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Danses Sud-Américaines en Provence


 

 

 

 

 

 

 

  • Argentine, Brésil, Uruguay… exercent une forte influence sur la danse en Provence.
    1. Les liens historiques de la Provence avec l’étranger, notamment au travers de ses ports puis de ses aéroports, les échanges touristiques et culturels intenses et vivants avec l’Amérique latine y contribuent.
    2. L’importance de la population d’origine espagnole et portugaise en Provence est également à l’origine de l’engouement pour les danses sud-américaines.
    3. Il y a plus encore, le climat, la culture des Suds, la mouvance latine qui s’expriment par exemple dans les mêmes passions musicales et sportives, football et beach-volley notamment…
    4. Ces passions sud-américaines s’expriment principalement au travers de la Capoeira, de la Samba et du Tango.

 

 

Capoeira


 

 

Capoeira-2

 

  • Par ses racines, la Capoeira n’est pas une danse mais un art martial.
  • La Capoeira devient une danse dans certaines conditions.
    1. Pour masquer sa véritable identité.
      1. La Capoeira est à l’origine un art martial afro-brésilien qui se développe au Brésil au temps de l’esclavage.
      2. Etymologiquement, le mot Capoeira désignerait une clairière d’herbe rase (langage des indiens Tupi-Guarami) ou un poulailler (en portugais). Il désigne en tout cas un lieu où les esclaves s’entraînaient à combattre.
      3. Afin de dissimuler cette activité, les esclaves prétendaient qu’il s’agissait d’une danse.
      4. A l’approche de leurs maîtres, les esclaves transformaient ainsi rapidement un combat en une sorte de danse agile.
    2. Par évolution.
      1. 1930Manuel dos Reis Machado, plus connu sous le nom de Mestre Bimba, fonde la première école de Capoeira à Salvador de Bahia.
      2. Machado désigne son activité sous le nom de Capoeira Regional.
      3. Afin d’avoir pignon sur rue, Mestre Bimba en fait un art martial sportif et n’accepte dans son académie que des personnes pouvant certifier d’un travail ou d’un honnête statut.
      4. C’est ainsi, que ses premiers élèves sont en majorité des jeunes blancs de bonne famille.
      5. Il faut attendre les années 1970 pour voir la Capoeira gagner le Monde, principalement les USA et l’Europe et accéder à un statut entre art martial et danse.
    3. Par mode. Avec son développement renforcé par les arts de la rue et la prolifération des chaînes de télévision, la Capoeira renforce sa pratique.
      1. La dimension esthétique l’emporte et la rapproche encore de la danse.
      2. C’est ainsi que se développe la Roda (la ronde en français) qui est le cercle formé par les capoeiristes lors des jogos (jeux).
      3. Les écoles se structurent avec le Maître, le Contre-Maître, le Professeur, l’Instructeur, le Moniteur et l’Elève.
      4. Le Maculelê et la Samba de Roda sont des danses pratiquées dans la Capoeira.

 

 

Samba


 

 

  • Qui dit Brésil dit Samba, Football et Carnaval
  • Qui dit Provence dit Football et Carnaval, la Samba n’est donc pas très loin !
  • Danse nationale du Brésil, la Samba est le symbole du Soleil et de la fête, de la musique et des écoles de danse…
  • Gilberto Bebel, Jorge Ben, Chico Buarque, Stan Getz, Gilberto Gil, Sergio Mendes, Daniela Mercury, Milton Nascimiento, Baden Powell, Caetano Veloso… sont des vedettes de la musique au Brésil.
    1. Ils sont devenus des célébrités en Provence aux Saintes-Maries-de-la-Mer, en Arles, à Nice, à Marseille, à Martigues, à Menton, à Cannes, à Saint-Tropez… où brille le Soleil et où fleurissent les écoles de danse sud-américaines.
  • Le mot Samba est d’origine angolaise.
    1. Il  signifie « prier », « invoquer » en bantou, certains pensent qu’il pourrait venir du mot semba en Bantou qui signifie « nombril ».
  • La Samba se développe dans la communauté noire de Salvador de Bahia au Brésil.
  • La Samba est également influencée par les marches militaires importées d’Europe.
  • 1917. Enregistrement de la première Samba « Pelo telefone » interprétée par Donga et Mauro Almeida.
  • 1930. Première école de Samba de Rio.
  • Années 1950. Des musiciens blancs, Joao Gilberto et Tom Jobim conçoivent une évolution de la Samba qui est nommée Bossa Nova.
  • Milieu des années 1980La Samba connaît un nouvel essor avec la pagode qui utilise une petite guitare à quatre cordes (cavaquinho) sur des paroles très populaires, souvent en argot.
  • 1985. La Samba-Reggae, se développée dans l’Etat de Bahia sous influence jamaïcaine.
  • Les années 2000 se traduisent par l’influence du Funk et du Hip-Hop sur la Samba.

