© Verlinden

 

 

Accueil Provence 7

Saint-Mitre-les-Remparts à visiter (13)


 

 

 

 

 

 

 

  •  Saint-Mitre-les-Remparts est un village du département des Bouches-du-Rhône (13).
  • Code postal. 13920.
  • Habitants. Saint-Mitréens.
  • Superficie. 21,02 km2.
  • Altitude. 10 m – 142 m.
  • Population. 5 912 habitants (2015).
  • Coordonnées. N  43°27’11.9″  E  5°00’50.1″Cliquer sur le lien texte pour afficher la carte de la commune de Saint-Mitre-les-Remparts.
  • Identité. Nom. Armoiries.

 

 

st-mitre-armoiries-1

Armoiries de la cité © Verlinden.

 

 

Situation de Saint-Mitre-les-Remparts (13)


 

 

 

Communes limitrophes de St-Mitre-les-Remparts

 

 

Accès à St-Mitre-les-Remparts

 

 

Distances de St-Mitre-les-Remparts

 

 

 

La Nature à Saint-Mitre-les-Remparts


 

 

Reliefs, sols

 

  • Territoire accidenté en avancée sur l’Etang-de-Berre.
  • Petits plans autour du village.
  • Relief relevé à l’ouest avec le village et à l’est sur le littoral avec le point culminant de 142 m.

 

Rivières, eau

 

  • Etang-de-Berre.
  • Etang de Citis.
  • Etang de Lavalduc.
    1. Classé à l’Inventaire du Patrimoine Naturel de Provence-Alpes Côte d’Azur et en Zone Importante pour la Conservation des Oiseaux.
  • Etang du Pourra.
  • Etang d’Engrenier.
  • Etang de Magrignane. Asséché.
  • Sources.

Forêts, arbres

 

  • Collines boisées de pins.

 

Activités agricoles, gastronomie

 

  • Vignes, vins.

 

Activités dans la nature

 

  • Camping.
  • Balades.
    1. Itinéraire du Crépon aux Rocalèdes.
      1. 7 km. 2h – 2h30. Balisage Bleu. Départ du parking de La Manare.
      2. Proche du village et le long du canal.
      3. Superbes points de vue.
    2. Itinéraire Saint-Blaise.
      1. 6,8 km. 2 h. Balisage Jaune. Départ parking du site archéologique Saint-Blaise.
      2. Beau et facile circuit dans les sous-bois de la forêt de Castillon.
      3. Monter la route goudronnée. Passer la chapelle de l’enceinte. Passer la barrière DFCI. Longer le grillage jusqu’au panneau de balisage. Suivre l’itinéraire « Boucle de la forêt de Castillon« .

 

 

Histoire de Saint-Mitre-les-Remparts


 

 

 

Site archéologique de Saint-Blaise © michelgrangier – Fotolia.com

 

 

  • Saint-Blaise réunit une des plus extraordinaires successions de civilisations en Provence et en France sur un même plateau.

 

 

Préhistoire / Antiquité

 

  • Passé celte – celto-ligure, grec, romain, paléochrétien mis a jour par d’importantes fouilles notamment réalisées par Henri Rolland en 1935.
  • Cité grecque de Mastralaba.
    1. Oppidum grec probablement du 4e s. av. J.-C.
  • Antique agglomération marchande d‘Ugium (Saint-Blaise).
    1. Perchée sur un plateau escarpé.
    2. Entre l’étang de Citis et celui de Lavalduc.
    3. Abandonnée sou12e s. s le Haut-Empire romain.
    4. Souterrain romain faisant communiquer les étangs du Pourra et de Lavalduc.

 

Du Moyen-Âge à la Révolution française

 

