Christ en Croix. © Josh blake. istockphoto.com

 

 

Provence 7

Siècle 1 en Provence Chrétienne

Années 1 – 99 du Christianisme en Provence


 

 

 

 

 

 

 

 

 

  • La naissance du Christianisme dans le Monde et en Provence.

 

 

 

Evènements repères du siècle 1

 

 

  • 1437. Tibère est empereur.
    1. Tibère a longtemps vécu dans les Gaules.
    2. La région de Lyon est sa patrie d’adoption.
    3. Tibère s’entoure d’administrateurs et de militaires des Gaules qu’il connaît et dont il apprécie les qualités.
    4. Tibère appartient à la gens Claudia à laquelle appartient également Claudia Procla ou Procula, épouse de Ponce Pilate.
  • 1819. Le général romain Germanicus installe la domination romaine en Palestine.
    1. Germanicus est né à Lyon.
    2. Germanicus est l’ami par excellence des Gaulois.
    3. Germanicus s’entoure d’officiers issus de la Gaule, principalement de la Narbonnaise.
      1. Ces officiers sont souvent des proches parents de soldats des armées Romaines placées sous le commandement de Jules César et/ ou d’Auguste.
  • 2425. Peu de temps avant le baptême de Jésus dans le Jourdain, pas moins de quatre légions opèrent en Palestine.
    1. Les 4 légions sont : La 3ème Galica, 6ème Ferrata, la 10ème Frentensis, la 12ème Fulminata.
    2. Les légions représentent environ 20.000 hommes.
    3. La plupart des hommes sont originaires des Gaules, notamment de la Narbonnaise.
    4. Ces hommes sont des témoins des événements avant de revenir s’installer en Provence à leur retraite…
  • Ponce Pilate a de nombreux liens avec la Provence et avec le pouvoir de Tibère.
    1. Son épouse Claudia Procula appartient la la gens des Claudia comme l’empereur Tibère.
    2. Claudia a vécu à Narbonne et son mariage avec Pilate autour de ses 16 ans aurait eu lieu vers Saint-Gilles.
    3. Claudia devait avoir un ou deux ans de plus que Jésus.
    4. Claudia semble avoir été proche des amis de Jésus notamment ceux de Béthanie (Lazare, Marthe, Marie Madeleine). Elle a en tout cas oser intervenir auprès de son mari. Son entourage comptait d’autres proches de Jésus : Jeanne, femme de l’intendant du tétrarque, Manaën, frère de lait d’Hérode Antipas
    5. Pilate appartient à la gens des Pontia, très représentée en Gaule, notamment dans la vallée du Rhône.
      1. Cette famille pourrait s’être enrichie de la navigation sur les fleuves et rivières.
    6. Le nom Pilatus est constitué du suffixe atus porté par des Romains nés dans la Narbonnaise. Les musées d’Arles, Genève, Narbonne, Vienne possèdent des amphores, des vases d’argile et des objets marqués au nom de la gens Pontia.
    7. Pilate et Claudia pourraient être revenus dans les Gaules, certains recherchent leurs traces dans la vallée du Rhône du côté de Vienne et des monts du Pilat.
  • 30. Date estimée de la mort et de la résurrection de Jésus Christ, à Jérusalem.
  • v. 32. Persécution juive contre les Chrétiens.
  • v. 32. Conversion de Paul.
  • v. 34. Martyre d’Etienne et expulsion des «hellénistes» de Jérusalem. Conversion de Paul. Fondation des églises d’Antioche et de Damas.
  • Du vivant de Tibère, aucune persécution des Chrétiens par les Romains n’est connue.
  • 41. L’empereur Claude expulse les Juifs de Rome.
  • 42 44. Persécution d’Hérode Agrippa contre les Chrétiens de Palestine. Martyre de Jacques le Majeur.
  • 4448. 1er voyage de Paul.
  • 4449. Le concile de Jérusalem dispense les Chrétiens des obligations de la Loi juive.
  • v. 45 ? v. 60  ?  Date inconnue. Arrivée des Saintes et des Saints (directement depuis la Terre Sainte ? après une étape à Rome ?) dont la présence semble bien attestée
    1. Aux Saintes-Maries-de-la-Mer (Marie-Madeleine, Marthe, Lazare, Maximin, Marie Jacobé et Marie Salomé, Sarah, Sidoine...).
    2. à Marseille (Marie-Madeleine, Lazare), à Tarascon (Marthe), à Aix-en-Provence (Maximin, réputé 1er évêque, et Sidoine, réputé second évêque), à la Sainte-Baume (Marie-Madeleine), à Saint-Maximin (Marie-Madeleine, Maximin)…
  • 4648. Arles «la rivale de Marseille» est élevée au rang de colonie romaine.
