Le Nucléaire en Provence


CEA Cadarache © Verlinden

 

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Le Nucléaire en Provence


 

Dates repères de l’Histoire du Nucléaire en France


 

18951933. L’âge des pionniers du Nucléaire
  • 1895. Le physicien allemand Wilhelm Rōntgen met en évidence la production d’un rayonnement invisible capable de traverser la matière.
    1. Le savant nomme son invention Rayon X et reçoit le 1er Prix Nobel de Physique.
  • 1896. Le physicien français Henri Becquerel  découvre par hasard que des sels d’uranium  émettent spontanément un rayonnement, qu’ils aient ou non été exposés à la lumière.
  • 1898. Les français Pierre et Marie Curie qui ont démontré que les rayons uraniques sont plus ou moins intenses selon les minerais uranifères tentent d’isoler l’élément à l’origine du phénomène.
    1. Ils découvrent alors successivement le polonium, le radium, l’activité du thorium
    2. 1903. La mise en évidence de la radioactivité naturelle vaut aux époux Curie le Prix Nobel de Physique qu’ils partagent avec Henri Becquerel.
    3. 1911. L’isolation du radium et du polonium permet à Marie Curie de recevoir le Prix Nobel de Chimie.
  • 1899. Ernest Rutherford découvre deux nouveaux types de radiations, moins pénétrantes que les rayons X, qu’il nomme rayons Alpha et Bêta.
  • 1911. Rutherford propose une nouvelle représentation de la structure de l’atome : un noyau chargé positivement autour duquel gravitent des électrons, chargés négativement.
  • 1919. Rutherford démontre que le noyau de l’atome d’hydrogène est présent dans les autres noyaux et le nomme proton.
  • 1930. Les Allemands Walther Bothe et Herbert Becker, observent que les éléments légers béryllium, bore et lithium bombardés par des rayons alpha émettent à leurs tours des rayons ultra pénétrants.
  • 1932. Janvier. Irène Curie, fille de Pierre et Marie Curie, et son mari, Frédéric Joliot cherchent à comprendre la nature de ce rayonnement alpha.
    1. Ils découvrent que le rayonnement a la propriété de mettre en mouvement des protons.
    2. Cette observation conduit, le mois suivant, l’Anglais James Chadwick, disciple de Rutherford, à la découverte de la dernière pièce du puzzle atomique : les neutrons

 

19331939. La France est à la pointe de la découverte de l’énergie nucléaire
  • Fin 1933. Frédéric  et Irène Joliot-Curie mettent en évidence la production de phosphore 30 radioactif, isotope du phosphore.
    1. La possible production, par irradiation,de nouveaux éléments radioactifs est envisagée par les deux chercheurs.
    2. Des applications, notamment dans le domaine médical, sont envisagées.
  • 1934. L’Italien Enrico Fermi montre que des neutrons ralentis ont une bien plus grande efficacité que des neutrons ordinaires.
    1. L’eau lourde pourrait être un bon ralentisseur.
  • 1935. Le Prix Nobel de Chimie est attribué aux 2 chercheurs français.
  • 1938. Décembre. Otto Frisch et Lise Meitner, chercheurs allemands exilés en Suède, mettent en évidence le phénomène de fission.
  • 1939. Février. Niels Bohr montre que sur les deux isotopes contenus dans l’Uranium naturel 238U et 235U, seul l’Uranium 235 est fissile.
  • 1939. Frédéric Joliot-Curie, Francis Perrin, Hans Von Halban et Lew Kowarski  démontrent le phénomène de réaction en chaîne.
    1. Frédéric Joliot-Curie engage des expériences sur la libération d’énergie par réaction en chaîne au Laboratoire du Collège de France, puis au Laboratoire de Synthèse Atomique.
    2. Constatant que la France n’a pas les moyens d’enrichir l’Uranium naturel en U235, l’équipe française s’oriente vers l’eau lourde produite en Norvège pour construire une pile atomique.

 

19401945. Les Français perdent l’initiative au profit des Américains
  • La guerre bouleverse les travaux et les équipes.
  • Les chercheurs français s’intègrent à un projet anglo-canadien.tandis que les Etats-Unis les écartent.
  • Sans sources d’Uranium, sans les prises de guerres des anglo-saxons, les Français sont isolés et doivent compter sur de faibles moyens.