 

 

Tango


 

 

  • Le nom de tango désigne deux formes de danses relativement différentes :
    1. Le tango d’origine, danse d’improvisation, qui revient à la mode.
    2. Le tango européen de salon qui est fortement organisé et composé.
  • Ces danses ont en commun de se danser à deux, d’être des marches et de voir un partenaire guider l’autre qui se laisse aller naturellement dans la marche sans chercher à deviner les pas.
  • 2009. Le Tango est Inscrit au Patrimoine mondial immatériel de l’Unesco.
  • 2013. Les champions et vice-champions du Monde de « Tango Salon » se produisent au Festival de Martigues, pour le 25ème anniversaire du Festival.

 

Le tango des origines : argentin rioplatense et uruguayen

 

  • Rio de la Plata, Buenos-Aires et Rosario, en Argentine, et Montevideo, en Uruguay constituent le second plus important pole d’immigration de toute l’Amérique après New York.
  • Ces terres de naissance du Tango voient arriver Espagnols, Italiens, Allemands, Français, Polonais, Russes… qui vont écarter les noirs de la société tout en assimilant la culture du tango (endroit où le négrier parquait les esclaves avant l’embarquement, probablement par référence au mot tango « lieu fermé » en langue Kongo).
  • Ce tango des origines est essentiellement fait d’improvisation.
    1. Ce tango imite, souvent par moquerie, des gestes africains qu’il combine à la danse en couple, mazurka et polka typiquement européenne.
    2. Souvent dansé entre hommes, il n’y a alors qu’une seule femme pour trois hommes, le tango (et le milonga qui lui est proche), sont pratiquées sur fond de Nostalgie de l’Europe, de recherche de divertissement à tout prix, de misère et très souvent dans des bordels.
    3. Ce tango des origines connaîtra plusieurs cycles : déclin avant l’âge d’or des années 1940-1955, nouveau déclin jusqu’aux années 1980 où il connaît une renaissance qui s’emballe en Argentine et en Uruguay dans les années 1990 avant de gagner les USA et l’Europe.
    4. 2009. L’inscription au Patrimoine immatérielle de l’Humanité de l’Unesco vient couronner ce triomphe.

 

Le tango de salon

 

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 Tango de salon. © Konstantin Sutyagin – Fotolia.com

 

 

  • 19001929. Le tango gagne les USA et l’Europe.
    1. Le Tango évolue vers une danse de salon et se codifie rapidement.
    2. La danse d’improvisation devient une danse  très technique avec des figures parfaitement définies.
    3. C’est en France le premier temps des bals musette.
  • Le déclin du à la crise de 1929 et à la guerre, voit le tango de salon revenir en force dans les années 1950, avec l’accordéon roi.

 

Tango dans la Provence d’aujourd’hui

 

  • Les deux tendances rioplatense et tango de salon se retrouvent.
  • Les plus anciens sont plutôt attachés au tango de salon alors que les plus jeunes se passionnent pour le tango d’improvisation.

 

Culture tango : Milonga, Bals et Cabeceo

 

  • Autrefois une danse, le milonga désignerait plutôt aujourd’hui un lieu où l’on danse le tango voire une soirée dansante.
    1. Ce lieu est dédié au tango par apposition au bal qui est plus irrégulier dans son objet et sa fréquence.
  • L’espace de danse du tango réclame une certaine discipline.
    1. S’agissant d’une marche en avant avec une bonne part d’improvisation et de changement de direction, il est important de donner au bal le sens inverse des aiguilles d’une montre afin de limiter la gêne possible.
  • Le cabeceo désigne la forme d’invitation par le regard d’un partenaire à danser.
    1. Un regard détourné indique un refus, un regard soutenu mutuel accompagné d’un léger signe de tête de l’homme signifie une invitation.

 

 

Livres liés à Danses Sud-Américaines en Provence


 

 

 

livre-danses-latines

2011. Danses LatinesElisabeth Dorier-Apprill. Collection Autrement.

 

 

livre-danser-le-tango

1996. Danser le TangoJacques Bense. Edition Bornemann.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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