1. Défrichements et assèchements de marais.
    2. L’abbaye de Montmajour, proche d’Arles, joue un rôle majeur dans ce domaine en même temps qu’elle s’affirme commune puissance spirituelle et économique. le temps des abbés succède au temps des évêques.
  •  1040. La réforme grégorienne affecte les pouvoirs de l’archevêque d’Arles .
    1. La réforme vise à inciter les religieux à s’engager davantage pour l’Eglise et moins pour des intérêts familiaux.
  • 1078. La réforme grégorienne va encore plus loin.
    1. Aicard, l’archevêque d’Arles qui appartient à la famille des vicomtes de Marseille, est excommunié…
    2. Il est soutenu par Arles, les grandes familles et le comte de Toulouse.

 

Arles. Siècle 12 (1100-1199).

 

  • 1112. Le mariage du comte de Barcelone Raimond Bérenger avec Douce, la fille aînée de Gerberge de Provence, comtesse de Provence est un temps fort de l’histoire d’Arles.
    1. Il fonde la deuxième dynastie des comtes de Provence.
  • 1112. Les grandes familles de Provence tentent de contester le mariage.
  • 1114. Des bateaux d’Arles participent à la croisade de Majorque.
  • 1119. Le parti Toulousain et les familles d’Arles s’opposent à l’union qui est soutenue par l’archevêque d’Arles, représentant du pape et allié des comtes catalans.
  • 1120. Les familles des Baux et des Porcellet apportent aux Galiciens le soutien de leurs 14 navires pour lutter contre les musulmans d’Espagne.
  • 1125. Par un accord, la Provence est partagée :
    1. Au Nord, un marquisat est attribué aux partisans de Toulouse.
    2. Au Sud, un comté, avec Arles comme capitale, est lié à Barcelone.
  • La situation est pourtant loin d’être stabilisée et chacun attend une occasion pour pousser ses pions.
    1. Les décès successifs de Douce et de Raimond-Bérenger créent de nouvelles conditions.
      1.  1130. Mort de Douce.
      2. 1131. Mort de Raimond-Bérenger.
  •  1131.  Les seigneurs des Baux, soutenus par le comte de Toulouse, interpellent l’empereur Conrad sur leurs droits.font donc valoir leurs droits111 auprès de l’empereur Conrad. Un consulat est créé.
  • 1142. L’ordre des Templiers, fondé en 1119, s’installe à Arles au nord de la porte du Bourg-Neuf.
  • L’ordre des Hospitaliers de Saint-Jean crée la maison de Saint-Thomas de Trinquetaille.
  • Entre 1140 et 1160. Salon-de-Provence devient la résidence principale des archevêques d’Arles.
    1. L’archevêque d’Arles, Raymond de Montredon, devient seigneur de Salon.
    2. Le château de l’Empéri acquiert une nouvelle dimension.
  • 1144. la mort, dans des circonstances douteuses, du comte de Provence Bérenger-Raimond provoque les Guerres Baussenques provoquées par les Baux et leurs alliés arlésiens.
  • 1150 et 1156. Révolte des Arlésiens contre leur archevêque.
  • 1152. 29 septembre. Raimon de Montredon , archevêque d’Arles, organise la translation des reliques de saint Trophime, des Alyscamps à la basilique Saint-Étienne, qui pour l’occasion aurait pris le nom de Saint-Trophime.
  • 1155. Frédéric Ier Barberousse (1122-1190) devient empereur du Saint-Empire romain germanique et suzerain de la Provence.
    1. Il décide de reprendre le titre abandonné de Roi d’Arles.
    2. Il confirme les nombreux privilèges de l’Église d’Arles.
    3. Il agit en coulisse dans les guerres Baussenques
  • 1162. Les guerres se terminent par la victoire des comtes catalans et la défaite des Baux. Du côté des vainqueurs se trouve la famille Porcelet dont les pouvoirs s’affirment.
  • 1165. Des navires arlésiens s’associent à ceux de Pise pour tenter d’intercepter le pape Alexandre III.
  • 1165. Benjamin de Tudèle recense deux cents chefs de famille juives dans Arles.
    1. Ils sont particulièrement présents dans le commerce du luxe.
    2. Ils commercent le vermillon.
    3. Certains sont fortement impliqués dans les affaires et les finances de l’archevêque, du comte et des Baux.
  • 1170. Début des travaux de sculpture des façades de la basilique Saint-Trophime d’Arles.
  • 1170. Première attestation en France de moulins à vent dans une charte de la ville d’Arles.
    1. L’idée à été rapportée du Moyen-Orient lors des Croisades.
  • 1178. 31 juillet. Frédéric Ier Barberousse est couronné dans la basilique Saint-Trophime par l’archevêque Raimon de Bollène (1163-1182).
    1. Les grands du royaume sont présents sauf le comte de Provence et de Barcelone.
  • 1180. Les comtes de Provence abandonnent Arles pour s’installer à Aix-en-Provence.
    1. Prenant pour modèles les cités italiennes, ils fondent la République d’Arles (1180-1251).
  • v. 1180. Les Cisterciens fondent une abbaye en Camargue à Ulmet puis à Sylvéréal.
  • v. 1200. La population d’Arles est évaluée entre 8 et 10.000 habitants (un chiffre minimum de 5.000 habitants est toutefois avancé par certains historiens).
  •  Les Arlésiens ne parviennent pas à contrôler le lucratif marché des draps des Flandres, des épices et des produits du Levant qui bénéficient la la cité voisine de Saint-Gilles.