 

19451952. La France met en place son propre programme nucléaire
  • Les bombardements atomiques américains d’Hiroshima et de Nagasaki (6 et 9 août 1945) démontrent les progrès réalisés par les Américains.
  • 1945. Le Général De Gaulle, Président du Gouvernement provisoire, charge Raoul Dautry et Frédéric Joliot de fédérer la recherche française afin de donner à la France une position forte dans le secteur atomique.
    1. 18 octobre. Création du Commissariat à l’Energie Atomique (CEA).
      1. Frédéric Joliot, membre du Parti Communiste Français, s’oppose aux applications militaires.
      2. La France, sous la 4ème République, se concentre sur la construction de grands réacteurs électrogènes.
  • 1946. Installé à Fontenay-aux-Roses, le CEA prévoit lea mise en route de 2 piles, une à l’eau lourde, l’autre, au graphite.
    1. Sur 10 ans, est prévue la construction d’une centrale nucléaire de 100 Mégawatts électriques.
  • La recherche d’Uranium est fermement engagée.
    1. Les premières mines sont mises à jour sur le territoire français dans le Morvan et à Madagascar.
    2. 2001. 217 mines sont exploitées : Limousin, Auvergne, Vendée, Bretagne, Languedoc… Côte d’Ivoire, Maroc, Congo français, Cameroun, Algérie…
    3. Importantes réserves découvertes au Gabon (Mounana) et au Niger (Arlit et Imouraren).
    4. La Cogema (Compagnie Générale des Matières Nucléaires) prendra la suite du CEA.
      1. 1980. 1er producteur d’Uranium naturel du bloc de l’ouest.
  • 1948. Décembre. Zoé, la première pile atomique française entre en fonctionnement.

 

19521969. Le programme nucléaire français se développe
  • La France s’oriente vers la technologie des piles atomiques au graphite (la technologie des réacteurs à eau lourde étant trop coûteuse).

 

Développement civil

  • 1956. 7 janvier. G1, le premier réacteur de Marcoule, dans le Gard, près de Bagnols-sur-Cèze, diverge.
    1. Suivent G2 en 1958 et G3 en 1959. Mise en service d’une usine de traitement UP1.
    2. La production d’électricité fait l’objet d’un important contrat avec EDF.
    3. EDG développe des prototypes à Chinon (EDF 1, EDF2, EDF3), St-Laurent-des-Eaux (EDF4 et EDF5) et à Bugey.

 

Développement militaire

  • 1954. Fin d’année. Décision du gouvernement Mendès-France de fabriquer une bombe atomique.
  • 1958. 1er juin. Charles De Gaulle, investi Président du Conseil, rend officiels les travaux sur La Bombe.
    1. La maîtrise du nucléaire et la détention de l’arme atomique comme arme de dissuasion sont au cœur de la Politique d’Indépendance National du Général de Gaulle.
  • 1960. 13 février. Gerboise Bleue, la 1ère bombe atomique française explose en Algérie.

 

Mise en route de nouveaux sites

  • 1957. Juillet. Saclay. 3ème pile à eau lourde (EL3). Utilisation d’uranium enrichi fourni par les Etats-Unis.
  • 1958. Avril. Saclay. Usine pilote d’enrichissement de l’Uranium par diffusion gazeuse (PS1).
  • 1958. Décembre. Pierrelatte (Drôme). Début des travaux de l’usine militaire d’enrichissement d’Uranium, à proximité du barrage sur le Rhône de Donzère-Mondragon.
  • 1960. Le Centre de Cadarache, en Provence est créé à proximité de Manosque (voir détails dans le chapitre Provence, ci-après).

 

19691983. Industrialisation
  • Début des années 1970.
    1. Premier Choc Pétrolier.
    2. La France répond par le Plan Messmer prévoyant la construction de 3 réacteurs par an.

 

19831999. Interrogations et contestations
  • Les premières contestations s’étaient développées dans les années 1970, d’abord sur le militaire, puis le civil.
  • 1986. 26 avril. L’accident de Tchernobyl marque un tournant dans la contestation des équipements à vocation civile.
  • 1996. Janvier. Dernier essai nucléaire français dans le Pacifique Sud.