  • Le culte à Marie pourrait avoir commencé à Marseille et cela alors qu’elle était encore vivante. Plusieurs faits convergent dans ce sens :
    1. Les liens familiaux (ses cousines Marie Salomé et Marie Jacobé…) et amicaux des Saints et Saintes de Provence avec Marie.
    2. Les liens symboliques entre les cultes de Diane / Artémis, Apollon, Minerve et celui de Marie (la Lune, le chiffre 7, la Virginité, Ephèse…). Marie s’est vite imposée par rapport à ces cultes majeurs à Marseille depuis la création de la ville par les Phocéens.
    3. Le fait que des lieux de culte à Marie se soient imposés sur les 7 Collines de Marseille en remplacement des cultes païens précités.
    4. La 1ère de cathédrale de Marseille La Major vouée à la Vierge Marie.
    5. La précocité et l’intensité du culte à Anne, mère de Marie : Apt dans le Vaucluse (84), l’une des premières cathédrales de France conserve de remarquables vestiges liés à Anne. Les cultes d’Anne en Bretagne sont souvent reliés à la Provence.
    6. La fin de vie possible de Marie à Ephèse, ville consacrée à Artémis (Diane), déesse des Phocéens de Marseille et ville particulièrement liée à Marseille. Les liens puissants de Marseille avec Delphes (Trésor des Marseillais) consacrée à Apollon, frère d’Artémis renforcent ces rapprochements.
    7. La Vierge Noire de l’Abbaye Saint-Victor de Marseille, plus ancienne abbaye de France avec Lérins à Cannes.
  • 58. Paul est arrêté au Temple à Jérusalem puis emprisonné à Césarée (58-60).
  • 62. Mise à mort de Jacques, le frère du Seigneur et chef de la communauté de Jérusalem par le grand prêtre juif Hanne.
  • 60 – 100. Rédaction des évangiles par Marc, Luc, Mathieu et Jean.
  • Années 60. Martyr des Marseillais Volusianus et Fortunatus.
  • 64. Incendie de Rome, Néron accuse les chrétiens et déclenche la première persécution de l’empire.
  • v. 65. Martyre de Pierre à Rome.
  • v. 67. Martyre de Paul à Rome.
  •  Années 60. Martyr de Torpes, décapité sous Néron et dont la barque aurait échoué à Saint-Tropez (origine du nom).
    1. 68. 29 avril. Disparition de Tropez de Pise (ou chevalier Torpès, ou Torpez, ou Caïus Silvius Torpetius)
    2. C’est avec saint Paul et saint Pierre  l’un des premiers martyrs chrétiens connus en Italie.
    3. Torpès nait à Pise, en Toscane, dans une famille patricienne.
    4. Torpès devient officier de l’empereur romain Néron (37-68), puis chef de sa garde personnelle et intendant de son palais.
    5. Torpès est converti au Christianisme par l’apôtre saint Paul de Tarse dont il assure la garde durant sa captivité à Rome.
    6. Lors de d’inauguration du temple romain de Diane de Pise, Torpès affirme sa Foi en présence de Néron qui lui demande en vain d’abjurer.
    7. Néron le fait flageller mais la colonne à laquelle il est attaché se brise, tuant son bourreau Satellicus.
    8. Furieux, Néron le fait livrer aux fauves mais le lion et le léopard se couchent aux pieds de Torpès.
    9. 68. 29 avril. Torpès est finalement décapité. Néron fait mettre son corps sur une barque avec un chien et un coq. La barque est abandonnée à l’embouchure du fleuve Arno.
    10. 68. 17 mai. La barque échoue sur les plages d’Herakléa (actuelle St-Tropez). Cèlerine, une jeune femme d’Heraklea, est avertie en songe, elle recueille le corps du martyr. Le coq s’envole alors avec un brin de lin vers un champ qui sera dénommé Cogolin… Le chien s’enfuit vers Grimaud… Le nom Grimaud désigne le chien.
    11. Torpès est devenu le saint protecteur des marins et le saint patron de Saint-Tropez.
  • 6970. Evangile de Marc.
  • 70. Destruction de Jérusalem par Titus, début de la diaspora.
  • v. 70 (ou 3e s.). Saint Ruf (Rufus) évangélise Avignon.
  • v. 85. Evangiles de Matthieu et de Luc. Actes des Apôtres.
  • v. 90. Les autorités juives dirigent la douzième bénédiction du Chemoneh Esdeh contre les disciples de Jésus.
  • v. 96. Carus, possible évangélisateur d’Avignon.
  • 9698. Exil de Jean à Patmos.
  • 96102 . Saint Auspice, évêque d’Arles ?
  • v.100. L’évangile selon Jean.

