Puissant Fort Saint-Nicolas tourné vers la ville pour mieux la contrôler... © altitudedrone – Fotolia.com

 

 

 

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Fort Saint-Nicolas de Marseille à visiter


 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Situation du Fort Saint-Nicolas


 

 

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Fort Ganteaume au 1er plan. Fort d’Entrecasteaux en arrière-plan. © Leonid Andronov – Fotolia.com.

 

 

 

 

Le Fort Saint-Nicolas aujourd’hui


 

 

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Fort Saint-Nicolas. Vue depuis le Fort Saint-Jean © Verlinden.

 

 

  • Le Fort Ganteaume.
    1. Partie basse et Nord du Fort Saint-Nicolas située entre le boulevard Charles Livon et la mer.
    2. Le fort porte le nom de Ganteaume, ancien vice-amiral et préfet maritime.
    3. Le bâtiment abrite le Cercle militaire et le mess des officiers.
  • Le Haut Fort ou Fort d’Entrecasteaux.
    1. Partie haute et Sud du Fort Saint-Nicolas.
    2. Le fort porte le nom d’un amiral parent du bailli de Suffren.
      1. Voir articles Entrecasteaux à visiterEntrecasteaux GastronomieEntrecasteaux Hébergement – Histoire de la Marine en Provence au 18e. s.
    3. Le Fort d’Entrecasteaux est composé de deux enceintes imbriquées.
      1. 1954. L’ancien moulin à vent devient un monument commémoratif des morts de guerre.
      2. 2003. Le haut fort est restauré par l’association Acta Vista dans le cadre de chantiers de formation aux métiers du patrimoine.
      3. 2005. Acta Vista aménage son siège dans le fort.
      4. 2009. Acta Vista crée son pôle de formation et d’apprentissage aux métiers du patrimoine bâti ancien et de l’eco construction, soutenu par l’Union Européenne.
      5. Avec de nombreux mécènes, Acta Vista restaure les remparts.
      6. L’accès s’effectue par une porte située à l’Est.
      7. La partie centrale du haut fort dépend des forces armées. Elle ne se visite pas.

 

 

Histoire du Fort Saint-Nicolas


 

 

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Fort Ganteaume depuis la Tour du Roi René © Verlinden.

 

 