 

Années 2000. Restructurations
  • 20012018. Les sociétés françaises du cycle nucléaire et de la conception de réacteurs sont regroupés sous la marque AREVA.
    1. Framatome détient 66% du capital et l’allemand Siemens 34%.
    2. 2012. Le siège de l’entreprise Areva est à La Défense dans la Tour Fiat qu’occupait Framatome.
    3. 2018. New Areva est renommé Orano marquant sa dissolution après le renflouement par l’Etat de plusieurs milliards d’euros…
  • 2011. Mars. Un séisme de magnitude 9 déclenche un tsunami qui provoque l’accident de la Centrale nucléaire de Fukushima, au Japon.
    1. Le défaut de refroidissement des réacteurs de la Centrale, bien que arrêtés, provoque la fusion du cœur de 3 réacteurs… Des rejets radioactifs en résultent.
    2. Le Premier Ministre français François Fillon commande immédiatement un audit sur les installations nucléaires françaises portant sur les risques de séisme, d’inondation, de perte des alimentations électriques et de perte de système de refroidissement…
  • 2015. Août. la Loi sur la Transition énergétique prévoit le plafonnement à 63 GW de la puissance installée et à 50%  de la part du nucléaire dans la production électrique nationale en 2025.
  • Démantèlement.
    1. Depuis la fin des années 1980, la France a développé des compétences en matière de démantèlement nucléaire.
      1. 9 réacteurs UNGG + 3 réacteurs à neutrons rapides + Etablissements du cycle du combustible + 2 centres du CEA (Fontenay-aux-Roses et Grenoble).
      2. En cours et à venir avant 2050, les réacteurs à eau pressurisée datant des années 1977 – 1999.
    2. La France est confrontée  au vieillissement et à la dégradation de son parc nucléaire.
      1. La délicate question des anomalies constatées sur les composants nucléaires fabriqués par Areva au Creusot pose problème.
      2. Les difficultés économiques d’Areva et ses conflits avec EDF posent d’importants problèmes.
  • Projets de 4ème Génération.
    1. Petits réacteurs modulaires et Usine Nucléaire du Futur
  • Maîtrise de la fusion.
    1. 2005. Cadarache est retenu pour accueillir Iter, le tomahawk international.
    2. 2007. Début de la construction.

 

Tableau de bord du nucléaire dans le Monde
  • 9 pays détenteurs d’armes nucléaires :
    1. Etats-Unis, Grande-Bretagne, France, Russie, Chine, Inde, Pakistan, Israël, Corée du Nord.
  • 30 pays équipés de 437 réacteurs nucléaires dans le Monde.
  • La France est considérée comme le pays le plus nucléarisé du Monde.
    1. 2ème pays producteur d’énergie nucléaire dans le Monde.

 

Histoire du Nucléaire en Provence


 

 

1960. Création du Centre de Cadarache
  • 1959. 14 octobre. Décret du Journal Officiel.
  • En Provence, sur la commune de Saint-Paul-lès-Durance dans le département des Bouches-du-Rhône (13),
    1. .A proximité des Alpes-de-Haute-Provence (04 – communes de Manosque,et de Gréoux-les-Bains) du Var (83- Commune de Vinon-sur-Verdon et du Vaucluse (84 – Beaumont-de-Pertuis).
    2. Site de 1 625 hectares (dont 867 clôturés) se trouve au confluent du Verdon et de la Durance.
    3. 5ème Centre d’Etudes Nucléaires non exclusivement militaires après le Fort de Châtillon/Fontenay-aux-Roses (1946), Saclay (1952), Marcoule (1955) et Grenoble (1956).
  • 1963. 30 mai. Inauguration du Centre.
    1. Septembre. Visite du Général De Gaulle.
    2. 24 décembre. Le réacteur expérimental Cabri diverge pour la première fois.
      1. Sa mission est de tester le comportement des combustibles en situation accidentelle.
  • Début des années 60.
    1. Réacteurs pour la propulsion navale.
    2. Atelier de Technologie du Plutonium (ATPu).
    3. Laboratoire d’Examen des Combustibles Actifs (LECA).
    4. Etude des effets des rayonnements sur la matière végétale pour mieux comprendre les mécanismes de photosynthèse.
  • Fin des années 60.
    1. 1967. Rapsodie, 1er réacteur français à neutrons rapides, entre en service dans la Vallée des Piles.
      1. Précurseur des réacteurs de 4ème génération.
      2. Eole, Minerve et Phébus complètent le dispositif.
    2. Embarquement d’équipages de la Marine Nationale pour des croisières virtuelles à bord de Prototypes à Terre (PAT).
    3. 1972. 1er service de Radio-Agronomie.
      1. Chambres de culture automatique de plantes en atmosphère artificielle.
  • 1988. Démarrage de Tore-Supra, tokamak à aimants supraconducteurs afin d’étudier la fusion par confinement magnétique.
    1. Baptisé West, il servira de banc d’essais à ITER.
  • 2005. Création du Pôle de compétitivité Capénergies.
  • 2005. Le site de Cadarache est choisi pour accueillir le projet ITER, juste à côté du CEA.
  • 2013. Inauguration de la Cité des Energies.
    1. Regroupement des énergies alternatives aux énergies fossiles : solaires, bioénergies….
  • 2017. Octobre. Le réacteur de recherche CABRI diverge à nouveau après 12 années de rénovation.
  • 2018. Inauguration officielle de tokawak WEST. qui teste les matériaux destinés au réacteur expérimental de fusion ITER.
  • 2018. Pose de la première pierre du futur Institut de Biosciences et Biotechnologies d’Aix-Marseille (BIAM).devant être opérationnel en 2020.
  • 2019. 14 octobre. Le CEA Cadarache célèbre ses 60 ans.