 

 

Naissance du Christianisme en Provence

 

 

La naissance du Christianisme en Provence est un phénomène progressif.

 

  • Les signes deviennent de plus en plus précises mais il n’est pas juste de ne parler de « Naissance » ou de « Sources » du Christianisme seulement à partir des 3ème et 4ème siècles comme il est généralement fait.
  • Le 4ème siècle est « la naissance officielle » du Christianisme en Provence et dans l’Empire romain qui doit tant à l’empereur Constantin 1er Le Grand et à ses parents Constance Chlore et Hélène.
    1. Le concile d’Arles en 314 est la date phare de ce tournant.
    2. Le concile d’Arles confirme par ailleurs l’existence d’un Christianisme déjà bien organisé : évêques, diacres, exorcistes…
    3. Le 4ème siècle est le « brillant siècle du Christianisme en Provence » avec les deux grands phares de Marseille Saint-Victor et le Cannes-Lérins avec des évêques, des abbés et des théologiens provençaux de premier rang.
    4. Le 5ème siècle est tout aussi éclatant où la Provence se présente comme un havre au milieu d’un monde en décomposition.
  • Au cours des siècles 1 et 2 du Christianisme, les signes de l’existence et de la vitalité du Christianisme sont présents et souvent glorieux mais ils faut les mettre à jour.
    1. Ces signes ont, en effet, été gommés par le temps et par des forces puissantes décidées à en faire disparaître les manifestations, à nier les évidences et à semer la confusion par tous les moyens notamment « des exigences scientifiques »  bien au-delà de ce que leurs auteurs appliquent à bien d’autres thèmes de « recherche » et de « communication »…
      1. Les grandes invasions et l’explosion du monde romain se sont accompagnées de destruction massives.
      2. Les destructions et les massacres opérés par les Sarrasins en Provence ont eu des effets graves inversement proportionnels à la faible information qui les concerne.
      3. Les guerres de Religion se sont accompagnées de destructions matérielles considérables et de massacres.
      4. La Révolution française a opéré des massacres, des destructions et des saisies qui ont eu des ondes de choc à écho par la suite, notamment en 1905 où les faits sont allés bien au-delà de la « séparation de l’Eglise et de l’Etat ».
      5. Le relativisme a envahi les esprits plaçant toutes les religions au même niveau. Dans le même temps, toute une série de  sciences, de pseudo-sciences humaines et de superstitions sans compter la religion du politique et de la consommation… disputaient l’autorité du Christianisme en masquant, travestissant, ridiculisant ou minorant  ses fondements les plus solides et les mieux avérés.

 

 

 Les faits à considérer pour comprendre la naissance du Christianisme en Provence

 

 

La Provence Grecque

 

  • A Marseille, on parle grec.
  • La bible (mot grec) est diffusée en langue grecque.
    1. Le vocabulaire chrétien est grec, à commencer par le mot Christ.
    2. La pensée chrétienne est largement grecque.
    3. Paul, citoyen romain naît en Tarse (Asie Mineure sous influence grecque).
    4. Les élites romaines,  celles du Proche-Orient et de l’Egypte (Lagides et Séleucides) parlent et écrivent en grec.
  • Marseille, grecque est particulièrement proche de Phocée, d’Ephèse (capitale de l’Asie) et de Delphes (Marseille y a un trésor) qui vouent un culte particulier à Artémis (Diane des Romains) et à Apollon, dieux et lieux importants pour le Christianisme naissant.
  • Le personnage d’Hercule, si important en Provence se révélera proche de thèmes chers aux Chrétiens avant d’être tourné en ridicule.

