Cathédrale Saint-Sauveur © Verlinden

 

 

 

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Cathédrale Saint-Sauveur Aix-en-Provence à visiter


 

 

 

 

 

 

 

 

 

  • C’est l’église cathédrale de l’archidiocèse d’Aix-en-Provence.
    1. Arles et Embrun (siège)
  • Eglise dédiée au saint Sauveur (Jésus-Christ).
  • Styles Roman et Gothique.
  • Etapes majeures. 6e s. 12e s. 16e s.

 

 

 

 Accès à la Cathédrale Saint-Sauveur d’Aix-en-Provence


 

 

Clocher de la cathédrale St-Sauveur © Verlinden

 

 

 

 

 

Histoire de la Cathédrale Saint-Sauveur d’Aix-en-Provence


 

 

  • Aquae Sextiae Saluvorium (Eaux de Sextius et des Salyens) est une colonie romaine renommée pour la vertu de ses eaux thermales.
    1. Plutarque, Pline l’Ancien, Tite-Live… vantent ses thermes, son forum, son emplacement stratégique.
    2. L’intensité des échanges entre la Terre Sainte et la Provence explique l’implantation rapide d’une importante communauté chrétienne.
    3. Parmi ces derniers, les Chrétiens persécutés par les juifs avaient de bonnes raisons de venir s’établir sur une terre prospère de forte culture grecque et romaine.
  • L’identité des premiers chrétiens et l’origine de l’église d’Aix-en-Provence n’est pas établie mais plusieurs hypothèses d’intérêt existent.
    1. Saint Maximin, compagnon de Marie-Madeleine, Marthe et Lazare serait à l’origine de l’église d’Aix-en-Provence.
    2. Le successeur de Maximin serait saint Sidoine l’aveugle né de l’Evangile.
    3. Une première chapelle aurait alors été dédiée au saint Sauveur (Jésus Christ).
    4. Le fait est que la famille de Béthanie réputée pour son accueil des Galiléens a eu un rôle majeur dans la Vie du Christ.
      1. Cette famille pourrait avoir eu des activités économiques importantes en Terre Sainte.
      2. Maximin pourrait avoir été l’intendant de cette famille.
    5. La nature de cette famille, sa vraisemblable culture grecque, ses liens possibles avec la Provence pendant leur vie en Terre Sainte et le rôle de chacun par la suite en Provence font l’objet de recherches passionnantes.
    6. L’importance de ce groupe nous invite très largement à donner l’attention et la considération la plus grande à tout ce qui les concerne.
  • 3e s. L’existence du martyr saint Mitre, persécuté sous Dioclétien, auquel est attribué un sarcophage et un culte sur le site aixois de Notre-Dame-de-la-Seds.
  • La cathédrale se situe sur le trajet de l’ancienne Via Aurelia.
    1. Son emplacement est très proche de l’ancien Forum Romain.
    2. Un fragment de mur romain ainsi que les colonnes du baptistère pourraient provenir d’un temple antique dédié à Apollon.
      1. Cette hypothèse est fondée sur les travaux de l’historien Pitton (1654) qui pensait ce temple était dédié à une divinité solaire.
        1. La découverte d’une statue à la cuisse découverte en serait la base.
  • 4e s. Aix devient capitale de la nouvelle province romaine. Son évêché est en concurrence avec celui d’Arles.
  • 5e s. – 6e s. (voire au tournant du 4e s.). Les bases du baptistère semblent dater de cette période post constantine. On l’associe souvent à l’épiscopat de Basilius.
  • 8e s. et 9e s. La cathédrale est détruite lors des attaques sarrasines.
  • 11e s. La Provence libérée de l’occupation musulmane, la partie romane de la cathédrale est construite.
    1. Un mur semblerait remonter au Haut Moyen-Age.
    2. La construction est attribuée à l’archevêque Rostang de Fos (il est important de rappeler le rôle des Seigneurs de Fos dans la Libération de la Provence) et au prévôt du chapitre Benoît.
    3. 1103. Une dédicace dite du Corpus Domini se trouve sur la nef méridionale.
  • 1318. L’archevêque Robert de Mauvoisin est contraint de résigner ses fonctions.
    1. Le prélat est accusé d’entretenir publiquement des concubines , de vendre les bénéfices et les sacrements, de trafiquer des interdits qu’il lançait contre les églises sur de légers motifs, et de mépriser les censures qu’il avait encourues pour avoir frappé l’archidiacre de son chapitre et quelques chanoines.
    2. D’autres reproches complète la liste : avoir traversé la ville d’Aix le Jeudi-Saint au son des instruments et précédé de danseurs ; d’aimer passionnément la chasse ; de mener avec lui, lorsqu’il faisait la visite de son diocèse, des chasseurs, des chiens, des oiseaux, au grand préjudice des habitants dont il dévastait les campagnes ; de donner le sacrement de confirmation après-dîner ou le soir à la lumière hors de l’église, lorsqu’il revenait de la poursuite des bêtes fauves.
    3. Enfin, il est accusé d’avoir foulé le peuple dans ses visites pastorales et vomi des blasphèmes contre Dieu, la Vierge et les saints. Le pape nomma des commissaires pour examiner ces griefs. Le prélat diminua l’horreur de quelques-uns par les interprétations qu’il donna, et nia les autres.
    4. Août. Mais accablé par les dépositions des témoins, il abdique volontairement (source Wikipedia).
  • 16e s. Constructions et aménagements majeurs.
  • 1566. 24 décembre . L’archevêque Jean de Saint-Chamond monte en chaire à Saint-Sauveur, revêtu de ses habits épiscopaux, déclame contre le Pape et l’église catholique, jette par terre sa mitre et sa crosse, embrasse le calvinisme et se retire à Genève où il se marie (Source Wikipédia).
  • 1840Logo monument historique Classée Monument Historique (MH).
  • 1875Logo monument historique Cloître Classé Monument Historique (MH).