 

Principaux sites du nucléaire en Provence


 

1959-2019. 60 ans de Cadarache © Verlinden.

 

CEA Cadarache en pleine mutation avec 60 années d’activités et d’expériences
  • CEA Cadarache est l’un des plus importants Centres de Recherche en Europe sur les énergies bas carbone.
    1. Commandes annuelles  passées estimées à 350 millions d’euros (Source CEA).
    2. Activité correspondant à plus de 8000 emplois créés ou maintenus (Source CEA).
      1. Près de 2400 salariés dont 130 doctorants et post-doctorants.
    3. 1600 hectares dont 900 clôturés.
    4. 480 bâtiments.
    5. 300 M € d’achats annuels dont 40% dans la Région Sud.
    6. Fausses idées sur Cadarache à souligner:
      1. Il n’y a aucune Centrale sur le site.Le centre ne produit pas d’électricité.
      2. Le site de Cadarache ne produit ni ne stocke d’arme Nucléaire.
    7. Le RJH en construction est un équipement majeur.
      1. Le réacteur de Recherche Jules Horowirz (RJH)  est destiné aux études de comportement sous irradiation des combustibles et des matériaux pour les différentes générations de réacteurs nucléaires.
      2. Le site doit également produire des radionucléides, éléments utilisés en médecine pour des examens non intrusifs par des scintigraphes (715 000 examens annuels en France, 15 millions dans le Monde).
  • Encadrement par la Loi sur la Transition Energétique de 2015  et la Programmation Pluriannuelle de l’Energie (PPE).
  • Le CEA est positionné comme un moteur de recherche au service de la transition énergétique.
    1. Contexte mondial de mutation rapide de l’offre énergétique.
    2. Exigence de décarbonation.
    3. Complémentarité du nucléaire centralisé et des énergies renouvelables décentralisées et intermittentes.
  • Le CEA poursuit des recherches techniques et scientifiques sur plusieurs axes :
    1. Energie nucléaire en lien avec EDF, Orano et Framatome Intercontrôle.
      1. Energie de fission – Technologie des réacteurs – Energie de la fusion.
    2. Energies décarbonées : nucléaire et renouvelables. Cité des Energies.
      1. Qualification des technologies solaires innovantes.
      2. Stockage électrique et thermique.
      3. Réseaux électriques intelligents (smartgrids).
      4. Expérimentation de prototypes solaires à concentration thermodynamique ou photovoltaïque.
    3. Technologies pour la santé et l’information.
    4. Technologies de l’information.
    5. Défense/Sécurité intérieure.
  • Sur le site de Cadarache, plusieurs partenaires conduisent des programmes majeurs :
    1. FRAMATOME Intercontrôle – IRSN- ITER – ORANO.
    2. Le site a la plus importante concentration de cadres scientifiques de la Région Sud.
  • CEA Cadarache a un plan de surveillance de l’environnement, effluents gazeux et liquides, dans toutes les dimensions de l’écosystème :
    1. Air – Eau de surface et souterraine – Sols – Végétaux – Faune – Produits de consommation…
  • 2019. 1er avril. CEA Cadarache est dirigé par Jacques Vayron qui succède à Christian Bonnet.

