Mirabeau.

 

 

Provence 7

Mirabeau en Provence


 

 

 

 

 

 

 

 

 

  • Honoré-Gabriel Riqueti, comte de Mirabeau
    1. Le Bignon-Mirabeau (Loiret) 9 mars 1749 Paris 2 avril 1791.
  • Orateur. Politique. Révolutionnaire.Franc-maçon.
  • Surnommé « La Torche de la Provence » et « L’Orateur du Peuple ».
  • Victor Hugo le dit « d’une laideur grandiose et fulgurante ».

 

 

Vie et Parcours de Mirabeau

 

 

  • 1749. 9 mars. Le Bignon (Loiret). Naissance dans une famille de la haute noblesse provençale.
    1. Son père, Victor Riqueti, est un économiste connu.
    2. Sa mère est Marie-Geneviève de Vassan.
    3. A la naissance, il a un pied tordu, deux grandes dents et une énorme tête. La nourrice aurait dit à son père, avant de le présenter, « Ne vous effrayez pas« .
  • A l’âge de 3 ans, une petite vérole mal soignée le défigure.
  • La sévérité de son père commence dès la petite enfance.
  • Son père le fait emprisonner sur l’Ile de Ré, pour dettes.
  • 1754. Son père écrit à son propre frère « Ton neveu est laid comme celui de Satan ».
  • Mirabeau est étudiant à la Faculté de Droit d’Aix-en-Provence.
    1. Il y fréquente Jean Etienne Marie Portalis, futur rédacteur du Code Civil.
  • 1768. Mirabeau rejoint l’armée ce qui ne met pas fin à ses dettes ni à ses penchants pour le libertinage.
  • 1768/69. Mirabeau participe à la campagne de Corse.
  • 1769. Mirabeau épouse Emilie de Covet de Marignane, fille du marquis de Marignane. Leur unique fils meurt en 1778.
    1. Sa femme est fille de parents séparés.
    2. Le beau-père d’Emilie disait d’elle « qui lui faut des odeurs fortes, des mauvais ragoûts, parfois des passe-temps de singes. »

 

 

Château d’If : un site emblématique de Marseille  © Laurent Carrara. Fotolia.com

 

 

 

  • 1774/75. Mirabeau est emprisonné au Château d’If de Marseille sur la demande de son père afin de « le remettre dans le droit chemin« .
    1. En fait, confortablement installé, le jeune Honoré Gabriel Riquetti  y séduisit sa cantinière…
  • Mirabeau est incarcéré plusieurs fois au Fort de Joux  (Franche-Comté) à la demande de son père qui veut le soustraire à ses créanciers.
    1. Il réussit à persuader le gouverneur de sortir plusieurs fois de sa prison.
    2. Il assiste ainsi, à Pontarlier, aux fêtes célébrant le sacre du roi Louis XVI.
    3. Il séduit Sophie de Monnier (17 ans), une femme mariée au président de la chambre des comptes de Dole qui a environ cinquante ans de plus qu’elle.
  • 1776. Mirabeau s’enfuit aux Pays-Bas (Provinces Unies) avec Sophie de Monnier.
  • 1777/80. Mirabeau, condamné à mort par contumace (pour rapt et déduction), est extradé et emprisonné au Château de Vincennes.
    1. Au Fort de Vincennes, Mirabeau rencontre Sade, également incarcéré.
  • 1780. Mirabeau est libéré mais reste sous la tutelle de son père avec lequel les rapports s’améliorent.
    1. Mirabeau entreprend alors de réduire ou supprimer les diverses condamnations qui pèsent sur lui. Il demande l’absolution des juges.
  • 1782. Mirabeau perd le procès engagé par sa femme qui est défendue par Portalis, son ami d’enfance.
  • 1788. Avec Brissot, Clavière et Condorcet, Mirabeau fonde de la Société des Amis des Noirs qui milite pour l’abolition immédiate de la traite des Noirs et, plus largement, celle de l’esclavage dans les colonies.
  • 1789. Mirabeau publie le Courrier de Provence.
    1. Interdit de publier les comptes-rendus de l’Assemblée, il continue de le faire et va jusqu’à interpeller le roi Louis XVI.
    2. Le journal lui survivra.
  • 1789. Mirabeau se présente aux élections des Etats Généraux en Provence.
    1. La noblesse lui refuse son soutien. Il est élu par le Tiers état, à Aix et à Marseille.
  • 1789. 23 juin. Lors de séance royale, une demande de dissolution de l’Assemblée constituante est apportée par le marquis de Dreux-Brézé.
    1. Mirabeau lui fait une longue réponse qui est connue sous une forme concise « Allez dire à ceux qui vous envoient que nous sommes ici par la volonté du Peuple et qu’on ne nous en arrachera que par la puissance des baïonnettes ».
  • 1790. Mirabeau propose de remplacer la couleur blanche par les couleurs bleu, blanc et rouge sur les bâtiments de la Marine.
  • 1790. Par un revirement politique majeur, Mirabeau devient secrètement un solide défenseur du roi Louis XVI et de la reine Marie-Antoinette.
    1. Il devient le conseiller privé du Roi.
    2. Il est largement rémunéré en livres d’or sur des « honoraires » basés sur l’heure.
  • 1791. 2 avril. Des suites d’une maladie ou d’un empoisonnement (?), Mirabeau meurt à Paris. Il est âgé de 42 ans.
    1. Sa dépouille est d’abord placée au Panthéon.
    2. La dépouille de Mirabeau est retirée suite à la découverte des accords clandestins qui le reliaient au Roi  et à sa cour.
    3. Sa dépouille au Panthéon est remplacée par celle de Marat.
    4. Dans la confusion, les cendres de Mirabeau auraient été jetées dans les égouts.
    5. Quelle fin pour cet « Hercule de la Liberté » comme l’avait surnommé l’abbé Siéyes !