 

Arles. Siècle 13 (1200-1299)

 

  • L’Église doit faire face à de multiples divisions :
    1. 1209-1218. Première croisade des Albigeois.
    2. Le conflit entre les Guelfes et les Gibelins (factions du Pape et de l’Empereur) divise l’Empire.
    3. La royauté française face aux  princes franciliens.
    4. 1235-1237. La confrérie des bailes.
    5. 1245-1250,Un fort mouvement profondément anti-clérical de la cité d’Arles contre son archevêque,
  • 1250Charles d’Anjou, frère du roi Louis IX (Saint Louis), impose la nouvelle dynastie des comtes de Provence
  • 1250. Grand tournant politique de l’histoire d’Arles avec la capitulation. C’est la fin de la République d’Arles.
    1. Les consuls sont remplacés par le viguier et les fonctionnaires comtaux.
  • Les ordres mendiants (Dominicains, Franciscains...) s’installent à Arles.
  • La nouvelle Maison d’Anjou apporte dans un premier temps la Paix, la sécurité et la prospérité.
    1. L’enceinte d’Arles est étendue.
    2. Avec environ 15.000 habitants, Arles atteint sa plus grande population de la période médiévale.
  • A partir de 1250. Arles subit cependant un déclin politique au profit d’Aix-en-Provence, capitale du Comté de Provence.

Arles. Siècle 14 (1300 – 1399). Prospérité suivie d’une grande misère.

 

  • Le début du siècle est placé sous le signe de la croissance démographique, de la prospérité économique et du rayonnement intellectuel et spirituel.
  • Arles compte environ 11.000 habitants ce qui en fait la deuxième ville de Provence.
  • 1306. Arles accueille de nombreux juifs du Languedoc. Leur nombre est évalué à 250 feux, un record longtemps inégalé.
  • 1307. Arles compte 42 courtiers, 35 juifs et 7 chrétiens.
  • 1309. La papauté installée en Avignon fait de l’ombre au pouvoir religieux d’Arles.
  • Début 14e s. Le développement économique d’Arles se manifeste par les activités de son le port, les troupeaux d’ovins (laines et peaux), les moulins à vent, les salins…
  • 1332. Arles compte 32 moulins principalement sur la colline de Mouleyres.

 

L’inversion de tendances frappe durement Arles.

 