 

 

Visite de la Cathédrale d’Aix-en-Provence


 

 

  • Propriété de l’Etat.
  • Classée Monument Historique.

 

 

Clocher de la cathédrale d’Aix-en-Provence © Verlinden.

 

 

Architecture extérieure

 

 

© Verlinden.

 

 

  • Dimensions. Longueur 70 m. Largeur 46 m. Elévation sous la clé de voûte 20 m.
  • Façade. Construction en 3 phases.
    1. 12e s. Construction de la façade nue.
    2. 12 e s. Quelques années plus tard. Edification du mur fait de blocs antiques à bossages, montés à joints vifs sur des lits de filasse.
    3. 16e s. Création du portail.
  • Portail.
    1. Les 7 figures supérieures du portail sont d’origine.
      1. 19e s. Les autres figures sont copiées.
    2. Portes de noyer sculpté.
      1. 1505. 15 octobre. Commande des portes.
        1. Les menuisiers aixois Bouilly construisent le bâti.
        2. 1508. Les frères Raymond et Jean Bolhit, d’Aix, taillent les portes et le sculpteur toulonnais Jean Guiramand réalise les images.
      2. Chaque vantail est finement encadré par des guirlandes de fleurs qui entourent des scènes, pour l’essentiel d’ordre religieux.
      3. Représentations des prophètes Isaïe et Jérémie (porte gauche), Ézéchiel et Daniel (porte droite). Un dais en grande saillie surmonte chaque personnage.
      4. Des couleurs vives, que l’on devine encore par endroits, animaient les 2 portes.
      5. Les superbes vantaux en noyer mêlent les influences flamandes et italiennes.
  • Bâtiment de la nef.
  • Clocher.
    1. 1425. Achèvement des travaux.
    2. Le clocher gothique culmine à 64 m avec une couronne de pinacles du 19e s.

 

Cloître Roman © Verlinden.

 

  • Autres constructions.
    1. 11e s. – 13e s. Bâtiments du cloître de Style Roman.
    2. Fin 12e s. Bâtiment claustral de la communauté des chanoines.

 

 

Architecture intérieure

 

  • Nef latérale romane.

 

Baptistère remarquable

 

 

Voir article Baptême Chrétien en Provence.

 

 

Baptistère d’Aix © Domaine Public – Source Meunier – Bibliothèque Nationale de France – 1792.