  • v. 9e s. Le site voisin de l’antique Ugium est saccagé par les Sarrazins.
  • 12 e sCastrum Sancti Mitrii (château-fort de Saint-Mître) est cité. Il pourrait s’agir d’une tour en bois.
  • Basilique paléo-chrétienne.
  • 12e s. Paroisse de Castelveyre citée (actuel St-Blaise).
  • 13e s. Un château en pierres, propriété de l’archevêque d’Arles, est construit.
  • 1230. Enceintes reprenant les remparts gallo-grecs.
  • 1395. Les exactions de Raymond de Turenne seigneur des baux, conduisent la population à déserter totalement le hameau de Castelveyre bâti sur es ruines de l’antique Ugium
    1. La population se réfugie alors dans le château Saint-Mitre (Sanctus Mitrius).
    2. De Castelveyre ne subsiste que la chapelle Saint-Blaise et des vestiges des villes haute et basse.
    3. L’archevêque autorise la population à agrandir le château et à étendre les fortifications.
  • 1407. Les nouveaux remparts font 12 m de haut, 1,5 m d’épaisseur
  • 1407. Fusion de Saint-Mitre, probablement créé au 9e s. et de Castelveyre, actuel Saint-Blaise.
  • 15e s.17e s. Prospérité qui culmine au 17e s. fondée sur le blé, la vigne, l’olivier, le sel, le vermillon ou kermès.
    1. La cité se développe alors en dehors de ses remparts dans des faubourgs.
  • 18e s. Plusieurs facteurs entament un déclin.
    1. 1709. Le gel détruit la presque totalité des oliviers.
    2. 1720. La peste partie de Marseille ravage la Provence.
  • 19e s. La population quitte Saint-Mitre.
  • 1793. 988 habitants.
  • 1794. 23 février. La commune change de nom et s’appelle Belle-Font, référence à la fontaine sous l’église actuelle.
    1. Jusqu’à la fin du 19e s. la place de La Fontaine est occupée par une grosse tour ronde qui emprisonne la source et le lavoir à l’intérieur des remparts.
    2. Cette Tour de Guet du Comte de Provence sert de prison jusqu’en 1835.

 

Période contemporaine

 

  • 1896. 489 habitants.
  • 1946. 405 habitants.
  • Années 19601970. Le village se déploie de nouveau stimulé par les implantations industrielles de Fos-sur-Mer et le développement de la pétrochimie.
  • 1962. 1 029 habitants.
  • 1968. 1 411 habitants.
  • 1993. Mai. Inscription des Remparts à l’Inventaire Supplémentaire des Monuments Historiques.
  • 1999. 5 458 habitants.
  • 2012. 5 721 habitants.
  • 2015. 5 912 habitants.

 

 

Village, monuments et bâtiments remarquables de Saint-Mitre-les-Remparts


 

 

  • Le site archéologique de l’antique Saint-Blaise représente un formidable réservoir historique.
    1. Situé sur la route d’Istres, RD 51.
    2. Fondation liée à l’économie du sel.
    3. Il correspond à une ville grecque puis gallo-romaine occupée à minima du 4e s. av. J.-C. jusqu’au 5e s. ap. J.-C.
      1. Oppidum Gaulois.
      2. Cité paléochrétienne d’Ugium.
      3. Castrum médiéval de Castelveyre.
    4. La précision de la taille et de l’ajustement des blocs est remarquable.

 

 

st-mitre-entree-1

Porte médiévale © Verlinden.

 

 

  • Saint-Mitre est encore partiellement ceint de ses remparts du 14e s.
    1. Le village est perché sur un éperon rocheux qui domine l’Etang-de-Berre.
    2. Longs merlons (partie pleine d’un parapet située entre deux créneaux) de l’enceinte médiévale.
    3. Deux portes de ville ogivales. Porte sud 15e s. – 17e s. Porte St-Mitre 15e s. – 18e s.
    4. Des habitations utilisent les remparts comme murs.

 

 

st-mitre-5

Fenêtre à meneaux © Verlinden

 

 

  • Des hôtels particuliers (15e s. – 18e s.), témoins de la richesse passée fournie par la culture de l’olivier, donnent un peu de cachet au site villageois.
    1. Beaux linteaux.
  • Hôtel de Ville.
    1. 1654. Construction de la Maison des Consuls adossée au rempart.
    2. Rapidement revendue à un particulier pour besoin d’argent.
    3. 1993. Inscription à l’inventaire supplémentaire des Monuments Historiques.
  • Rue Irénée Sabatier.
    1. N°2. Ancien hôpital Saint-Jacques. 1714. L’entablement de la porte se joint à la fenêtre d’étage.
    2. N°5. Beau porche en arc brisé.
  • Remparts et fortifications.
    1. Rue des Espérettes. Le plus bel alignement de remparts avec leur hauteur d’origine de 12 m.
  • Porte des Espérettes.
    1. Ouverture pratiquée  sous le Second Empire permettant une meilleure circulation de l’air dans le village.
  • Porte Sud des remparts.
    1. Dite Porte de Martigues ou Portail Tour de Vielle.
    2. Fin 14 e s. comme l’enceinte.