 

La Provence Romaine

 

  • Marseille grecque devient romaine avec le siège de Marseille victorieusement conduit par Jules César au milieu du 1er s. av. J.-C.
  • La Provence et les Gaules deviennent le berceau des élites romaines au pouvoir pendant la vie du Christ et pendant les années qui suivent sa mise à mort et sa résurrection. (les travaux de Jean Aulagnier « Le premier Siècle Chrétien » sont précieux en la matière).
    1. Pompée auquel Marseille est restée fidèle jusqu’au bout, au point de subir un terrible siège par César, était celui qui connaissait le mieux le Proche-Orient avec lequel il avait tissé des liens très étroits.
    2. Germanicus, né à Lyon, est l’ami par excellence des Gaulois. C’est lui qui « entouré de gaulois » installe la domination romaine en Judée.
      1. Brillant général, il était promis aux plus hautes responsabilités.
      2. Germanicus meurt d’ailleurs à Antioche victime d’un complot auquel Tibère n’est probablement pas étranger.
    3. L’empereur Tibère est proche des « Gaulois ». La région de Lyon est sa région d’adoption, il a vécu dans les Gaules. Tibère apprécie les capacités administratives et militaires des Gaulois.
    4. Claudia Procula, femme de Ponce Pilate est originaire de la Narbonnaise. Elle appartient à la puissante famille des Claudii (Gens Claudia) à laquelle appartient l’empereur Tibère.
    5. Pons Pilate pourrait être né dans les Gaules. Il est en tout cas très lié à leurs populations. La gens Pontia est bien présente dans la vallée du Rhône. Il épouse Claudia dans la Narbonnaise en l’an 10.
    6. Crinas, le médecin de Néron, est un Marseillais, c’est lui qui – en tant que mécène – finance la construction des murs de la ville de Marseille.
  • Une grande partie des troupes romaines présentes en Judée est originaire des Gaules.
    1. Un grand nombre de ces soldats reviendront s’installer en Provence.
    2. Combien ont été témoins de la Vie et de la mise à mort du Christ ?
    3. Combien ont vécu les « événements antérieurs et postérieurs au ministère du Christ ?
    4. Les officiers, ingénieurs, techniciens, médecins d’origine provençale sont nombreux dans l’entourage des grands généraux et officiers romains en poste au Proche-Orient.
    5. En 2425, un peu avant le baptême du Christ dans les eaux du Jourdain, 4 légions romaines ( 3ème Gallica, 6ème Ferrata, 10ème Fretensis et 1éème Fulminata) sont impliquées autour de la Judée ce qui représente environ 20.000 hommes, un grand nombre sont originaires de la Provence suite à la colonisation romaine toute récente.

 

Les Cultes Celto-Ligures

 

  • Certaines dimensions des cultes Celto-Ligures ont permis un développement du Christianisme.

 

Les liens Provence – Proche Orient et Provence -Egypte

 

  • Les liens entre les savant gaulois, les Druides (très présents dans le sud où la Sainte-Baume est un lieu de rassemblement), et les mages, savants de culture grecque d’Ur (Chaldée) et d’Egypte sont avérés.
  • Marseille, port majeur de la Méditerranée, et Fréjus nouveau port civil et militaire ont des liens maritimes avec l’Egypte et le Proche-Orient.
    1. Les transports d’hommes (soldats, commerçants, fonctionnaires, religieux, marins…) et de marchandises sont intenses.

 

 La réputation de Marseille

 

  • La réputation et les atouts de Marseille sont décisifs dans la naissance du Christianisme en Provence.
    1. Ces atouts expliquent l’attractivité de Marseille pour les Chrétiens qui doivent fuir la Terre Sainte où ils sont victimes de persécutions par les Juifs.
    2. Ces qualités se mettent rapidement au service du Christianisme naissant en favorisant l’émergence d’évêques, de diacres, d’exorciste, de théologiens, d’abbés… qui allient charisme, générosité, efficacité, rayonnement international, charité, élocution, culture…
    3. La Paix fait partie des hautes valeurs de Marseille qui n’accepte pas les hommes en armes à l’intérieur de ses murs. Marseille n’a d’ailleurs jamais montré d’attitudes belliqueuses vis-à-vis de voisins proches et lointains, se contentant de se défendre ou d’aider ses alliés.
  • Marseille a été la principale alliée de Rome dans son ascension. Rome lui en a toujours été reconnaissante.
  • Marseille est réputée pour les qualités de ses navires et de ses marins.
  • Marseille est une université de très haut niveau qui se distingue dans le Droit, la Médecine, la Rhétorique

 

 

 Les premiers signes du Christianisme en Provence

 

 

Terre d’Excellence du Christianisme dans toutes ses dimensions, la Provence est au premier rang de la naissance du Christianisme.

