Liste, Histoire et Missions des Navires Scientifiques français


La Calypso et Ifremer à la pointe de la recherche mondiale © Sylvain Gonnet – Johann / Flickr.com

 

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Liste, Histoire et Missions des Navires Scientifiques français


 

  • La France a longtemps été à la pointe des navires scientifiques dans le Monde.

 

Les précurseurs de l’Océanographie en France


 

  • 1720. Création en France du Dépôt des Cartes de la Marine afin de conserver les archives des navigateurs et des explorateurs pour analyser ces renseignements afin de dresser des cartes marines.
  • Consulat. Très importants travaux de Beautemps-Beaupré de la mer du Nord à l’Adriatique.
  • 1816. Début des levées systématiques des côtes de France qui sont achevés en 1845.
  • 1864. Révision générale des cartes  des côtes de France.
  • 1880. Construction de l’aviso Chimère conçu pour l’hydrographie des côtes de France et de l’Afrique du Nord.

 

Naissance de l’Océanographie


 

  • 18031805. Le russe Krouzenchtern entreprend la première campagne océanologique avec un tour du Monde à bord de la Neva et de la Nadeshda.
    1. Le savant rapporte notamment un grand nombre de mesures de la température de l’eau.
  • Années 1830. Des expéditions scientifiques sont organisées.
  • 18531857. Américains et Britanniques effectuent des sondages par grande profondeur afin de définir les meilleurs itinéraires pour la pose de câbles télégraphiques sous-marins.
  • 18721877. Le navire Challenger britannique donne une nouvelle dimension à l’océanographie naissante.
    1. Allemagne, Autriche, Danemark, Etats-Unis, Grande-Bretagne, Russie, Suède notamment lancent des expéditions.
    2. Les besoins de cartes marines plus précises se fait sentir.
    3. Les armateurs de pêche développent la recherche halieutique.
    4. L’apparition des navires à vapeur permet de suivre des routes plus directes et plus précises. La capacité de maintenir le navire en station permet des mesures, des sondages, des relevés, des carottages.
    5. Le raccourcissement de la durée des voyages et les meilleurs conditions de vie à bord permettent aux scientifiques de prendre la mer et de mieux collaborer avec les gens de mer.
  • Les progrès techniques se multiplient :
    1. Appareils de mesures et de prélèvements.
    2. Utilisation de treuils à vapeur pour remonter dragues et chaluts…
    3. Sondeurs, courantomètres, thermomètres à renversement, « bouteilles à eau », filets de drague, chaluts… constituent un arsenal élargi, plus utilisable, plus précis…

 

1868. La Clorinde © vp-13

  • La France est alors un peu en retrait avec toutefois quelques acteurs institutionnels et des chercheurs entreprenants :
    1. Service hydrographique de la Marine animé par l‘amiral Mouchez et l’ingénieur Beautemps-Beaupré (travail important de cartographie).
    2. Des laboratoires de biologie marine sont actifs en coopération avec la Marine nationale.
    3. 1868. La Clorinde conduit la première campagne océanographique pour la Marine nationale.
      1. 1845. Construction du navire de type frégate à Cherbourg.
      2. 1857. Reclassement du navire comme croiseur à batterie.
      3. Après l’installation d’une machine à vapeur, le navire est envoyé pour faire des observations en Mer d’Islande.
    4. 1880. La Marine nationale missionne les 2 avisos Talisman et Travailleur pour des croisières de recherches géologiques, hydrologiques et biologiques en Méditerranée et dans l‘Atlantique.
    5. 1882. L’aviso La Romanche est envoyé au Cap Horn, dans les canaux de Patagonie et les îles Malouines pour des sondages et des dragages.
    6. 1892. L’aviso-transport la Manche est mis à la disposition du professeur Pouchet du Museum d’Histoire Naturelle afin de se rendre en Islande et au Spitzberg.
    7. 1896. Le remorqueur Caudan effectue une mission de sondages et de dragages dans le Golfe de Gascogne.

 

Sextant © Calsidyrose – Flickr.com

  • Création et développement d’outils de mesures fiables.
    1. Chronomètres.
    2. Sextants.

 

Recherches biologiques et halieutiques


 

  • Vers 1850. Ouverture de la station de Saint Vaast la Hougue par le Museum d’Histoire Naturelle.
  • 1853. Le Collège de France ouvre la station de Concarneau.