 

 

st-mitre-2

Lavoir rénové. © Verlinden.

 

 

  • Fontaine des Trois Canons.
    1. Milieu 17e s.
    2. Abritée sous une voûte.
    3. Lavoir couvert adjacent.

 

 

st-mitre-moulin-1

Moulin à vent du 17e s. © Verlinden

 

 

  • Moulin à vent.
    1. Sur le parking nord.
    2. 1626. Construction.
    3. 19e s. Utilisation comme silo à grains.
    4. 1985. Une campagne de restauration lui rend ses ailes.
    5. Voir article Moulins à vent en Provence.
  • Pigeonnier ruiné.
    1. Le long de la petite route menant à l’étang du Pourra.
    2. 1642. Construction.
    3. L’édifice  a conservé sa planche d’envol en lauzes.
  • Petit musée historique et archéologique intéressant.

 

 

st-mitre-6

Avenue Charles de Gaulle. © Verlinden.

 

 

Monuments chrétiens de Saint-Mitre-les-Remparts


 

 

st-mitre-1

Eglise St-Blaise et St-Mitre © Verlinden

 

 

dsc04132

Statue de saint Mitre. © Verlinden

 

 

st-mitre-4

Nef de l’église. © Verlinden

 

 

st-mitre-3

Colonne romaine et bénitier. © Verlinden

 

 

  • Eglise Saint-Blaise-et-Saint-Mitre.
    1. 15e s. et 17e s.
    2. Inscrite à l’inventaire supplémentaire des Monuments Historiques.
    3. Architecture défensive : bretèche, meurtrières.
    4. Bénitier qui est un ancien autel votif païen retourné, dédié à Junon.
    5. Les premiers Chrétiens en ont taillé les angles afin d’en faire une cuve octogonale ce qui a eu pour effet de supprimer la dernière ligne de dédicaces.
    6. Dauphins sculptés. Ils étaient considérés comme amis des hommes (philanthropes) par les Grecs.  reconnus comme des sauveteurs en mer, les Chrétiens les associent symboliquement au Christ sauveur.
  • Chapelle Saint-Blaise / Sainte-Anne.

    1. Isolée dans la pinède.
    2. 1614. Construction.
    3. Imposant édifice.
    4. Plusieurs sarcophages monolithes mis à jour.
  • Chapelle Saint-Michel.
    1. Le long de la voie rapide qui contourne le village. La chapelle domine l’Etang de Berre.
    2. Origine romane.
    3. 1971. Inscrite à l’inventaire supplémentaire des Monuments Historiques.
    4. Restaurée.
    5. Clocheton tourné perpendiculairement.
    6. Utilisée actuellement pour des animations culturelles.
  • Nombreuses croix de carrefour.

 

 

Célébrités liées à Saint-Mitre-les-Remparts


 

 

  • Brauquier (Louis). Marseille, 14 août 1900Marseille, 7 septembre 1976. Ecrivain et Poète tourné vers le monde maritime.
    1. Enfance à Saint-Mitre-les-Remparts où il revient vivre sa retraite.
    2. Officier de la Marine Marchande, il navigue à bord des bateaux des Messageries Maritimes de 1926 à 1960.
  • Rostaing (Charles). Istres, 9 octobre 1904Saint-Mitre-les-Remparts, 24 avril 1999. Linguiste. Ecrivain. Spécialiste de la toponymie provençale.
    1. Spécialiste de l’œuvre de Frédéric Mistral.
    2. 19561962.  Capoulié du Félibrige.
    3. Il passe une grande partie de sa vie à Saint-Mitre-les-Remparts où il prend sa retraite en 1974.
    4. L’expression « Les Remparts » rattachée au nom de la commune de Saint-Mitre, lui est due.

 

 

Fêtes, manifestations, marchés de Saint-Mitre-les-Remparts


 

 

  •  Juillet. Dernier dimanche. Fête.
  • Septembre. 8. Pèlerinage à la chapelle St-Blaise.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Mots Clés : , , ,
.