 

 

  • Présence de personnalités importantes.
  • Nombre d’évêchés.
  • Premières abbayes et congrégations (hommes et femmes).
  • Nombre et qualité d’objets : sarcophages, statues, écrits….
  • Liens étroits avec la papauté.
  • Bâtiments, nécropoles….

 

Pris individuellement, les premiers signes sont forts et fondés sur des faisceaux de preuves.

 

  • Une fois rapprochés les uns des autres, ils forment une mosaïque cohérente d’une grande lisibilité.
  • Marie.
    1. Marie n’est pas venue en Provence.
    2. Il semblerait que son culte ait commencé à Marseille alors que Marie était encore vivante.
    3. Il est troublant de constater que Marie triomphante s’impose à Marseille face à Diane /Artémis alors qu’au même moment ou à peu près, Marie a pu vivre dans une discrétion totale à Ephèse, terre mère du culte d’Artémis ! Seul le Christianisme peut produire de telles « coïncidences « . La discrétion de Marie sur la fin de sa vie, le fait qu’elle ne tire aucun orgueil de sa vie de mère de Dieu pourrait bien être en soi une preuve  supplémentaire de ses sentiments  et de ses comportements exceptionnels…
    4. Le culte de Marie  a dans tous les cas été très précoce et très fort à Marseille comme l’attestent plusieurs signes matériels :
      1. Le culte de Marie s’est vite imposé face à celui de Diane, Apollon, Minerve, Jupiter puisque la Vierge a très vite occupé les sommets de Marseille à la place des monuments païens très importants qui s’y trouvaient.
      2. La tradition des « 7 collines de Marseille » toujours occupées par la Vierge Marie a été remarquablement décrite par Son Excellence Monseigneur Augustin Simeone , Evêque de Fréjus et Toulon, lors d’une cérémonie à Saint-Victor le samedi 20 juin 1931.
      3. Très vite, Marseille a honoré Notre-Dame des Confessions et Notre-Dame La Major (nom de la première cathédrale de Marseille louée pour sa magnificence), des titres qui montrent toute la considération donnée à Marie dès les premières heures du Christianisme.
      4. La Vierge Noire de l’Abbaye St-Victor est l’objet de discussions sur sa date et son origine. Quoiqu’il en soit, elle atteste un culte précoce.
  • Marie-Madeleine.
    1. La sainte patronne de la Provence, sœur de Marthe et de Lazare a laissé des signes nombreux et précis de son passage en Provence.
    2. Les sites de Marseille, notamment les Aygalades, de la Sainte-Baume et de Saint-Maximin portent ses empreintes.
    3. Sarcophages, reliques très exceptionnelles  fournissent des preuves matérielles renforcées par les traditions orales et les écrits.
    4. Le tombeau de Marie-Madeleine à Saint-Maximin constitue le 3ème tombeau chrétien après celui du Christ à Jérusalem et celui des Paul et Pierre à Rome (la Vierge Marie n’a pas de tombeau en raison de sa montée au ciel).
  • Marthe.
    1. La sœur de Marie-Madeleine et de Lazare a également laissé des signes nombreux et matériels de son passage en Provence.
    2. La collégiale de Tarascon, les reliques et les traditions écrites et orales s’ajoutent aux découvertes de Marseille, St-Maximin, Les Saintes-Maries, en parfaite cohérence.
  • Lazare.
    1. Le frère de Marie-Madeleine et de Marthe, le « ressuscité  » est considéré comme le premier évêque de Marseille.
    2. Certains ont cru facilement ‘écarter ce fait hautement probable en argumentant qu’il devait y avoir une confusion avec un Lazare d’Aix alors même que cela ne pourrait que confirmer le choix du prénom de Lazare par une famille aixoise ayant à cœur de s’inscrire dans la tradition la plus parfaite… Ainsi, loin d’écarter l’hypothèse de la présence de Lazare avec cet argument nous l’utilisons au contraire pour renforcer la présomption de sa présence en Provence avec ses sœurs et Maximin, leur compagnon.
    3. Soulignons également que la présence de la famille de Béthanie en Provence pourrait avoir été motivée par des raisons bien précises : le lien avec Claudia, la femme de Ponce Pilate, la réputation économique de Marseille pour une famille de souche grecque possédant des propriétés et exerçant des activités agricoles en Judée…
    4. Rappelons également que la famille de Béthanie a joué très tôt un rôle d’hospitalité pour les Galiléens venus de loin  et peu aimés et considérés par les populations de Samaritains et les habitants de Jérusalem… Protégés par le pouvoir romain et par leur puissance économique en Judée, ils n’ont pas manqué de la quitter lorsque la situation est devenue insupportable. leur déplacement massif avec familles et serviteurs en Provence est bien d’une cohérence totale.
  • Maximin.
    1. Réputé proche de la famille de Béthanie (un cousin ?), Maximin aurait tenu dans ses bras Marie-Madeleine qui rendait son dernier souffle.
    2. Un monument de Saint-Maximin commémore ce souvenir bien émouvant.
  • Marie Salomé.
    1. Nièce de sainte-Anne.
    2. Femme de Zébédé.
    3. Mère de saint Jacques le Majeur et de saint Jean l’Evangéliste.
    4. Elle est  enterrée aux Saintes-Maries-de-la-Mer où les reliques ont été trouvées sous le règne du roi René au 16e s.
  • Marie Jacobé.
    1. Belle sœur de la Vierge marie et nièce de sainte Anne.
    2. Mère de Jacques le Mineur.
    3. Elle est enterrée aux Saintes-Maries-de-la-Mer où les reliques ont été trouvées sous le règne du roi René au 16e s.
  • Sarah.
    1. Sainte patronne des Gitans.
    2. Servante des Maries ?
  • Fortunatus et Volusianus.
    1. Années 60. Alors que Pierre et Paul qui évangélisent Rome meurent en martyrs, Marseille a deux martyrs chrétiens.
    2. Une pierre funéraire érigée en leur honneur a été retrouvée en 1837.
    3. Ainsi, sous le règne de Néron, à une époque où le Christianisme a commencé à se développer en Asie Mineure et prend ses marques en Italie, deux personnes sont martyrisées par le feu à Marseille.
  • Reliques d’Anne à Apt.
  1. Et si Anne était venue en Provence ? Vivante ou Morte ? Ce n’est pas impossible… Jean-François Mongibeaux l’imagine embarquant avec son mari Joachim sur un navire phénicien qui se rend aux îles Cassitérides (actuelles îles Scilly au large de la Cornouaille) pour y rechercher de l’étain…
  2. Ce qui est probable, c’est que les reliques d’Anne aient été transportées en Provence par ses nièces Marie Jacobé et Marie Salomé.
  3. Le fait est que la Cathédrale Sainte-Anne d’Apt dans le Vaucluse lui est consacrée et qu’elle contient des reliques et un voile réputé lui avoir appartenu. Apt, rappelons-le a été l’une des tous premiers évêchés de France. Apta Julia était une colonie créée par Jules César.
  4. Voir article Anne en Provence.

