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Provence 7

Histoire de la Marine en Provence. 17e s.

 

 

 

 

 

 

 

 

Le 17e est le grand siècle pour la marine de Provence

 

 

  • La multiplication et la variété des navires, les chiffres du commerce, la Paix sur mer en sont les indices les plus évidents.
  • La cardinal de Richelieu qui est désigné comme le « grand maître, chef et surintendant de la navigation et commerce de France » décide de faire de Toulon la principale base militaire française du Sud.
  • Jean-Paul de Saumeur, chevalier Paul, né en décembre 1597 au large de Marseille et décédé le 20 décembre 1667 à Toulon est l’un des meilleurs marins de son temps. Il est membre de l’Ordre de Malte et proche de Richelieu.
  • La poupe des vaisseaux s’orne de sculptures et de cariatides dorées à l’or fin.
    1. Etagées en hauteur, les poupes servent « la magnificence du roy » et permettent à Pierre Puget (1620-1694) , sculpteur marseillais, de laisser éclater l’une des facettes de ses talents.
    2. Cette mode est héritée des Médicis en Toscane.
  • Avec Vauban, la fortification des ports de la Provence va bon train.

 

 

La navigation en Méditerranée reste encore un compromis entre la propulsion par les voiles et la force musculaire des rameurs, les galériens.

 

 

 

Au 17e s. les navires provençaux se limitent au bassin méditerranéen

 

 

  • Au-delà de Gibraltar, les navires sous pavillon anglais, hollandais et hanséate exercent une forte domination.
  • 1600. Le siècle commence  avec l’ouverture d’un Bureau du Commerce à Marseille à l’initiative du roi Henri IV.
    1. Cette première « Chambre de Commerce » du Monde précède d’un siècle celle de Dunkerque (1700).
  • 1624. Les galères, dans leur quasi-totalité, sont transférées de Marseille à Toulon.
    1. Les galères peuvent ainsi plus facilement combattre les corsaires barbaresques installés dans les îles d’Hyères.
  • 1631. Richelieu décide que les navires ne sont plus désormais à la charge des capitaines et des seigneurs mais qu’ils sont propriété de l’Etat qui les fait construire, armer et entretenir.
  • 1635. La prise des îles de Lérins par les Espagnols marque le début de la Guerre de Trente Ans.
  • 1638. Dernière victoire des galères, dans le Golfe de Vado au large de Gênes.
    1. La bataille se conclue par la victoire de l’escadre française du marquis de Pont-Courlay, composée de quinze bâtiments, sur celle de force sensiblement égale de l’amiral espagnol Rodrigo Gutierez Velasco. Ce dernier meurt au cours de l’affrontement.
  • 1642. La rade de Toulon compte 65 vaisseaux et 25 galères, soit la quasi totalité de la flotte française du Sud.
  • 1647. Reine est le premier vaisseau construit à Toulon.
  • 1661. Le futur maréchal de France comte de Tourville commence sa carrière à Marseille sur une frégate armée en course pour lutter contre les pirates barbaresques.
  • 1667. Toulon. Lancement du premier trois-ponts dénommé « Royal Louis » qui compte 120 canons.
  • 1669. L’arsenal de Marseille est achevé. Colbert fait revenir les galères à Marseille tandis que les vaisseaux restent à Toulon.
  • 1675. En 10 ans, les galères sont passées de douze à vingt-cinq unités.
    1. Les galères constituent un incontestable élément de prestige tout en étant avant tout un puissant facteur d’intimidation et une redoutable arme de combat.
    2. Les galères sont munies de deux mâts (mestre et trinquet) et sont armées de cinq canons placés à l’avant dans l’axe du  navire.
  • 1679. Octobre. Les Marseillais font la démonstration de la construction d’une galère en vingt-quatre heures.
    1. Le peintre Jean-Baptiste de la Rose (1612-1687) a reproduit la construction de la galère La Réale.
    2. Le tour de force est répété à Toulon en 1684.
  • 1679. Le Marseillais Jean Jouve réalise un album de Dessins de tous les bâtiments qui naviguent sur la Méditerranée.
  • 1690. De nouvelles installations destinées aux galères sont édifiées à Marseille, le long de la Rive Neuve du Lacydon. Elles permettent l’entretien de quarante galères.
  • 1696. Jean Jouve répertorie quarante-deux galères.

 

 

 

Navires circulant en Méditerranée provençale au 17e s.

 

 

 

  • Allèges. Leur coque dérivée d’une tartane permet la navigation fluviale.
  • Barques de pêche.
  • Barques-longues.
  • Brigantins.
  • Felouques.
  • Flutes d’inspiration hollandaise.
  • Galères.
  • Polacres avec gréements mixtes.
  • Saïques en provenance des rivages levantins.
  • Tartanes à la rame ou à la voile. Leur poupe est ventrue.
  • Vaisseaux divers gréés majoritairement à voiles carrées.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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