 

Marseille. Laboratoire d’Endoume. Antoine Fortuné Marion (1846-1900) – Domaine Public.

  • 1869. La Faculté des Sciences de Marseille ouvre la Station d’Endoume.
  • La Faculté des Sciences de Paris crée 3 stations biologiques : Roscoff en 1872, puis Banyuls et Wimereux, proche de Boulogne, inaugurée en 1874.
  • 1883. La Chambre de Commerce de Boulogne fonde une station aquicole qui possèdera son propre navire en 1902.

 

Premiers pas sous la mer


 

  • 1819. 1er scaphandre à casque inventé par Siebe en Allemagne.
  • 1865. Les français Rouqueyrol et Denayrouze mettent au point le 1er appareil autonome.
  • 1882. Londres. Présentation à l’exposition navale du scaphandre portatif Fleuss Duff & Co qui fonctionne à l’oxygène en cycle fermé avec une autonomie de 4 heures à 12 m.
  • 1884. la Revue Le Yacht annonce la prochaine mise en service à Nice d’un observatoire sous marin suspendu sous un bâtiment de surface pouvant accueillir 15 personnes jusqu’à 200 m de profondeur… En fait, il deviendra réalité 70 ans plus tard…

 

Pionniers de l’Océanographie


 

Albert 1er Scientifique et Prince de Monaco © D’après Timbre de Monaco © VP-13

Prince Albert Ier. François Cogné © Fotolia.com – Hirondelle II © Flickr.com

  • Prince Albert 1er de Monaco.
    1. Initié à la navigation à voile à des fins touristiques, le Prince Albert développe un travail scientifique considérable avec 3 voiliers, un yacht et un petit navire..
      1. L‘Hirondelle. Goélette à coque en bois sans machine auxiliaire à partir de 1885.
      2. Princesse Alice lancée le 12 février 1891. Trois-mâts goélette conçu spécialement pour les travaux océanographiques.
        1. 18921897. 7 campagnes majeures en Méditerranée.
      3. Princesse Alice II. Goélette à deux mâts lancée le 27 novembre 1897.
        1. 18981899. 2 voyages d’exploration autour du Spitzberg.
        2. 19011910. 10 campagnes sont conduites principalement aux îles Canaries, à Madère et aux îles du Cap Vert.
          1. 1901. La TSF est installée à bord.
      4. Eider. Petit navire construit à la Rochelle sur commande du Prince qui l’utilise notamment pour faire un levé hydrographique des abords de la Principauté de Monaco jusqu’aux fonds de 1 000 m.
      5. Hirondelle II.
        1. 1911. 6 février. Yacht lancé à La Seyne.

 

Expédition Polaire Jean Charcot 1903-1905 © Liam Carter – Flickr.com

  • Commandant Charcot.
    1. 1893. Construction du premier Pourquoi Pas ?, un voilier de régates et de plaisance.
    2. 1902. Charcot s’éloigne du yachting pour orienter ses voyages sur mer autour de la Science.
      1. Achat de la Rose-Marine, goélette en fer construite en 1886.
    3. 1903. Charcot lance son Français, une goélette 3 mâts.
    4. 1908. Charcot lance son nouveau Pourquoi-pas ?
      1. Le navire s’illustre dans l’Antarctique avant de devenir un navire école de la marine marchande puis comme école des chefs de quart.
  • Les frères Railler du Baty.
  • Les yachtmen.
  • Premiers bateaux des laboratoires de biologie marine.
    1. 1905. La Station biologique de Roscoff se dote du Pluteus, cotre à tape-cul de 13 m équipé d’un moteur.

 

L’Utile. 475 tonnes. 49,5 m de long. 7,57 m de large. Tirant d’eau 3,41 m. Vitesse 13 nœuds.

  • Service Hydrographique de la Marine (SCHM).
    1. 1880. Entrée en service de l’aviso la Chimère, un petit bateau parfaitement démodé.
    2. 1907. L’Utile, remorqueur construit à Lyon en 1894 est transformée en bâtiment hydrographe. Le bateau reste en fonctionnement jusqu’en 1936.
  • Recherches halieutiques.
    1. Le port de Boulogne est pionnier dans l’étude des mouvements des poissons et leurs relations avec les conditions hydrologiques.
    2. 1902. Armement du voilier-école Hareng.
    3. 1906. La station se dote du la Manche, 1er bâtiment spécialement conçu pour l’halieutique.
      1. 26 m de long. 6m de large. Vitesse 8,5 nœuds.