 

 

Superbe Baptistère de St-Sauveur ©  Verlinden

 

 

  • 5e s. ou début 6e s. Construction du baptistère sur l’emplacement de l’antique place du Forum d’Aquae Sextiae.
    1. Contemporain de grands baptistères conservés.
      1. En Provence : Fréjus, Riez.
      2. A l’étranger : Albenga (Ligurie), Djemila (Algérie)…
      3. Le baptistère initial est aliment par les eaux chaudes captées dans les thermes romains.
        1. L’arrivée de l’eau se faisait par le côté Est.
      4. Le baptistère est orienté vers le Soleil levant.
      5. Le baptême est un moment et un sacrement majeurs dans la vie des Chrétiens.
      6. Le baptême est administré par immersion totale du corps. C’est l’origine du mot grec baptizein qui signifie , immerger ; ou plus précisément, tremper intégralement de l’eau et faire sortir l’objet mouillé.
        1. Le terme est appliqué à l’ancre d’un navire.
        2. Le mot devient un prénom avec Baptiste.
          1. Prophète, parent (cousin au second degré) et précurseur du Christ.
          2. Baptiste, le 1er nommé pour lui-même et non par rapport à son père.
          3. Baptiste qui aurait été le 1er à reconnaître le Christ alors qu’il était dans l’eau du ventre de la mère Elizabeth (la maison de Dieu) à laquelle sa cousine Marie, enceinte depuis peu, rendait visite.
          4. Baptiste aurait bougé dans le ventre de sa mère.
        3. Le Baptême chrétien représente une vie nouvelle, au moyen de l’Illumination.
        4. 8 colonnes à chapitre aux Corinthiens entouraient la cuve baptismale.
          1. Des voiles y étaient attachés afin de cacher les catéchumènes des regards.
          2. Les encoches des tringles sont encore visibles.
          3. Actuellement 6 colonnes sont en marbre vert et 2 sont en granit.
        5. La cuve baptismale d’époque a été conservée.
        6. Les bas des murs sont conservés.
  • 1579. Le baptistère octogonal est couronné par le chanoine Jean de Léone.
    1. Coupole décorée Renaissance de gypseries surmontant des colonnes d’époque romaine remployées.
    2. La cuve serait d’époque mérovingienne.
    3. Sous les dalles du baptistère se trouvent les caveaux de chanoines et d’archevêques.
  • 19e s. 7 tableaux représentant les 7 sacrements de l’église ornent le baptistère.
    1. 7 artistes aixois réalisent ces tableaux : Alphonse AngelinAntoine CoutelBaptistin MartinJoseph RichaudFrançois LatilLéontine Tacussel, et Joseph Gibert.

 

 

Chapelle Saints-Côme-et-Damien

 

  •  A droite de l’entrée dans la cathédrale.
  • Des éléments de chaussée et de trottoirs du Cardo Est (artère perpendicualire au Decumanus du Forum Romain).
  • 16e s. Construction.
  • Narthex du Baptistère.
  • Abrite un dépôt lapidaire.
    1. Le sarcophage de saint Mitre en est la pièce majeure.
      1. La dépouille de saint Mitre, mort en martyr, y aurait été déposée.
    2. 2 Lions en marbre issus du tombeau d’Hubert de Vins.
    3. Sculptures de Charles Desbordes.
    4. Colonnettes à chapiteaux de marbre issus de l’Oratoire Saint-Sauveur.

 

Nef centrale gothique

 

Nef centrale Gothique © verlinden

 

  • Datée de la fin du 12e s., la nef correspond à la construction de l’église nommée Saint-Maximin.

 

Nef Notre-Dame-d’Espérance

 

  • Laurent et Jean Vallon donnent ses lettres de noblesse au deuxième âge baroque aixois en réalisant une ingénieuse et magnifique perspective :
    1. Arcs monumentaux, pilastres, frontons…
  • La statue de la Vierge est vénérée depuis la Peste de 1649.

 

Nef latérale Baroque

 

 

Mobilier, décoration, oeuvres d’art, objets de culte

 

Maître-Autel © Verlinden.

 

 

