Abbaye de Silvacane. © Cyril Comtat Fotolia.com.

 

 

Provence 7

La Roque-d’Anthéron à visiter (13)

 

 

 

 

 

La Roque-d’Anthéron est une commune du département des Bouches-du-Rhône (13) .

 

 

  • Station climatique d’été.
  • Station verte de vacances.

 

 

 

  • Code postal. 13640.
  • Habitants. Rocassiers.
  • Superficie. 25,49 km2.
  • Altitude. 128 m – 484 m.
  • Population. 5 390 habitants (2012).
  • Coordonnées. N  43°42’57.2″  E   5°18’37.4″Cliquer sur le texte lien pour afficher la carte de la commune.

 

 

Situation de La Roque-d’Anthéron (13)

 

 

Communes limitrophes de La Roque-d’Anthéron

 

 

 

Accès à La Roque-d’Anthéron

 

 

 

Distances à La Roque-d’Anthéron

 

 

 

La Nature à La Roque-d’Anthéron

 

 

Reliefs, sols

 

  • Plateau de Manivert.
    1. Vues sur les Alpes-de-Haute-Provence et sur le Mont Ventoux.
  • Plaine opulente de La Durance.
  • Dans le secteur sud, des collines s’élèvent doucement jusqu’à la chaîne des Côtes avec un point culminant à 484 m.
  • Grottes de Sainte-Anne-de Goiron.
    • Inscrites aux Monuments Historiques.

 

 

Rivières, eau

 

  • La Durance.
  • Canal de Craponne.
  • Canal de Marseille.
  • Bassin de St-Christophe en limite de territoire, au sud-est.
  • Nombreuses sources.
  • Plan d’eau aménagé.

 

 

Forêts, arbres

 

  •  Forêt « rocassière » : 1000 ha des chênes et de pins.

 

 

Activités agricoles, gastronomie

 

  •  Cultures maraîchères et fruitières.

 

 

Activités dans la nature

 

  • Randonnées.
  • Activités nautiques : canoë-kayak, régates.
  • Pêche.
  • Chasse.

 

 

Histoire de La Roque-d’Anthéron

 

 

Du Moyen-Âge à la Révolution française

 

  • 1037. Roca est cité. Un bac à traille permet de traverser La  Durance.
  • 11e s. La seigneurie appartient aux Baux auxquels succèdent les Pontevès.
  • 1144. Fondation de l’abbaye de Silvacane sœur cistercienne de Sénanque (Vaucluse) et du Thoronet (Var).
    1. Edification de l’abbaye à l’initiative de Raymond des Baux.
    2. La communauté de moines est issue de Morimond dans le Vivarais (Ardèche actuelle).
    3. Généreusement dotée, l’abbaye prospère et fonde l’Abbaye de Valsaintes, au nord d’Apt à proximité de Simiane-la-Rotonde.
  • Début 14e s. Le chevalier Boniface de La Fare, est coseigneur de La Roque.
    1. Docteur en droit, il est juge mage et maître-rational (1320 à 1341).
    2. 1357. Son fils André de La Fare abandonne ses droits sur La Roque-d’Anthéron, en faveur de l’abbaye de Silvacane.
    3. 1359. André de la Fare fait l’acquisition de terres à Gardanne. Il est condamné à mort et ses biens sont confisqués.
  • 1336. Albert de Affuvello de Fuveau est coseigneur de La Roque-d’Anthéron. Il est molesté à Aix par Pons de Auronis.
  • 1357. Le passage dévastateur des Grandes Compagnies auxquels s’ajoutent des catastrophes naturelles (gelées et inondations) sont fatales.
    1. L’Abbaye de Silvacane doit passer sous l’autorité du chapitre de la Cathédrale Saint-Sauveur d’Aix.
    2. L’abbaye perd son autonomie et son inspiration cistercienne et devient église paroissiale jusqu’en 1742.
  • 1447. 29 octobre. Jean II, seigneur de La Barben et d’Autan épouse Marthe Delli Pazzi.
    1. Leur fils Jean de Forbin est à l’origine de la renaissance de La Roque en signant un « acte d’habitation » avec 70 familles de colons.
      1. Un grand nombre d’entre eux sont des fils des colons vaudois qui se sont installés dans le Luberon.
      2. Leurs descendants forment  la branche des Forbin la Barben  qui se continue de nos jours.
  • 1477. Adam de Craponne, ingénieur du Roy, crée le canal qui achemine  l’eau de la Durance depuis La Roque-d’Anthéron jusqu’à Salon-de-Provence.
  • 1514. La dramatique destinée des Vaudois.
    1. Devant l’état de dépeuplement qui touche son village, le seigneur Jean de Forbin fait venir des colons vaudois avec leurs familles.
    2. Les « Hérétiques » s’installent ainsi à La Roquette, nom que porte alors le village, avec l’assentiment du seigneur.
    3. 1545. Une violente politique royale de répression des Vaudois aboutit à leur massacre. Certains réussissent à s’enfuir. Ils reviendront s’installer plus tard dans la région où ils sont connus comme Huguenots.
    4. 1685. La Révocation de l’Edit de Nantes signifie la fuite définitive des Vaudois de la vallée de la Durance.
    5. Dans la rue du Temple se trouve un temple du 19e s., lieu de culte des Vaudois, tandis que le Centre d’évocation Vaudois et Huguenots a son siège rue Paul Cézanne.
  • 1653. La seigneurie est élevée en marquisat.
  • Révolution française. L’ancienne abbaye est vendue comme Bien National.
    1. Le réfectoire devient un grenier à foin.
    2. La salle capitulaire est une écurie.
    3. Le cloître sert de poulailler.