 

L’entre 2 guerres la fin des Mécènes


 

  • La recherche évolue principalement sous l’initiative de mécènes et entrepreneurs privés.
    1. L’engagement public est faible.
    2. Les personnalités du prince Albert de Monaco et du commandant Charcot sont à la pointe des évolutions.

 

19181939. Evolution lente des techniques

  • A première vue, la navigation évolue assez peu.
  • Certaines évolutions sont toutefois sensibles.
    1. Les radiophares commencent à compter.
    2. Des gyro-compas équipent quelques rares bâtiments mais ils restent trop coûteux.
    3. Les sondeurs acoustiques qui permettent de savoir la hauteur de la colonne d’eau sous le navire connaissent de réels progrès.
    4. Le sondeur à ultrasons de Langevin et Florisson s’impose mais le coût et la fragilité du matériel restent encore problématiques.
    5. La TSF exerce plusieurs influences sur la navigation.
      1. Transmission très rapide d’un message abolissant les distances.
      2. Les informations transmises par la TSF renseignent sur la météorologie et les icebergs.
    6. Débuts des mesures de gravimétrie en mer.
    7. Sous la mer, le scaphandre à casque est plus souvent utilisé.
      1. 1926. L’invention du scaphandre autonome par Le Prieur attend encore le détendeur automatique pour être opérationnel.
    8. 19301934. L’américain William Beebe réussit des plongées à 908 m avec sa sphère suspendue à un câble.

 

19181939. Disparition de pionniers majeurs

  • 1922. 26 juin. La mort du Prince Albert de Monaco met fin à une remarquable séquence de recherches par un savant de premier rang.
    1. Le Musée Océanographique de Monaco poursuit son œuvre.
    2. 1922. La mise en service du nouvel Eider, construit par les chantiers de Cannes et d’Antibes avec le réemploi d’éléments du 1er Eider marque toutefois un temps fort.
      1. 37 tonnes. Longueur de 17,65 m? Largeur de 4,56 m. Tirant d’eau de 1,7 m. Vitesse des 17 nœuds.
      2. Le navire souffre toutefois d’un manque d’autonomie.

 

Maquette du navire des expéditions polaires de Jean-Baptiste Charcot, le « Pourquoi pas ? IV ».

Photographie prise par Semnoz en octobre 2004 © fr:musée océanographique de Monaco. Wikipedia.

  • 1936. 16 septembre. La disparition du Pourquoi Pas ? de son équipage et de son commandant Charcot dans une tempête au large de l’Islande semble clore cette période de l’avant-guerre.
    1. La commandant Charcot . 18671936.
    2. Navigateur. Explorateur. Océanographe français.
    3. Les Pourquoi Pas ? IIIIII et IV sont 4 navires d’exploration polaire du commandant Charcot.
    4. 2005. Ce nom est de nouveau donné à un navire océanographique de l’Ifremer et du Shom en hommage aux précédents.

 

Toujours plus profond dans les abysses


 

Faits majeurs de l’après-guerre 39-45

  • L’impérieux besoin de reconstruire la France.
    1. La flotte commerciale et la flotte militaire ont subi des dégâts considérables.
    2. Les chantiers navals sont en ruine.
    3. Les côtes sont infestées de mines et encombrées d’épaves.
    4. Les ports de commerce doivent être déblayés.
    5. Les premiers efforts de la recherche portent sur l’halieutique et l’hydrographie.
    6. Les sous-marins peuvent plonger à plus de 300 m.
    7. La guerre froide s’accompagne de la création d’une puissante flotte de sous-marins soviétiques.
    8. Les besoins de la navigation aérienne civile exigent une connaissance aussi précise que possible des conditions météorologiques avec des vols longue distance au-dessus des océans.
    9. Le développement de la pêche industrielle s’accompagne d’une connaissance des zones de pêche et de techniques de congélation nouvelles.
    10. La biologie marine connaît un essor fulgurant.