  • 1150 – 1218. Une petite chapelle sous le vocable de Saint-Nicolas, occupe l’emplacement du fort.
    1. La chapelle dépend de la proche abbaye Saint-Victor.
  • 1322. Au pied de la chapelle, au point le plus étroit de la mer, le sénéchal de Provence fait construire une palissade en bois à l’extrémité de laquelle est  fixée une chaîne barrant la passe du port.
  • 1381. La palissade est progressivement renforcée. Elle forme deux véritables piles de pont.
    1. La chapelle Saint-Nicolas  connaît également d’importantes transformations à but défensif :  édification d’un chemin de ronde et d’une muraille allant jusqu’à la chaîne du port.
  • 1423. 20 novembre. Le système  défensif se montre incapable d’empêcher la prise de Marseille par les Aragonais du roi Alphonse V.
    1. Les Aragonais débarquent dans une anse proche (plage des Catalans ?).
    2. Les Aragonais prennent à revers la chapelle, s’emparent de la chaîne et font entrer les galères catalanes le port.
    3. Marseille est pillée pendant trois jours et les Aragonais emportent comme trophée la chaîne du port qui se trouve toujours exposée dans la cathédrale de Valence (Espagne).
  • 1591. La chapelle Saint-Nicolas est reconstruite à l’initiative de quatre particuliers : Louis Naudet, Gabriel Delassus, Jean Beolan et Antoine Mascaron.
    1. Le fils de ce dernier, Pierre Mascaron, est le premier imprimeur à Marseille en 1596. Il édite le livre de Bellaud de la Bellaudière : « Obros et rimos provenssalos ».
  • 16581660. De graves incidents éclatent à Marseille. Cette Fronde d’indépendance vis-à-vis du pouvoir royal provoque de vives réactions du roi Louis XIV.
    1. 1660. Louis XIV revient de la côte basque où il vient de signer le traité des Pyrénées. Il part pour Aix (en-Provence) en passant par Toulouse, Beaucaire, Tarascon.
    2. 13 janvier. Le roi, accompagné de Mazarin de la Reine-Mère Anne d’Autriche et de la cour arrive à Arles.
    3. 18 janvier. Le roi arrive à Aix.
    4. 19 janvier.Le roi Louis XIV adresse une lettre au duc de Mercœur, gouverneur de Provence.
      1. Le roi lui fais savoir sa décision d’envoyer des troupes sur Marseille afin de mater les désordres.
      2.  Louis XIV ordonne la construction d’une citadelle « en l’endroit de ladite ville qui sera jugé le plus propre ».
      3. Mazarin envoie à Marseille le célèbre ingénieur militaire, le chevalier Louis Nicolas de Clerville, venu expressément de Nancy.
      4. Clerville cherche un lieu devant permettre à la fois la surveillance de la ville mais aussi sa protection contre des attaques venant de la mer.
      5. Le choix de Clerville porte sur le site de construction du fort qui bénéficie en outre d’une fontaine d’eau douce.
  • 1660. 11 février. Le duc de Mercœur pose la première pierre .
    1. Sur la pierre fondatrice est écrit « de peur que la fidèle Marseille, trop souvent en proie aux criminelles agitations de quelques séditieux ne perdît enfin la ville et le royaume ou par la fougue des plus hardis ou par une trop grande passion de la liberté et que le roi des Français voulait pourvoir par cette citadelle à la sûreté des grands et du peuple. ».
  • 1660. 2 mars. Louis XIV fait une entrée fracassante dans Marseille.
    1. Le chantier du fort est en plein avancement.
    2. Les matériaux de construction sont issus de deux sources : la démolition de la Porte Royale et des murailles qui forment les anciens remparts de Marseille et les pierres du cap Couronne .
    3. Trois médailles commémoratives sont frappées pour rappeler cet événement.
  • 1661. 9 mars. Les travaux du bas fort sont interrompus à la mort de Mazarin.
  • 1663. 16 juillet. Reprise des travaux.
    1. Un marché avec 7 maçons dont Pierre Puget, cousin germain et homonyme du sculpteur.
    2. 1664. Les travaux sont achevés.
  • 1679. 16 mars. Contrairement à ce qui est souvent écrit, Vauban ne participe ni à la conception, ni à la construction de la citadelle.
    1. Suite à sa visite, 15 ans après la construction, il rédige une lettre sans appel : « J’ai visité la citadelle de Marseille qui est un assemblage fort magnifique de tout ce qui a jamais passé d’extravagant et de ridicule par la tête des plus méchants ingénieurs du monde ».
  • 1701. Vauban propose des modifications. Elles ne sont pas effectuées.
  •  L’installation du Lazaret au pied du fort jusqu’à l’anse des Vieilles Infirmeries (actuelle plage des Catalans) inquiète le gouverneur de la citadelle.
  • Après la peste de 1720. Des pêcheurs catalans s’installent dans les locaux désaffectés de l’infirmerie donnant ainsi leur nom au quartier.
  • Révolution française. Les forts de Notre-Dame-de-la-Garde, Saint-Nicolas et Saint-Jean inquiètent les Révolutionnaires qui obtiennent un accès quotidien des gardes nationaux dans les forts.
    1. 1790. 18 mai. La foule commence à détruire la partie Est du Fort Saint-Nicolas.
    2. 1790. 28 mai. Par décret l’Assemblée nationale fait cesser la démolition.
  • 1823.  Le Fort Saint-Nicolas accueille 569 prisonniers.
    1. Parmi les prisonniers, le soldat Valdès, l’un des organisateurs de la guérilla anti-napoléonienne après 1808.
  • 1832. 30 avril. Le Fort Saint-Nicolas reçoit comme prisonniers les marins du bateau qui viennent de débarquer le 28 avril  la duchesse de Berry à proximité de  de Carry-le-Rouet (13).
    1. Leur arrestation est faite près de l’Ile Verte de la Ciotat par le vapeur « Le Sphinx ».
  • 1833.  Le préfet Thomas fait rétablir les parties du fort qui ont été détruites lors de la Révolution française.
    1.  Les pierres grisées de médiocre qualité utilisées pour ces travaux tranchent avec les  pierres roses du cap Couronne.
  • 1860. 18 avril. La décision est prise de relier le Vieux Port au Palais du Pharo.
    1. La citadelle se trouve coupée en deux parties indépendantes.
    2. L’actuel boulevard Charles Livon emprunte la voie percée entre les deux parties du Fort.
    3. Les murs de soutènement de la tranchée sont en calcaire urgonien blanc tranchant ici aussi avec les pierres roses du cap Couronne utilisées pour la construction du fort.
  • 1939 – 1945. Le Fort Saint-Nicolas sert de prison à plusieurs personnes célèbres.
    1. Jean Giono. Arrêté à Digne le 16 septembre 1939 pour ses publications pacifistes. Emprisonné au Fort Saint-Nicolas et libéré à la mi-novembre après la prononciation d’un non-lieu.
    2. Jean Zay. Député socialiste. Arrêté en 1940, suite à sa condamnation pour « désertion » par le régime de Vichy.
    3. Hédi Nouira. Homme politique tunisien.
    4. Habib Bourguiba. Homme politique et chef d’Etat tunisien. Prisonnier en 19401942.

 

 

 

 

© lindalim – Fotolia.com.

 

 

 

Livres & publications liés à Fort Saint-Nicolas


 

 

Le-patrimoine-de-Marseille

2001. Le patrimoine de MarseilleRégis Bertrand. Edition Jeanne Laffitte.

 

 

 

1956. Le fort Saint-NicolasJoseph Billoud. Revue Marseille  no 30.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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