  •  1323, 1329 et 1332 sont des années de mauvaises récoltes.
  • 1340-1350. Arles est frappée par les plus grands maux : guerres, pestes et disettes ce qui a pour effet de voir sa population décroître très vite.
  • Le développement d’Avignon, avec les papes, et du port de Marseille font de plus en plus d’ombre à Arles.
  • 1348. La peste noire frappe sévèrement Arles. Elle frappe la ville à plusieurs reprises pendant la seconde moitié du siècle.
  • 1350. Développement des confréries religieuses.
  • 1355. Le Sénéchal de Provence, Foulques d’Agoult, fait le siège du château des Baux dans lequel Robert de Duras s’est réfugié.
  • 1357, 1368 et 1375 sont des années de famine.
  • 1355 – 1399. Les guerres sont presque permanentes.
  • 1357-1358. Les bandes de Routiers, d’Arnaud de Cervola dit l’Archiprêtre sont appelées par les comtes des Baux.
  • 1357-1358. Afin de combattre les bandes de Routiers, le sénéchal de Provence fait appel au comte d’Armagnac qui accompagne  mille sergents à Arles et Tarascon. Le conflit est violent et dévastateur.
  • 1361.  Des troupes venues d’Espagne et conduites par Henri de Trastamare arrivent sous les murs d’Arles.
  •  1365.  4 juin. Charles IV roi de Bohême se fait couronner roi d’Arles à la cathédrale Saint-Trophime.
  • 1367. Louis d’Anjou affirme ses ambitions en Provence.
  • 1368. 11 avril – 1er mai. Arles est assiégée sans succès par des troupes de Bertrand Du Guesclin qui agit pour  Louis d’Anjou.
  • 1380. La reine Jeanne adopte Louis d’Anjou semant la panique en Provence qui se partage en deux :  d’un côté les partisans de Louis d’Anjou entrainés par les villes de Marseille et d’Arles, de l’autre ceux de Charles Duras regroupés autour des villes d’Aix-en-Provence, Tarascon et Nice.
  • 13821387. La guerre dite de l’Union d’Aix fait des ravages.
  • 1385. La seconde dynastie d’Anjou prend possession du comté de Provence.
  •  1389. Nouveau conflit lorsque Raimond Roger de Beaufort, vicomte de Turenne et neveu et petit-neveu des papes Grégoire XI et Clément VI, reprend les armes. A partir des ses bases fortes, les châteaux des Baux et de Roquemantine, il terrorise la Provence occidentale.
  • 1398. Arles est frappée par une nouvelle épidémie.
  • 1398-1399. Arles réussit à pacifier son territoire avec l’aide de Louis II et son frère Charles de Tarente de retour de Naples.
  • Le 14e s se conclue par un déclin démographique et économique et un recul du rayonnement religieux d’Arles.

 

Arles. Siècle 15 (1400-1499). Terrible période pour Arles.

 

  •  1418-1433. Période dure pour les Arlésiens.
  • 1418, 1420 et 1429. Epidémies.
  • 1420-1460. Les galères aragonaises (Catalans) pillent la Camargue.
  • 1421, 1424, 1426, 1429, 1432. Récoltes insuffisantes.
  •  v. 1440. La ville d’Arles compte environ 5000 habitants.
  • 1450. Epidémie de peste.
  • 1475.  A la mort de l’évêque d’Arles Philippe de Lévis, le pape Sixte IV réduit le diocèse d’Arles en détachant le diocèse d’Avignon attribué en 1474 à son neveu Julien de la Rovere, le futur pape Jules II. Quelques années plus tard, on assiste à  la fin du monnayage d’Arles.
  • 1482. Nouvelle épidémie de peste.
  • Les écarts de revenus sont considérables : l’arlésien le plus riche, un noble, est 900 fois plus riche que le plus pauvre…
  • Dégradation des relations entre  les communautés chrétiennes et juives se dégrade sous l’archiépiscopat d’Eustache de Lévis (1475-1489).
  • Les Juifs habitent un quartier réservé, le Méjan, avec leurs propres chefs et des lois spécifiques.
  • 1483, Arles est réunie au Royaume de France.
  • 1481-1484. Nouvelle période très dure pour la ville d’Arles.
  • 1484. 7 juin. Nouvelles tensions entre communautés juives et chrétiennes. Elle aboutissent au sac de la juiverie d’Arles.
  • 1493. 23 septembre. Un édit du roi de France Charles VIII ordonne l’expulsion des juifs d’Arles.
  • 1497. La place située devant la cathédrale Saint-Trophime est agrandie.
    1. Plus généralement, en cette fin de siècle les travaux de consolidation, d’agrandissement et de constructions nouvelles se multiplient.

 

Le bilan de ce siècle est toutefois mitigé sur le plan agricole.

 

  •  L’agriculture arlésienne conserve ses spécificités.
    1. Forte présence de jardins et vergers,.
    2. Vignoble omniprésent.
    3. Présence de grands domaines – les affars – qui appartiennent à l’archevêché, aux nobles et à quelques agriculteurs  enrichis.
    4. Activité pastorale forte avec l’élevage d’ovins. La transhumance est très organisée : en 1398 plus de 21 000 bêtes appartenant à 11 propriétaires quittent la Crau pour les alpages de Digne.
    5. La Camargue est une terre de chasse et d’élevage bovin et équin.
    6. La pêche se fait en mer, sur le Rhône ou dans les marais.