Commandant Cousteau et les Bathyscaphes du Professeur Piccard © 

Maquette de la Calypso © Therry A Paris Flickr.com

  • Les grandes avancées de la recherche portant sur le Sixième Continent ne sont alors pas le résultat d’une volonté politique mais d’initiative personnelles et privées : Cousteau et sa Calypso, le professeur Piccard
    1. Le scaphandre autonome du commandant Le Prieur développé et perfectionné par Cousteau et Gagnan.
    2. En Suisse, le professeur Piccard invente le bathyscaphe.
  • Pourtant, la Seconde Guerre mondiale a vu se mettre en place des progrès majeurs :
    1. Le Radar, développé pour les aéronefs et appliqué sur mer.
    2. Le Sonar pour la détection des sous-marins qui sert à détecter des bancs de poissons.
    3. Systèmes de navigation radioélectriques avec précision accrue, couvertures larges.
      1. Des systèmes à courte portée permettent de se placer avec la précision du décamètre et parfois du mètre.
      2. Des systèmes de navigation par inertie marquent les années 50.
      3. La Suède se distingue par ses découvertes sur le sondage sismique et le carottier Kullenberg

 

Renforcement et créations d’organismes

  • Le Service hydrographique de la Marine nationale.
  • 1945. La Marine nationale crée une équipe chargée du matériel de plongée sous le commandement du lieutenant de vaisseau Cousteau.
  • 1946. L’équipe devient le GERS (Groupe d’Etudes et de Recherches Sous-Marines) puis, le GISMER (Groupe d’Intervention Sous la Mer).
  • 1954. Les recherches halieutiques sous la responsabilité de l’OSTPM qui est rebaptisé ISTPM (Institut Scientifique et Technique des Pêches Maritimes).
  • 1954. L’ORSC (Office de la Recherche Scientifique Coloniale) créé en 1943 est rebaptisé ORSTOM (Office de Recherche Scientifique et Technique de l’Outre-Mer).

 

Les navires de l’après-guerre

  • Au lendemain de la guerre, la France ne dispose que de 2 navires scientifiques.
    1. Le Président Théodore Tissier.
    2. L’Amiral Mouchez.

 

Navires Météorologiques


 

  • France I.
  • France II.
    1. Rebaptisé Legacy comme luxueux navire de croisière.

 

Navires Polaires


 

  • Commandant Charcot.
    1. Désarmé au début des années 50.
  • Norsel et Magga Dan, navires danois affrétés.
  • Gallieni. Navire des Messageries Maritimes desservant Madagascar réaffecté aux missions polaires.

 

Marion Dufresne © Mikos 35 – Flickr.com

Marion Dufresne (2) © Philippe Guillot / Pixabay.com

  • 1er Marion Dufresne.
    1. 1972. 16 mars. Lancement au Havre.
    2. 3 900 tonnes. 112,1 m de long. 18,5 m de large. 6,30 de tirant d’eau. Equipage 37. Vitesse 15 nœuds.
  • Second Marion Dufresne
    1. 1995. Entrée en service.
    2. 10 130 tonnes. 120,50 m de long. 20,60 m de large. 6,95 m de tirant d’eau. Equipage 37. Vitesse 17 nœuds. Jusqu’à 93 passagers (110 selon certaines sources).

 

La Curieuse © loguer 27 – Flickr.com – L’Astrolabe © Fabien Petit – Flickr.com

  • Curieuse.
    1. Ancien chalutier.
    2. 310 tonnes. 25 m de long. 7,60 m de large. Equipage 6 hommes et 12 passagers.
  • Astrolabe.
    1. 1988. Mise en service.
    2. 2 000 tonnes. 63,6 m de long. 12,8 m de large. 4,8 m de tirant d’eau. Equipage 13 hommes et 48 passagers.
  • Antartica.
    1. Commandé par le docteur Jean-Louis Etienne à Villeneuve-la-Garenne.
    2. 136 tonnes. 35,8 m de long. Vitesse 13,5 nœuds.
    3. A son bord, l’ancien vainqueur de la Coupe America a été assassiné par des pirates en Amazonie.

 

Recherche hydrographique


  • La Recherche.
  • L’Octant.
  • La Boussole.
  • L’Estafette.
  • La Découverte.
  • Le d‘Entrecasteaux.
  • La Pérouse.
  • Le Borda.
  • L’Arago.
  • L’Origny.
  • Paul Goffeny.
  • Robert Graud.
  • Corail.
  • Zelée.

 

Recherche universitaire et CNRS


  1. Thetys II.
  2. Catherine Laurence.
  3. Nereis II.
  4. Professeur Georges Petit.
  5. Côte d’Aquitaine.
  6. Côtes de la Manche.
  7. Côte de Normandie.
  8. Mysis.
  9. Sépia II.