 

  • Oui les faits sont lourds et convergents.
  • Oui le Christianisme est bien né en Provence dès le 1er siècle.
  • Oui les siècles suivants seront encore brillants avec la multiplication des ordres et des congrégations, la Paix, les papes en Avignon

 

 

Plusieurs  questions méritent d’être posées

 

 

  • Que sont devenus Claudia et Pilate ? Les monts du Pilat près de Vienne (France) ne portent-ils pas son nom ?
  • Comment peut-il y avoir eu des martyrs vers 60 à Marseille sans l’existence d’une communauté déjà assez forte ?
    1. Comment peut-il y a voir eu une communauté forte sans la présence d’un apôtre (on sait qu’aucun apôtre, pas même Paul qui en avait le projet n’est venu à Marseille) ?
    2. La présence des membres de la famille de Béthanie (Marie-Madeleine, Marthe, Maximin) n’est-elle pas la réponse à cette question ?
  • Le fait que Constantin ait élu domicile à Arles et que ses fils et d’autres en aient fait de même a -t-il pu se faire sans considérations religieuses ?
    1. La résidence impériale qui avait une fonction symbolique très forte et le pouvoir impérial qui avait autorité sur la religion pouvaient-ils choisir un lieu sans de fortes considérations religieuses ?
    2. S’agissant de Constantin qui a tant apporté au Christianisme l’installation à proximité des Saintes-Maries-de-la-Mer, de Tarascon (Marthe), de Marseille et de la Sainte-Baume pouvaient -elle être « fortuite » ?
  • Pourquoi Cassien a t-il fait construire sur la Sainte-Baume, à une journée de marche de Marseille et sur les hauteurs, un escalier de plusieurs centaines de marches au début du 4e s.  si ce n’est pour une raison très importante comme la présence de Marie-Madeleine ?

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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