 

Arles. Siècle 16 (1500-1599).

 

  • 1536. Les Arlésiens, récemment rattachés à la France, contribuent à stopper l’invasion de la Provence par Charles Quint.
  • 1545 – 1563. Le Concile de Trente a des effets immédiats sur le dynamisme et le rayonnement de l’Eglise. Arles en bénéficie.
  • Avec la Paix, Arles remet en culture son vaste territoire.
    1. Une vaste action de dessèchement des marais est engagée.
    2. Des réseaux d’irrigation sont mis en place.
    3. 1550. Le canal de Craponne qui relie la Durance au Rhône en aval d’Arles est réalisé.
  • Arles se pare de monuments et d’hôtels particuliers dans le style Renaissance.
  • 1560. Une nouvelle épidémie et des inondations stoppent le redéploiement du pays d’Arles.
  • Les Guerres de Religion viennent encore assombrir la période.
  • 1564. Automne. Visite royale de Charles IX et de sa mère Catherine de Médicis.
  •  La ville d’Arles est fortement endettée. Elle doit vendre une partie de ses biens communaux.

 

Arles. Siècle 17 (1600-1699)

 

  • Après 1625. Les conditions climatiques favorables permettent une relance de la production agricole.
    1. La reprise de l’assèchement est envisagée mais les actions engagées sont sans suite.
  • En déclin économique et sans ambition politique, Arles conserve une forte dimension Chrétienne.
    1. Arles demeure un archevêché très respecté.
    2. Les effets du Concile de Trente (1545-1563) sont durables.
    3. Les congrégations religieuses se multiplient et gagnent en importance.
    4. Les établissements religieux prennent une nouvelle dimension esthétique, cultuelle et culturelle.
    5. Les paroisses connaissent un essor avec la poussée démographique.
  • Arles connaît des aménagements majeurs.
    1. 1675. L’Hôtel de ville.
    2. Le Nouvel obélisque.
  • De vastes domaines fonciers apparaissent en Camargue.
  • Les hôtels particuliers et leur décoration artistique poursuivent leur développement engagé au cours du siècle précédent.
  • 1679. L’urbanisation est mieux maîtrisée. Une politique d’alignement est engagée par les consuls. Elle sera maintenue jusqu’à la Révolution.

 

Arles. Siècle 18 (1700-1799)

 