 

 

Œuvres de Mirabeau

 

 

Discours et publications de Mirabeau.

 

  • 1753. Sur Moses Mendelssohn. Texte sur la réforme politique des juifs et en particulier sur la Révolution tentée en leur faveur en 1753 dans la Grande-Bretagne.
  • 1775. Essai sur le despotisme. Publié anonymement à Londres.
  • 1780. Des lettres de cachet et des prisons d’État.
  • 1784. Considérations sur l’ordre de Cincinnatus, ou Imitation d’un pamphlet anglo-américain, suivies… d’une Lettre… du général Washington… et d’une Lettre de feu M. Turgot,… au Dr Price sur les législations américaines. Londres.
  • 1785. Discours sur la « Dénonciation de l’agiotage au roi et à l’assemblée des notables ».
  • 1785. Lettres à M. Lecoulteux de la Noraye sur la Banque de Saint-Charles et la Caisse d’escompte.
  • 1785. Sur les actions de la Compagnie des eaux.
  • 1786. Le Rideau levé ou l’éducation de Laure.
  • 1787. Discours sur la « Suite de la dénonciation de l’agiotage au roi et à l’assemblée des notables ».
  • 1788. De la monarchie prussienne sous Frédéric le Grand, vol. 1, Londres.
  • 1789. 10 mai. Discours sur « La liberté de la presse ».
  • 1789. Arlequin réformateur dans la cuisine des moines, ou Plan pour réprimer la gloutonnerie monacale.
  • 1789. Le 26 septembre. Discours sur « la Contribution du quart ».
  • 1790. 20 et 22 mai. Discours sur le « Droit de paix et de guerre ».
  • 1790. 6 mars. Discours au Club des Jacobins contre la « traite des Noirs ».
  • 1790/91. Discours sur la « Constitution civile du clergé ».
  • 1791. Février. Discours sur « l’Émigration ».
  • Ma Conversion.

 

Publications des œuvres de Mirabeau

 

  • 1822. Chefs-d’œuvre oratoires de Mirabeau, précédé d’une notice biographique, tome Premier. Ed. Collin de Plancy.
  • L’œuvre érotique du comte de Mirabeau, introduction, essai bibliographique et notes par Guillaume Apollinaire.
  • Lettres originales de Mirabeau, écrites du donjon de Vincennes, pendant les années 1777, 1778, 1779 et 1780, contenant tous les détails sur sa vie privée, ses malheurs et ses amours avec Sophie Ruffei, marquise de Monnier, recueillies par Pierre Louis Manuel.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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