 

Recherche Scientifique outre-mer l’ORSTOM


  • Ambariaka.
    1. Madagascar.
  • Le Vauban.
  • Coriolis.
  • Alis.
  • Capricorne.

 

Navires sous pavillons étrangers mis en œuvre par l’ORSTOM


 

Antéa © Filamon 44 – Flickr.com

    1. André Nizery.
    2. Louis Sauger.
    3. Laurent Amaro.
    4. Reine Pokou.
    5. N’Diago.
    6. Antéa.
      1. Le plus grand catamaran en aluminium alors construit en France.
      2. 420 tonneaux. 35 m de long. 1,70 m de large. Vitesse 13 nœuds. Effectif 12 + 10 scientifiques.
    7. Jacques Daget.

 

CNEXO


 

 

Le Noroît © Lance Andrewes – Le Suroît © Philippe – Flickr.com

© François Guiganton – Flickr.com

CNEXO  – Centre National d’Exploitation des Océans

  • 1967. Le CNEXO est créé en 1967 par Yves La Prairie afin de remplacer le COMEXO (Comité pour l’Exploitation des Océans).
  • 1982. La fusion du CNEXO et de l’ISPM, décidée en Conseil des Ministres, est à l’origine de l‘Ifremer formée en 1984.

Navires du CNEXO

  • Jean Charcot.
  • La Pelagia.
  • Le Noroît.
  • Le Suroît.
  • Le Cryos.
  • La Thalia.
  • Le Job Ha Zelian.

 

ISTPM


 

  • Institut Scientifique et Technique des Pêches Maritimes.
    1. 1953. 14 octobre. L’ISTPM remplace l’Office Scientifique et Technique des Pêches Maritimes par décret.
    2. L’ISTM est chargé « d’effectuer les travaux ou recherches relevant du domaine des sciences de la mer et intéressant directement les pêches maritimes et les industries qui s’y rattachent« .
    3. 1982. La fusion du CNEXO et de l‘ISPM, décidée en Conseil des Ministres, est à l’origine de l‘Ifremer formée en 1984.
  • Navires de l’ISTM.
    1. Ichtys.
      1. 1964. Entrée en service.
      2. Petit bateau effectuant des chalutages jusqu’à 800 m de profondeur.
    2. Gwen Drez.
      1. 1976. Entrée en service.
      2. 249 tonnes. Longueur 24,5 m. Larguer 7,4 m. Tirant d’eau 3,5 m. Vitesse 10 nœuds.

 

IFREMER


 

© Navire Thalassa – Chrispit 1955 / Nautile Airsafe.com Foundation Flickr.com

 

  • 1984. Fusion du CNEXO et de l’ISTPM en 1982 donnant naissance à lIFREMER.

 

© H64BIQ – Jean-Claude Coquaud / Flickr.com.

  • Atalante. 1er navire construit aux Ateliers et Chantiers du Havre.
    1. 1990. Entrée en service.
    2. Stabilisation par citerne passive.
    3. Système de positionnement dynamique.
    4. Portique arrière basculant de 22 t.
    5. Portique latéral articulé de 5 t.
    6. 4 treuils grands fonds électroporteurs.
    7. Grue de 100 t…

© Michel Floch – Flickr.com

  • L’Europe.
    1. Catamaran cofinancé par l’IRCAM italien.
    2. Destiné principalement à la recherche halieutique.
    3. 264 tonnes. Longueur 29,60 m. Largueur 10,60 m. Tirant d’eau 3,45 m.
  • La Thalassa.
    1. 2 900 tonnes. Longueur 74,50 m. Largeur 14,90 m. Tirant d’eau 5,80 m. 16-25 hommes d’équipage + 25 scientifiques.