  • 1709. Les récoltes sont ruinées par un hiver très rigoureux. Les oliviers gèlent. Inondations et misère lui font suite.
  • 1721. La Grande Peste emporte environ 9.000 habitants sur une population de 23.000 habitants…
  • 1752. Fin janvier, début février. L’archevêque de Jumillac doit intervenir à Arles afin d’apaiser une émeute provoquée par une pénurie de blé accentuée par la spéculation  Il ordonne des distributions de pain au peuple.
  • Milieu du 18e s. Les premiers établissements industriels et artisanaux apparaissent autour des murailles et dans le quartier de  Trinquetaille.
  • 1788-1789. L’hiver est particulièrement glacial.
  • 1789. 13 mars.Des émeutes éclatent. Elles sont engendrées par la misère de la population et par le poids accablant des impôts.
  • 1789. Printemps. Les troublent se multiplient lors de la préparation des cahiers de doléances, et après avoir récusé les députés aux États Généraux.  Les Arlésiens prennent le contrôle de leur municipalité. Le 4 août,les Arlésiens déposent leurs consuls et ils forment un nouveau conseil.
  •  1790. 15 février. Pierre-Antoine Antonelle est élu 1er maire de la ville d’Arles.
    1. Il est d’origine aristocratique et farouchement anti-clérical.
    2. Il est le chef charismatique des Monnaidiers (partisans de la Révolution).
    3. Il est élu avec les voix des artisans et des marins.
    4. Au cours de sa mandature, le village de Fontvieille devient commune autonome par déduction du territoire arlésien.
    5. Le 14 juillet, première fête patriotique sur la place de la République . Tous les prêtres constitutionnels prêtent serment.
    6. Le maire s’opposez durement à l’archevêque Monseigneur du Lau et aux partisans royalistes, les Chiffonistes.
    7. Le 23 décembre, le maire Pierre-Antoine Antonelle, assisté d’un ancien procureur royal devenu officier municipal, Ripert, expulse de Saint-Trophime les chanoines récalcitrants.
  • La contre-révolution s’organise très vite à Arles.
    1. L’importante noblesse, nombreuse et puissante active ses réseaux dans le Languedoc notamment.
    2. Le monumental Cercle de la Rotonde, est bâti par un club de nobles.
    3. Les affrontements entre Monnaidiers et Chiffonistes sont fréquents et violents.
    4. 1791. Juin. Les Chiffonistes prennent le pouvoir et instaurent une véritable terreur contre-révolutionnaire.
    5. 1791. Novembre.Le nouveau maire Pierre Antoine Loys appartient au parti des Chiffonnistes. Les Monnaidiers doivent se cacher en Camargue et les vainqueurs transforment la ville en camp retranché royaliste.
    6. Marseille qui avait envisagé, dès septembre, une expédition contre la cité rebelle se heurte à l’opposition des autorités départementales, puis à celle de la Législative .
    7. 1791. Mauvaise récolte et disette.
  • 1791-1792. Nouvel hiver glacial.
  • 1792. Le 21 mars. Arles est déclarée en état de rébellion contre la République.
    1. Une armée de Marseillais entre le 27 mars dans Arles désertée durant la nuit par les Chiffonistes.
    2. La Convention nationale condamne la ville d’Arles à raser ses remparts..
    3. 1792. Le 24 avril,une délégation députés extraordinaires de la commune d ‘Arles fait un rapport à l’Assemblée nationale.
    4. 1792. 11 décembre. Le décret de mise en accusation de Louis XVI  fait état des troubles contre-révolutionnaires soutenus par les commissaires envoyés par Paris.
    5. La chasse aux Chiffonistes ou aux femmes de ceux qui ont émigré est conduite par le comité «des Sabres», un nouveau club révolutionnaire.
  • 1793. Avril-Juin. Soulèvements contre les Jacobins et contre la Convention. Le mouvement est fédéraliste. Il s’oppose au système centralisateur parisien et à la création d’une fédération de départements plus ou moins autonomes et égaux.
  • 1793. Le 12 juin. Marseille se soulève contre la Convention. Elle se déclare girondine puis royaliste. Arles suit cette tendance en choisissant une municipalité portant ces idées  autour du négociant Siffren Boulevard.
  • 1793. 14 juillet. 300 Toulonnais arrivent par le Rhône pour soutenir les Monnaidiers arlésiens contre les Chiffonistes. La tentative échoue forçant les Monnaidiers à prendre la fuite.
  • 1793. Août. La Convention intervient à son tour. Elle veut liquider les instances contre-révolutionnaires du département des Bouches-du-Rhône. C’est la Terreur.
    1. À Marseille, le 28 août, le général Carteaux installe le tribunal révolutionnaire qui commence son implacable laminage humain.
    2. À l’automne Barras et Fréron accentuent  encore la répression à Marseille,
    3. 1793. 20 octobre. Siffren Boulevard, leader d’Arles,est « jugé », condamné à mort et guillotiné en bas de la Canebière avec un autre administrateur provisoire d’Arles, le maître-verrier Grignard de la Haye.

 

Arles. Siècle 19 (1800-1899)

 

