Danses en Provence © Fred – Fotolia.com

 

 

Provence 7

Danses Provençales


 

 

 

 

 

 

 

Histoire des danses provençales


 

 

Jacopo Chiamenti représente dans ce tableau le mariage de Catherine de Médicis avec le futur roi Henri II. A l’extrême droite, on reconnaît le père du Dauphin, François Ier.

 

 

  • 1533. 28 octobre. Le mariage de Catherine de Médicis avec le futur roi de France Henri II est un temps fort de l’histoire de la danse.
  • 17e s. Sous Louis XIV, Colbert impose à ses officiers la pratique de la danse afin de renforcer leur souplesse et de leur permettre de briller en société.
    1. La venue en Provence de ces officiers pour leur retraite aurait stimulé la diffusion de nombreuses danses.
  • 1850. La Mazurka est reprise dans une pièce de théâtre « Le Ballet des Filles de Marbre ».
  • 1924. Création du groupe Lou Riban de Prouvènço par la poétesse avignonnaise Farfantello, à la demande du Marquis Folco de Baroncelli.
  • 1935. Création de la Confédération Nationale des Groupes Folkloriques.
  • 1959. Création de la Fédération Folklorique Méditerranéenne.
  • 1959. Création de La Miougrano.
  • 1963. Création de Li Gai Farandoulaire.
  • 1963. La Libellule Martégale disparue, Laurette et Lucien Durand créent l’Ecole Félibréenne La Capouliero.
  • 1970. Création de l’Estello Aubanenco.
  • Années 1970. Création des premiers festivals de folklore.
  • 1985. Création de Lou Cepoun Frejuren.
  • 1989. 1ère édition du Festival de Martigues.
    1. Le Groupe Folklorique La Capouliero devient un Ballet Folklorique.
  • 1999. Création de l’Escandihado.
  • 2000. Création de l’Oustau de la Culturo Prouvençalo d’Avignoun.
  • 2013. 22-30 juillet. 25ème anniversaire du Festival de Martigues.

 

 

Festivals de danses provençales


 

 

  • Festival de Martigues.
  • Festival International de Folklore de Gap Baratier.

 

 

Principales Danses Provençales


 

 

La description des danses provençales est complexe pour plusieurs raisons :

 

 

  • La très grande variété des danses :
    1. Danses cosmiques (ex. Les Cordelles).
    2. Danses de métiers (ex. Les Fileuses).
    3. Danses de fertilité (ex. La Moisson).
    4. Danses de séduction (Ex. Branle, Gavote, Rigodon)…
  • Les versions locales avec des variantes très différentes d’un village à l’autre.
  • Les évolutions.
    1. Les danses folkloriques ne sont pas figées, elles continuent d’évoluer.
  • Chaque danse est intimement liée à des éléments de la musique, à des instruments (gaboulet/fifre, tambourin, violon, grosse caisse, grelots, cymbales…), à des traditions vestimentaires… autant d’éléments que Provence 7 décrit avec davantage de précisions à l’avenir dans des rubriques adaptées et avec les variantes propres à chaque village ou quartier.

 

 

Danses provençales

 