   

Pourquoi Pas ?Thalassa  – L’Atalante ©Michel Floch / Flickr.com – Marion Dufrene © Communication TAAF – Alexandre Trouvilliez / Flickr

  • 2018. Janvier. La Flotte est unifiée par l’Ifremer.
  • 2020. La flotte océanographique française compte 4 navires hauturiers (Pourquoi pas ? – L’Atalante – Thalassa – Marion Dufresne ), 7 navires semi-hauturiers et côtiers (AnteaAlisL’Europe – Côtes de la Manche – Téthys II – Thalia – Haliotis), 7 navires de station (Antédon II..) et de ses engins sous-marins (Nautile – Victor 6000 – AsterX – Idéfx – Ariane – Ulyx) et des équipements mobiles capables d’intervenir jusqu’à 6000 m de profondeur,
    1. Les 3 plus importantes flottes de recherche européennes sont la Grande-Bretagne, l’Allemagne et la France.
    2. Une direction de 80 personnes est en charge des opérations et du développement technologique avec une compagnie d’armement de 350 personnes (la SAS Genavir).
    3. Plus de 3500 chercheurs, ingénieurs et techniciens de la communauté scientifique (Ifremer, CNRS, IRD, universités, Museum national d’histoire naturelle, Institut de physique du globe…) utilisent les outils de la Flotte océanographique française.
    4. Chaque année, environ 300 nouvelles publications se nourrissent ainsi des données récoltées lors de ces campagnes menées en mer.
    5. Cette Très Grande Infrastructure de Recherche (TGIR) réalise également des missions d’intérêt public pour l’évaluation des ressources halieutiques et pour l’observation et la surveillance des milieux côtiers.
    6. Ses travaux servent les instances nationales et européennes chargées de fixer des quotas de pêche.
    7. Un partenariat de long terme avec la Marine nationale autour du Pourquoi pas ? (navire financé à 45% par le Ministère de la Défense).
    8. La Flotte océanographique française réalise également des missions d’hydrographie hauturière.

 

CERBOM


 

Centre de Recherches Biologiques et Océanographiques Médicales

  • 19611962. Affectation à Nice.
  • 19651996. Activités avec des petits navires : Leda, chalutier de 10 m, Saint Maurice IV, ketch, Noéric II, ketch en acier de 14 m, Noéric III goélette en acier de 18,5 m de long, 5,25 m de large et 2,4 m de tirant d’eau, équipé d’un laboratoire de 12 m2.
  • 1996. Le CERBOM cesse ses activités.
    1. Le Noéric III continue à naviguer au profit de l’Université Internationale de la Mer de Cros-de-Cagnes (06).

 

Recherche militaire


 

  • Laboratoire d’Océanographie de l’Ecole navale.
    1. 1992. Création.
    2. 2 bâtiments : La Glycine et l’Eglantine.
  • Direction des Centres d’Expérimentations nucléaires.
    1. 1964 création de la DIRCEN (Direction des centres d’Expérimentation Nucléaire).
    2. La Rance est un navire de soutien logistique spécialement équipé pour effectuer des mesures fines de radioactivité dans ses 6 laboratoires.
      1. 2075 tonnes. Longueur 101,05 m. Larguer 13,10 m. Tirant d’eau 4,25 m. Effectif : 150 hommes et 118 passagers. Distance franchissable 13 000 nautiques à 13 nœuds.
    3. 1965. Achat du chalutier anglais Atlantic Dolphin renommé La Coquille.
    4. 1974. Le Marara remplace La Coquille.
      1. 1973. Construction aux Ateliers et Chantiers de La Manche à Dieppe.
  • Bâtiments d’essais et de mesures.
    1. Bâtiments destinés à la mise au point des missiles balistiques de la force de dissuasion.
    2. 1964. Achat du pétrolier italien Maina Morasso (1960) rebaptisé Henri Poincaré.
      1. 2 radars de trajectographie.
      2. Station de télémesures.
      3. Station de télémesures.
      4. Sonar.
      5. Installations météorologiques et d’océanologie.
      6. 2 hélicoptères lourds Super Frelon.
      7. 2 canons de 20 mm.
      8. 1992. Désarmé.

 

Monge © Adrian Cunningham – Flickr.com

  • 1992. 4 novembre. Mise en service du Monge.
    1. Construit par les Chantiers de l’Atlantique. Lancé le 6 octobre 1990.
    2. 21 040 tonnes. Longueur 225 m. Largeur 24,84 m. Tirant d’eau 7,64 m. Rayon d’action 23 000 miles. Vitesse 16 nœuds. Effectif 108 hommes et 184 scientifiques.
    3. Vaste plate-forme d’appontage de plus de 600 m2. sur la plage arrière et d’un hangar pouvant accueillir 2 hélicoptères Super Frelon.
    4. Sa principale mission est de suivre pendant leur vol les engins balistiques de la force de dissuasion, leurs ogives et les leurres qui le accompagnent en phase finale.
    5. De façon plus générale, le navire fait de la surveillance de l’espace.