 

 

Epoque contemporaine

 

  • L’ancienne abbaye est sur le point d’être détruite lorsque l’Etat, propriétaire des lieux, décide de les restaurer et de les aménager
    1. Le travail accompli est considérable.
    2. Le site retrouve toute sa beauté.
    3. Des concerts, visites, conférences et une librairie de qualité lui redonnent vie.
  • 1962. 1 415 habitants.
  • 2012. 5 390 habitants.

 

 

Monuments et bâtiments remarquables de La Roque-d’Anthéron

 

 

  • Château de Florans et son parc.
    1. 1818. Propriété des Forbin, le château et ses terres sont vendus à Louis Raphaël de Cordoue.
    2. Une descendante de Louis Raphaël de Cordoue épouse le marquis de Florans qui donne son nom à la propriété (château de Florans).
    3. 1937. La marquise Marie de Florans, lègue sa propriété à l’archevêché d’Aix-en-Provence.
    4. 1948. Paul Onoratini loue le Château qu’il transforme en centre médical. Il en devient propriétaire neuf ans après.
    5. Le château est désormais lié à la clinique du Château de Florans et son parc au Festival international de musique de la Roque d’Anthéron.
  • Musée de géologie et d’ethnographie.

 

 

Monuments chrétiens de La Roque-d’Anthéron

 

 

  • Abbaye de Silvacane.
    1. A la sortie est du village.
    2. Sœur du Thoronet (Var) et de Sénanque (Gordes, Vaucluse).
    3. Le nom de Silvacane s’explique par son sol marécageux (silva cana, forêt de roseaux) qui surplombe la Durance.
    4. 11751230. Construction en pierres légèrement rosée du Luberon.
    5. Extérieur sobre de l’église abbatiale Notre-Dame.
    6. Petit clocher décapité et sa pyramide de pierre.
    7. Puissants contreforts.
    8. Toit tuilé qui était primitivement couvert de dalles plates.
    9. L’intérieur, ravagé par les destructions, a été parfaitement remanié.
    10. Plan en croix latine, modelé selon une géométrie de la ligne droite.
    11. La lumière pénètre par un triplet surmonté d’un oculus à huit lobes ainsi que par des baies en plein cintre dans les chapelles.
    12. 13e s. Débris du tombeau de Bertrand de Baux, petit-fils du fondateur.
    13. 15e s. Tabernacle de pierre.
    14. L’armarium désigne la bibliothèque.
    15. La sacristie était réservée aux grandes occasions.
    16. 13e s. La salle du chapitre présente de magnifiques voûtes d’ogives soutenues par deux colonnes différentes par les motifs.
    17. Le chauffoir ou salle des moines est voûté d’ogives.
    18. Fin 13e s. Rebâti au 15e s. Le réfectoire, plus récent, est de style gothique.
      1. Une imposante rosace y fait entrer la lumière.
      2. A noter la chaire du lecteur aménagée à mi-hauteur. On y accède par un escalier percé dans l’épaisseur du mur.
    19. A l’étage supérieur, le dortoir communautaire est éclairé par plusieurs petites fenêtres ébrasées.
    20. Les fouilles ont révélé d’autres bâtiments comme l’hôtellerie destinée aux visiteurs.
    21. 12301300. Cloître dans un style parfaitement roman.
      1. Préau central entouré de quatre galeries voûtées en berceau.
      2. Les ouvertures comportent de colonnettes doubles et triples surmontées d’un oculus.
      3. Le lavabo occupe l’angle nord-ouest.
    22. Le déclin de l’abbaye s’amorce par une grande rivalité avec les Bénédictins de l’Abbaye de Montmajour, proche d’Arles.
  • Eglise paroissiale de l’Assomption.
    1. Le bâtiment est constitué de deux chapelles réunies au milieu du 17e s.
  • Chapelle Sainte-Anne-de-Goiron
    1. Classée aux Monuments Historiques.
    2. La chapelle fut est un lieu de pèlerinage très actif jusqu’à la Seconde Guerre Mondiale.
  • Nombreux oratoires notamment du 17e s.

 

 

Célébrités liées à La Roque-d’Anthéron

 

 

  • Forbin (Comte Auguste de). Château de La Roque-d’Anthéron,19 août 1777Paris, 22 février 1841. Peintre.
    1. Elève de David.
    2. Directeur du musée du Louvre.
  • Onoratini (Paul). Les Pennes-Mirabeau, 16 décembre 1920La Roque-d’Anthéron, 9 janvier 2010. Homme Politique. Créateur du Festival International de Piano.

 

 

 

 

 

 


 

Mots Clés : , , , , ,
.