  • Aubagnaise
    1. Sur un rythme de valse, cette danse glorifie la ville d’Aubagne à travers toute la Provence .
  • Brandi Gavot ou Le Branle Montagne
    1. Cette danse s’effectue avec des sabots.
    2. Les pas sont ceux des montagnards qui doivent être plus marqués que ceux des danses de la plaine avec de forts frappements de pieds qui sont censés stimuler la terre et aider les plantes à pousser…
  • Branle de Saint Elme
    1. Danse pratiquée chaque fois qu’un nouveau bateau était mis à l’eau.
    2. Plusieurs symboles :
      1. Le mât, arbre cosmique.
      2. La marche en serpent des danseurs, symbole de la fertilité.
      3. Le thème du fil.
  • Cocos
    1. Danse évocation de l’invasion de la Provence par les Sarrazins.
    2. Les danseurs sont conduits par un homme noir. Ils ont tous le visage noirci.
    3. Sur la poitrine, les mains et les genoux les danseurs portent des noix de cocos qu’ils choquent les unes contre les autres.
    4. A l’origine, les danseurs portaient des morceaux de bois. Ce n’est qu’après la découverte des colonies que les cocos remplacent les bois.
  • Cordelles
    1. Cette danse met en scène la roue, emblème solaire.
    2. Les Cordelles font partie de ce que l’on appelle les danses astrales ou cosmiques (liées au Soleil, à la Lune…).
    3. Elle figure également une danse de métier avec les Cordelles figurant le tressage de la corde.
  • Epées. Le Bacchu-Ber ou Danse des épées.
    1. Tradition très présente à Briançon/Pont-de-Cervières (05).
    2. Certains la font remonter à la Grèce ancienne.
    3. Christianisée, cette danse est placée sous la houlette de saint-Roch.
    4. La danse peut s’effectuer sans musiciens. Les femmes interprètent alors une mélopée lancinante qui est scandée par les pas des danseurs.
    5. Le principe de base est celui d’une danse en chaîne, les danseurs exécutant avec des épées une cinquantaine de figures géométriques en tenant chacun le bout de l’épée d’un autre sans jamais le lâcher.
    6. La danse simule aussi un assaut des danseurs tentant de gagner les faveurs de leurs cavalières.
    7. Dans les rites archaïques, l’épée, la pique ou le bâton symbolisent les rayons du Soleil et la ronde évoque le cycle de l’éternel recommencement.
    8. Chaque cavalier peut aussi porter une orange ou, selon la saison, un bouquet. Une couronne de fleurs peut être disposée au-dessus des danseurs.
    9. Les hommes croisent le fer en cadence, puis présentent le fruit ou le bouquet aux dames. Ils se multiplient les croisements sur un air sautillant.
    10. L’orange, tenue par les danseuses, donne le sens de cette danse qui est une évocation de la fertilité avec le fruit comme symbole du Soleil.
  • Farandole / Farandoulo
    1. Danse provençale par excellence.
    2. Danse en chaîne ouverte.
    3. Expression de la joie de vivre du peuple.
    4. Nombreux symboles : la spirale, le serpent, le passage sous l’arc des bras…
    5. Ses liens avec l’Antiquité grecque pourraient être attestés par des bas reliefs et des vases de la plus haute antiquité figurant des danseurs avançant en front ouvert tout en se tenant par les mains.
    6. La Farandole est considérée comme une danse pouvant avoir été exécutée primitivement autour du feu, pris comme support du soleil, de la lumière, ce qui correspondrait à la signification archaïque de sa principale figure, la spirale.
    7. L’air probablement le plus connu est celui de la « farandole des Taracaires ou du roi René ».
  • Fileuses
    1. Au centre de la chorégraphie, la quenouille considérée comme l’arme de la femme dans un pays d’éleveurs et de bergers.
    2. Les jeunes bergers viennent y conter fleurette à des fileuses qui les ficèlent bien vite.
    3. La laine y tient une grande importance et les fileuses évoquent un pouvoir magique, faisant et défaisant les liens de la vie quotidienne et ceux de la destinée, thème Homérien entre tous.
    4. Cette danse dite « à liens » évoque également le système solaire avec la dépendance des planètes par rapport au Soleil.
  • Fricassée
    1. Danse rituelle représentant la lutte entre l’été et l’hiver.
    2. La Fricassée est interprétée comme un jeu et dansée sur une mesure à deux temps.
    3. Le thème de cette danse est le mime d’une taquinerie entre un homme et une femme et se termine par une réconciliation et des embrassades.
  • Gavotte
    1. Certains voient ses origines dans la région des gaves, d’autres dans le pays de Gap (05).
    2. Son existence est attestée au 16e s. et se popularise au 17e s. comme danse de bal ou de théâtre, le plus souvent pratiquée en couple.
    3. C’est une danse française populaire qui se pratique en chaîne ouverte sur un rythme modéré ou assez vif.
    4. La Gavotte se situe musicalement dans la famille baroque. Rameau a écrit pour le clavecin une « gavotte variée » (1728).
    5. Les formes de la Gavotte sont devenues nombreuses depuis les gavottes bretonnes jusqu’aux gavottes des montagnes.
  • Gigue.
    1. Cette danse rapide voire très raide est folklorique mais serait d’origine anglaise ou irlandaise (jig ou jigg).
    2. La Gigue se pratique en Ecosse, au Canada, en Belgique (la chapelloise) et en Provence.
    3. La Guigue est souvent la dernière danse introduite dans une suite baroque.
  • Jardinières
    1. Danse de métier ou de loisir qui est proche de la danse des treilles du Languedoc.
    2. Les danseurs forment des arabesques et des voûtes avec des arceaux fleuris.
  • Matellotte
    1. Au pays des marins-pêcheurs, la danse simule les gestes propres à la navigation afin d’attirer les bonnes grâces des divinités, de la mer ou des éléments.
  • Mazurka
    1. Danse polonaise adoptée par les Provençaux au 19e s.
    2. Le félibre Charles Rieu lui donne sa force et sa spécificité provençales.
  • Moisson
    1. Ancienne dans la vallée de l’Ubaye
    2. Cette danse mime la moisson : la semence, la germination, la récolte avec les faucilles et le glanage des derniers épis.
    3. La Moisson est autant un jeu dramatique qu’une danse à proprement parler.
  • Rigaudon
    1. Cette Danse avec sauts est encore une danse de fertilité qui vise à faire pousser la végétation.
    2. 1664. Le Rigaudon est jugé indécent. Il est interdit pour finalement devenir… une danse de cour.
  • Volte
    1. Danse à trois temps dans laquelle le cavalier prend sa partenaire par la taille pour la faire « virevolter ».

 

 

Fédération Folklorique Méditerranéenne


 

 

Danses-Provençales-Fotolia_

Danses Provençales en Avignon. © illustrez-vous – Fotolia.com

 

 

 

 

Ecoles / Groupes


 

 

 

 

 

Mots Clés : ,
.