 

Recherche Pétrolière.


 

  • Travaux conduits par l’Institut Français du Pétrole (IFP).
  • 1963. Début des méthodes de prospection en mer avec le Terebel, ancien chaland de débarquement type LCT.
    1. 1971. Fin de carrière du Terebel après d’importants travaux sur le plateau continental français, notamment en Méditerranée.
  • 19641988. La Petite Marie Françoise conduit des recherches pétrolières en mer.
  • 19651977. Le De Hoop rebaptisé Florence poursuit des recherches pétrolières.
  • 1977. Le Lady Parkes construit à Aberdeen en 1966 est acheté par la Société Immobilière du Val d’Oise, filiale à 100% de l’IPF.
    • 1985. Rebaptisé Résolution, le navire est vendu à la Compagnie Générale de Géophysique.

 

Recherche et transport du Gaz


  • SEGANS. Société d’Etudes du Transport et de la Valorisation du Gaz Naturel du Sahara.
  • 1962. Transformation du mouilleur de filets britannique Plantagenêt en bâtiment de recherches sous-marines rebaptisé Amalthée.
    1. Ce navire localise dans le Détroit de Gibraltar une épave romaine par 400 m de fond.

 

Pénétration sous la mer


 

Bâtiments supports

  • Gustave Zélé et Marcel Le Bihan.
  • Nadir.
  • Triton.
  • Talisman.
  • Abeille Supporter.
  • Castor 02.
  • Minibex.
  • Janus. Catamaran en Aluminium.

 

Engins habités

  • FNRS III.
  • Archimède.
    1. 1960. Juillet. Livraison à l’arsenal de Toulon.
    2. 1961. 28 juillet. Lancement.
    3. 1975. Mise en réserve à Toulon.
    4. 1978. Désarmement.
  • SP 3000 / Cyana. Soucoupe plongeante à 3000 m du Commandant Cousteau.
    1. 1966. Présentation par le commandant Cousteau au COMEXO.
    2. 1967. Programme confié au CNEXO qui le rebaptise Cyana.
    3. 1970. Premiers essais.
  • SM 97 / Nautile.
    1. 1984. Construction par CNEXO afin de plonger à 6 000 m et d’explorer 97% des océans.
    2. 1985. Essais à Porto-Rico.
  • Griffon.
    1. Destiné principalement à la récupération d’engins militaires et à l’investigation d’épaves.
    2. Sous-marin d’exploration construit par l’Arsenal de Toulon.
    3. 19701973. Construction.
    4. 1974. 1ers essais.
    5. 1993. Désarmé et exposé sur un terre-plein de l’arsenal de Toulon.
  • Licorne.
    1. Sous-marin d’intervention porte-plongeurs développé par la Marine nationale.
    2. Destiné à la recherche, la récupération ou la destruction d’objets sur le plateau continental.
    3. 1980. Premiers essais.
    4. 1993. Abandon.
  • Saga. Sous-Marin d’Assistance à Grande Autonomie. Surnommé crache-plongeurs.
    1. 1971. Construction commencée et arrêtée.
    2. Milieu des années 1980. Reprise.
    3. 1987. 1ère plongée.
    4. Après 1990. Désarmé et vendu à la Ville de Marseille pour y être exposé.
  • Nérée. Sous-marin de la COMEX.
  • Remora 2000. Sous-marin de la COMEX.
    1. Bras de télémanipulation à 5 axes.
  • PC 1801 et PC 1802.

 

Engins non habités


 

  • La Raie. Construit pour l’IFREMER.
    1. Engin remorqué au-dessus du fond.
    2. 1978.
  • Le Scampi. Système de Caméras Ponctuel Interactif.
    1. 1987. Entrée en service à l’IFREMER.
  • SAR (Système Acoustique Remorqué).
    1. Essais à bord du Marion Dufresne.
    2. 1985. Mise en œuvre pour des recherches sur le Titanic.
    3. 1990. Utilisation par le navire de recherches canadien Hudson.
  • Télénaute.
    1. Développement dans les années 60.
  • Robin.
    1. 1986. Construit par Intersub pour l’IFREMER.
    2. Utilisé sur le Titanic.
  • Victor 6000.
    1. Robot d’investigation optique piloté par câble.
    2. Profondeur de 6 000 m.
    3. 1998. Entrée au service de l’IFREMER.
  • ERIC.
    1. Réalisé par l’Arsenal de Toulon pour la Marine nationale.
    2. 1993. Désarmé.
  • Achille. Plusieurs robots sous-marins développés par la COMEX portent ce nom.
  • Super-Achille.
  • Epaulard. 1er engin sous-marin inhabité autonome eu Monde.
    1. 19771979. Réalisation pour l’IFREMER par ECA.
    2. 1989. Retiré du service.
  • ELIT. Engin Libre Inhabité Acoustique.

