Joseph Vernet. Le port de Marseille: l’entrée du port. Musée du Louvre.

 

 

 

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Histoire de la Marine en Provence. 18e s.


 

 

 

 

 

 

 

 

  • Après le brillant 17e s, le 18e s. est bien plus contrasté avec notamment de réelles catastrophes comme la Grande Peste.
    1. Les marins provençaux restent toutefois très réputés et leurs navires s’illustrent par leur vitesse et le talent de leurs architectes.
      1. Forts de ces atouts, les marins provençaux s’aventurent sur les routes atlantiques et parfois bien au-delà.
    2. Plusieurs s’enrichissent ainsi du trafic de contrebande sur la côte Pacifique de l’Amérique du Sud et dans le Golfe du Mexique.
  • A l’extrémité Sud de l’Amérique, vers le Cap Horn, dans le labyrinthe du détroit de Magellan, le Canal de la Sainte-Barbe porte dans son nom la trace du passage des marins marseillais à bord de leur tartane nommée Sainte-Barbe.
  • Les Antilles, Saint-Domingue, le Canada, les futurs Etats-Unis voient fleurir des lieux dont les noms évoquent la Provence.
  • Marseille devient véritablement un port mondial avec l’autorisation de commercer avec l’Océan Indien, privilège qu’avait reçu Lorient.
  • De nombreux illustres marins français sont issus de la Provence.
  • Le peintre avignonnais Joseph Vernet (1714-1789) entreprend la réalisation d’une série de grandes vues des ports de France qui nous apporte une excellente compréhension des sites de Marseille, Antibes, Bandol, Toulon...
  • Des ports de petit cabotage se développent : Cassis, La Ciotat, Saint-Chamas, Saint-Nazaire (Sanary), Saint-Tropez….

 

 

Principales dates de la Marine au 18e s. en Provence


 

 

  • 1715. La crise financière du royaume entraîne le dépérissement rapide de la flotte.
    1. A Marseille, il n’y a plus que vingt-quatre galères et la grande Réale est transformée en galère de dépôt tandis qu’une autre fait office d’Hôpital…
  • 1718. On ne compte plus que quinze galères à Marseille.
  • 1720. La grande Peste Noire est apportée par la flûte « Grand Saint-Antoine » avec des soieries et cotonnades importées à Marseille du Levant pour la foire de Beaucaire.
  • 1748. Les galères quittent de nouveau Marseille pour Toulon.
  • 1756. Début de la Guerre de Sept Ans qui oppose la France à l’Angleterre.
    1. 140 navires quittent Toulon sous le commandement du navire amiral « Foudroyant » de La Galissonnière.
    2. Les navires franaçais remportent la victoire de Port-Mahon ou de Minorque.
  • 1759. L ‘escadre française est défaite à la bataille de Lagos au large du Portugal.
    1. L’escadre française conduite par Jean-François de Bertet de La Clue-Sabran (1696-1764) se heurte à des forces anglaises deux fois plus importantes.
  • 1761. Les négociants marseillais offrent au roi le « Marseillois« , un bâtiment d’exception de 74 canons mis à l’eau en 1766.
  • 1772. Jacques Rabaud est le premier provençal à se présenter devant les côtes de Coromandel et du Bengale après avoir doublé Le Cap à la pointe sud de l’Afrique.
  • 1775. Le navires affrétés par la Chambre de Commerce de Marseille assurent les liaisons postales vers l’étranger, notamment les Antilles et l’Amérique.
    1. Leur rôle est décisif lors de la Guerre d’Indépendance américaine.
  • 1782. Les négociants marseillais font un nouveau cadeau exceptionnel au roi en lui offrant le « Commerce de Marseille« , un 120 canons livré en 1789.