  • 1801. Le Concordat élimine l’archevêché d’Arles au profit d’Aix-Marseille.
  • 1814-1815. La chute de l’Empire et la Restauration changent les leaders. Les Républicains fuient sous la pression de la Terreur Blanche tandis que des aristocrates prennent des responsabilités.
  • Entre 1832 et 1884, 9 épidémies de choléra frappent le Pays d’Arles.
  • Changement radical en matière politique.
    1. Le Baron de Chartrouse, anobli par Napoléon Ier et rallié à la Restauration en 1814-1815, devient Maire d’Arles.
    2. v. 1824. Il restaure et remet  en valeur la patrimoine tel que les Arènes et  le théâtre antique.
  • Le port connaît un nouvel essor.
    1. Entre 1804 et 1847. La flotte arlésienne passe de 104à 152 bateaux.
    2. 1837.  Le port d’Arles se classe 13e rang national devant des villes maritimes comme Brest, Saint-Malo ou Cherbourg.
    3. Le trafic avec l’Algérie est particulièrement florissant.
    4. 1846. On estime à 5.000 le nombre des personnes vivant de l’activité portuaire.
  • 1848. L’introduction des bateaux à vapeur (1840) et celui des chemins de fer (ligne Paris-Lyon-Marseille) font perdre au port d’Arles une grande partie de son activité.
    1. 1882. Saint-Louis, port créé à l’embouchure du Rhône achève cette évolution néfaste pour Arles.
  • L’industrie et les chemins de fer donnent toutefois un nouveau souffle à Arles.
    1. 1848.  L’arrivée d’une population gardoise et protestante constitue la première génération d’ouvriers.
    2. Des ateliers de construction navale sont créés à Barriol . Les dragues fabriquées à Arles connaissent un succès mondial..
    3. La population rurale connaît un fort recul.
    4. 1856. Salin-de-Giraud est créé au sud de la commune pour l’exploitation du sel.
  • A partir du milieu du 19e s. Arles reçoit de nombreux équipement nouveaux.
  • 1875. Construction du port de Trinquetaille, peint par Van Gogh en 1888.
    1. Les Haras.
    2. Le canal d’Arles à Bouc .
    3. La promenade des Lices.
    4. Les Arènes et le théâtre antique remis en état.
    5. Construction de quais contre les crues du Rhône, dommageables en 1840 et surtout en 1856.
    6. Percement de nouvelles artères : rue Gambetta
    7. Aménagement de deux ponts sur le Rhône. Celui du train en 1850 et celui de la route  en 1875 .
    8. Nombreux nouveaux bâtiments à usage collectif : poste, écoles, théâtre, magasins.
    9. Les faubourgs d’Arles se développent avec, par exemple, au sud du boulevard des Lices  une caserne d’infanterie.
  • 1875.  Le phylloxéra provoque des dégâts dans le vignoble.
    1. Des grands propriétaires arlésiens en profitent pour couvrir  la Camargue de vignes.
    2. Les sols sableux et inondés l’hiver protègent les plants des attaques du parasite.
  • La ville d’Arles accueille de nombreux étrangers, en particulier des italiens, qui sont parfois cibles de mouvements xénophobes.
  • 18881890. Séjour de Van-Gogh en Provence.
  • 1892. Deux lignes de chemin de fer sont créées pour mettre en valeur les salins et  développer la Camargue.
  • 1899. Inauguration du Museon Arlaten.

 

Arles. Siècle 20 (1900-1999)

 

  • Hivers froids1929, 1944, 1956, 1963, 1986 avec des records autour de -15 à -18 °C.
  • Etés chauds.  le 1er août 2001, à la station Arles Tour de Valat, est enregistrée une température de 38,7 °C.
  • Les crues du Rhône.
  • Début du 20e s. Crise vinicole.
  • 1914-1918. 1ère Guerre Mondiale.
  • Création au sud de la ville du  quartier Chabourlet, à l’architecture inspirée du style Art floral.
  • 1939-1945. 2ème Guerre Mondiale.
    1. 1944. Les bombardements alliés détruisent plus d’un quart de l’habitat d’Arles notamment les quartiers autour du chemin de fer : Trinquetaille,la Cavalerie et le Trébon.
    2. La reconstruction d’Arles est dirigée par les architectes Pierre Vago et Jacques Van Migom.
  • Fin des années 1940. Développement de la riziculture.
  • Sous-préfecture.
  • Siège de la Chambre de Commerce et d’Industrie du Pays d’Arles.
  • 1970. Création des Rencontres internationales de la photographie.
  • Années 1980. Suppression de nombreux emplois dans l’industrie.
  • 1981. Arles est classée ville d’art et d’histoire . Ses monuments romains et romans sont inscrits sur la liste du patrimoine mondial de l’Humanité (Unesco)
  • 1995. Inauguration du Musée de l’Arles Antique.

 

 

Arles. Siècle 21 (2000- ).

 

  • Le secteur de la culture et de l’édition est fortement développé avec :
    1. Actes Sud (livres).
    2. Harmonia Mundi (musique).
    3. Honoré Clair (livres).
  • 2011. La commune compte 52.510 habitants.
  • 2013. Arles participe à « Marseille, Capitale Européenne de la Culture ».

 

 

 Célébrités de l’histoire d’Arles

 

 

 

 

 

 

 

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