  • Maître-autel aux pieds dorés.
  • Autel des Aygosi
    1. Sculpteur : Audinet Stéphani, originaire du diocèse de Cambrai qui travaille à Aix et sa région entre 1446 et 1476.
    2. Autel de pierre transféré de l’église des Carmes, en 1823.
    3. Inscription sur la partie gauche « Anne, la glorieuse mère de la Vierge Marie est vénérée dans la présente chapelle. Noble homme Urbain Aygosi a exposé ici le comble de l’amour. En la présente année du Seigneur 1470, la chapelle est achevée par la grâce de Dieu, le 28 janvier. »
    4. Autel surmonté d’un faux tabernacle, avec, à ses extrémités, les armes d’Urbain Aygosi.
    5.  Tabernacle orné d’un Christ avec l’inscription : « Vois, mortel, c’est pour toi que se livre une telle victime ».
    6. . Retable de pierre présentant six figures :
      1. Au centre, sainte Anne, devant elle la Vierge, dans ses bras l’enfant Jésus.
      2. À gauche saint Maurice dans une armure du 15e s.
      3. A droite sainte Marguerite sortant du dragon.
      4. Le Christ en Croix domine le retable.
      5. De part et d’autre de l’autel, se trouvaient des statues de la Vierge et de saint Jean, aujourd’hui exposées au Musée Granet.
  • Orgues.
    1. Grand orgue, sur le flanc nord du chœur gothique.
    2. Autre orgue similaire mais factice construit en face de lui, dans l’esprit baroque italien et ibérique.
    3. La célèbre maîtrise d’Aix pourrait remonter au 13e s.
      1. La maîtrise reçoit le soutien du roi René, de Louis XI, de Louis XIII, de Louis XIV.
      2. A chaque Epiphanie, sa Marche des Rois est une des grandes traditions religieuses et populaires d’Aix.
      3. André Campa (17e s.), maître de chapelle du Roi fut formé à la maîtrise d’Aix.
  • Portes sculptées.
  • Sarcophage.
    1. Voir article Sarcophages en Provence.

 

 

Triptyque Buisson Ardent – Nicolas Froment © Domaine public – Photo Paul Hermans / Wikipedia

 

 

  • Tableaux.
    1. Triptyque du Buisson Ardent du peintre avignonnais Nicolas Froment (1430 – 1484).
      1.  1476. Le roi René commande ce tableau pour le tombeau de ses entrailles.
      2. Œuvre issue du Couvent des Grands-Carmes, détruit sous la Révolution.
      3. Le panneau central représente la Vierge et l’Enfant sur le buisson ardent.
        1. Au premier plan, sur la droite, Moïse qui garde son troupeau, se déchausse à la vue de cette apparition.
        2. Les deux autres parties représentent le roi René, portant l’habit des chanoines de Saint-Victor, et la reine Jeanne, dans une attitude pieuse.
        3. La citation « Qui me trouve, trouve la vie… » du Livre des Proverbes surmonte le triptyque.
        4. La ville représentée sur la droite du tableau pourrait symboliser Avignon.
        5. Le château, sur la gauche, pourrait être le château de Saumur en Anjou, propriété du roi René.
        6. 2011. Janvier. Après une restauration minutieuse, le Triptyque retrouve sa place dans la cathédrale.
    2. Transfiguration du Sauveur, de Jean Daret fils.
    3. La Cène, de Jean Daret père.
    4. L’Incrédulité de saint Thomas, de Finsonius.
    5. Le Triomphe de la Foi.
    6. La Résurrection de Lazare, de Christophe Veyrier, provenant de l’ancienne chapelle des Carmélites.
  • Tapisserie.
    1. Fin 15e s. « Vie de la Vierge et de Jésus« .
    2. 17 tapisseries du peintre flamand Quentin Metsys :
      1. La Présentation, l’Annonciation, la Visitation, l’Annonce aux bergers, La Nativité, la Nativité de Notre-Seigneur, le Baptême de Jésus, le Sermon sur la montagne, la Résurrection de Lazare, la Flagellation, le Couronnement d’épines, la Crucifixion, la Descente de croix, la Visite aux limbes, la Résurrection, l’Ascension et la Pentecôte.
  • Vitraux.
    1. L’atelier Didron fournit les éléments suivants.
      1. 1858. Le Triomphe de la Foi. En façade ouest.
      2. 18601861. Verrière de l’abside de la nef gothique et ses six vitraux ornés de motifs non figuratifs.
      3. 1863. Vitrail de l’Espérance, dans le transept sud.
      4. 1866. Vitrail des anges musiciens et des saints de Provence, dans la chapelle du Sacré-Cœur de la nef romane.

 

 

 

Livres liés à la Cathédrale d’Aix-en-Provence


 

 

2015. Cathédrales de Provence. Edition Place Victoires/NuéeBleue.

 

 

 

Livre_La_Provence_Chrétienn

2005. La Provence Chrétienne. Les Plus Beaux sitesEditions les 7 Collines. Patrick Verlinden. verlindencommunication@ numericable.fr . www.7-collines.com

 

 

Articles liés à la Cathédrale Saint-Sauveur d’Aix-en-Provence


 

 

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