FRAMATOME Intercontrôle

 

IRSN
  • Institut de Radioprotection et de Sûreté Nucléaire.
  • Sûreté Nucléaire et Radioprotection.
  • 9 implantations en France.
  • IRSN Cadarache.
    1. 350 employés.
    2. Près de 64 millions d’euros de budget.
    3. 2 pôles d’activités.
      1. Santé-Environnement.
      2. Sûreté des Installations nucléaires.

 

ITER Organization
  • Grand Projet international de recherche sur la fusion nucléaire.
    1. La fusion par confinement magnétique est une option majeure dans le mix énergétique de demain.
      1. Combustible employé très abondant.
      2. Mode de production d’énergie relativement peu polluant : pas de gaz à effet de serre ni de déchets toxiques ou hautement radioactifs à vie longue.
      3. Réaction non susceptible de conduire à l’emballement.
    2. La Chine, la Corée du Sud, les Etats-Unis, l’Europe, l’Inde, le Japon, la Russie sont impliqués.
      1. L’IRFM, Institut de Recherche sur la Fusion par confinement magnétique, est basé à Cadarache.
        1. L’IRFM participe à la feuille de route internationale de la recherche.
  • 20072010. Travaux d’aménagement du site.
  • Missions d’ITER.
    1. Accueil des personnels et de leurs familles et élaboration de l’offre régionale d’accueil.
    2. Coordination des opérations pour le transport des composants.
    3. Collecte des contributions en nature et financières.
    4. Mobilisation de l’industrie française.
    5. Suivi des retombées économiques…

 

TechnicAtome
  • Propulsion nucléaire navale.
  • Applications à la Marine Nationale : porte-avions, sous-marins…
  • Proximité de la Base de Toulon.
  • 80% des 1600 salariés installés dans les Bouches-du-Rhône (13).
  • Activités militaires.
    1. Réacteurs nucléaires embarqués. Ingénierie de conception et de réalisation, fabrication, exploitation et surveillance.
  • Activités civiles.
  • C.A. en croissance de près de 400 M €.

 

BIAM – Institut de Biosciences et Biotechnologies d’Aix-Marseille
  • 1962. Premières recherches de « radio-conservation des denrées » à partir d’études des plantes, des sols et de leur fertilisation.
  • 1963. Le 1er Laboratoire de radio-agronomie du CEA est dirigé par Pierre Guérin de Montgareuil qui se surnomme lui-même le radio-jardinier.
  • Fin des années 70. Installation d’un laboratoire de biotechnologie solaire dans le but d’étudier les micros-algues, futur Pétrole Vert
  • Le laboratoire devient le BIAM placé sus la triple tutelle du CEA, du CNRS et de l’AMU.
  • Les équipes sont en cours de regroupement au sein de la Cité des Energies.
    1. 2018. Avril. Pose de la première pierre à Cadarache.

 

Le nucléaire militaire
  • 1960. Constitution d’un arsenal nucléaire par la France.
    1. Premiers essais d’explosion thermonucléaire dans le Sahara algérien.
  • Les munitions nucléaires sont montées sur différents vecteurs.
    1. Missiles sol/sol. En Provence, le plateau d’Albion a constitué le cœur du système.
    2. Missiles air/sol. Les vecteurs sont stockés dans des bases aériennes.
    3. Missiles mer/sol. Les vecteurs sont transportés principalement par des sous-marins.
  • Les systèmes de propulsion nucléaire de la Défense Nationale nécessitent l’utilisation de matières radioactives et produisent, comme tous les réacteurs, des déchets.
    1. Ces systèmes concernent 3 grands types de navires.
      1. Porte-avions Charles de Gaulle.
      2. Sous-marins lanceurs d’engins.
      3. Sous-marins d’attaque.
  • Cadarache possède un site d’Installation Nucléaire de Base Secrète (INBS) où sont étudiées, fabriquées et entretenues les chaufferies nucléaires de la Marine Nationale.
    1. L’Autorité de Sûreté Nucléaire de Défense (ASND) assure le contrôle des activités.

 

CLIC. Commission Locale d’Information de Cadarache
  • Instance de suivi, d’information et de concertation mise en place par le Conseil Départemental des Bouches-du-Rhône.
  • Composé d’élus, de personnes qualifiées et de représentants des associations de protection de l’environnement, des syndicats, des professions médicales et des intérêts économiques.
  • Publie CLIC Info (N°67 en Juillet 2019).
  • Présidée par Patricia Saez.

 

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