 

Tendances récentes des recherches


 

Développements de l’Océanographie

  • Les grandes tendances s’articulent autour de 6 grands axes.
    1. Biologie marine ou Ecologie marine.
      1. Etude de la faune et de la flore des océans ainsi que de leurs interactions écologiques.
        1. L’ichtyologie, science des poissons en fait partie.
    2. Océanographie chimique.
      1. Etude de la Chimie des Océans.
    3. Géologie marine.
      1. Etude de la géologie du fond des océans, notamment la tectonique des plaques.
    4. Océanographie physique.
      1. Etude des caractéristiques physiques de l’océan : structure thermohaline, étude des vagues, étude des marées, étude des courants marins…
    5. Météorologie maritime.
    6. Ingénierie maritime.

 

La pêche ou halieuthique

  • Activité consistant à capturer des animaux aquatiques (poissons, crustacés, céphalopodes…).
  • Dans leur biotope (océans, mers, cours d’eau, étangs, lacs, mares).
  • Pratiquée par les pêcheurs, comme loisir (pêche récréative ou pêche sportive), profession (pêche commerciale) ou pour assurer une autosuffisance alimentaire (pêche de subsistance).
    1. Les techniques et engins de pêche sont nombreux, dépendant de l’espèce recherchée, du milieu, ou encore du bateau ou de l’outil utilisé.
    2.  Pêche à pied, pêche sous-marine, pêche au bord de mer ou en mer, ces activités sont le plus souvent encadrées par une réglementation qui tend à se renforcer afin de protéger au mieux la biodiversité, l’environnement et les ressources halieutiques (terme qui désigne la connaissance de la biologie et de l’exploitation des ressources de la pêche).

 

Plongeur inspectant un câble sous-marin © Kassgallerie-FlickR.com

Activités liées à la mer particulièrement en vue

  • La recherche des métaux rares devient particulièrement importante.
  • L’évolution, la pose et la sécurité des câbles sous-marins.

 

Recherches Archéologiques

  • Archéonaute.

 

Navires et Engins Scientifiques dans le Monde de A à Z


 

  • Abeille supporter 1982. Achille 1990. Actea 1980. Ailette 1920. Ailette 1945. Alabama 1862. Albatros 1946. Alciope 1964. Alcyon 1995. Aldébaran 1930. Alfa 1920. Ali Amirov 1977. Alidade 1922. Alidade 1947. Alis 1987. Amalthée 1964. Ambariaka 1960. Amiral Charner 1934. Amiral Mouchez 1937. Andrée 1905. André Nizery 1970. Antartic 1903. Antartica 1989. Antarès 1927. Antéa 1995. Antédon 1957. Arago 1991. Archéonaute 1967. Archimède 1962. Ardent 1932. Argyronète 1965Arlequin 1902Armandia 1965Astrolabe 1922. Astrolabe 1947. Astrolabe 1964. Astrolabe 2000. Atalante 1990. Atlantic Dolphin 1965. Austral 1906. Austral 1937. Aventure 1945.

 

Livres pour en savoir plus


 

Navires-de-Commerce-françai

2013Navires de commerce françaisJean-François Durand. Gérard Cornier. Dictionnaire et encyclopédie. Marine Editions.

 

2012Marines de ProvencePatrick Boulanger. Tiennik Kérével. Ed. Equinoxe.

 

Transports-Maritimes-Mobil-

2012Les transports maritimes de Mobil Oil FranceClaude Lanoiselée. Marine Editions.

 

Ranaissance-navale

2007Renaissance Navale – Les Nouveaux Navires De Surface. FrançaisMichel Perchoc. Editions Marines.

 

2003. Un siècle de navires scientifiques français. Contre-Amiral Bernard Estival. Editions du Gerfaut.

 

2000. Les Navires De Commerce Français . Jean-François Durand. Marine Editions.

 

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