 

 

Pierre_Bailli--de-Suffren

Pierre Bailli de Suffren. Peinture de Pompeo Batoni

 

  • 1784. 26 mars. Le bailli de Suffren de Saint-Tropez (né à Saint-Cannat en 1729) est de retour à Toulon.
    1. Le bailli de Suffren est auréolé de ses victoires lors des batailles de Sadras et Gondelour.
    2. Son vaisseau, « le Héros » et ses équipages qui avaient quitté leurs foyers en mars 1781 sont acclamés.
    3. Disparu trop tôt (1788), le Bailli de Suffren fera cruellement défaut à la France …
  • 1786. La Chambre de Commerce de Marseille organise de nouvelles rotations postales entre le Proche-Orient et la France.
  • 1788. La composition de la flotte française est la suivante : 407 bâtiments, dont 73 vaisseaux, 52 corvettes, 126 brigantins…
  • 1792. Le capitaine Etienne Marchand réalise le premier tour du Monde français sur un trois mâts bien nommé « Solide » qui a été construit à La Ciotat.
  • 1793. Episode de la Sartine qui bloque le port de Marseille (voir chapitre suivant).
  • 1793. Décembre. Bonaparte fait le siège victorieux de Toulon occupé par les Anglais.

 

 

On observe une grande diversification des types de navires de transports


 

 

  • Allèges d’Arles.
    1. Cousines des Tartanes de Marseille.
    2. Très bien adaptées à la navigation fluviale par leur faible tirant d’eau.
    3. Les Allèges se distinguent notamment lors des foires de Beaucaire.
  • Barques de pêche.
  • Bombardes.
  • Bricks.
  • Brigantins.
  • Chébec.
    1. Trois mâts rapides aux voiles latines.
    2. Navire à l’étrave élancée munis d’un plancher en porte-à-faux, à l’arrière.
  • Corvettes.
  • Galères.
    1. Les Galères n’exercent plus que des fonctions de surveillance et de dissuasion.
  • Goélettes.
    1. Leur utilisation se généralise sous l’influence atlantique et anglaise.
  • Ketchs.
  • Pincres.
  • Polacres.
  • Senaults.
  • Tartanes.
    1. Ces navires font la réputation de Marseille par leur vitesse et leur navigabilité.
    2. Les Tartanes sont souvent au cœur des liaisons postales et aux avant-postes des conquêtes commerciales.

 

  • Les dimensions sont très variables à l’intérieur de chaque type de navires.
  • Les vaisseaux aux formes les plus rondes sont généralement destinés aux voyages les plus lointains.

 

1793. La Sardine qui bouche le Port de Marseille


 

 

Le contexte de la Sardine / Sartine qui bouche le port

 

  • La Provence est en état de révolte contre Robespierre et la Convention.
  • La Convention envoie les troupes du général Carteaux afin de mater la rébellion.
  • Les flottes royalistes anglaises et espagnoles se mettent en position pour faire le blocus des côtes provençales.

 

Les faits de la Sardine qui bouche le port de Marseille

 

  • Les Marseillais envoient des émissaires auprès de l’amiral Hood, commandant la flotte anglaise. Ils demandent le soutien anglais et sont prêts à agir pour restaurer Louis XVII.
  • L’amiral Hood est d’accord et il décide d’envoyer la frégate « Nemesis » vers le port de Marseille afin d’apporter la nouvelle.
  • Georges Danjard qui commande le brick corsaire « La Sartine » voit arriver le navire étranger et il ignore tout de la négociation en cours. Il est donc persuadé qu’il s’agit d’une attaque anglaise et il décide de sacrifier son navire afin d’arrêter l’ennemi présumé.

 

La légende de La Sardine qui bouche le port de Marseille

 

  • A Marseille, tout le monde a intérêt à rire de l’affaire.
    1. Les Révolutionnaires qui veulent ridiculiser leurs adversaires.
    2. Les partisans des Royalistes et des Anglais qui veulent masquer une trahison.
    3. C’est ainsi que la légende s’est répandue…

 

 

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