Eglise St-Dalmas © Verlinden

 

 

Provence 7

Saint-Dalmas-le-Selvage à visiter (06)


 

 

 

 

 

 

  •  Guide de la visite de la commune de St-Dalmas-le-Selvage dans le département des Alpes-Maritimes (06).
    1. Situation, accès, nature, histoire, monuments, célébrités, événements…
  • Code postal. 06660.
  • Habitants. Sandalmassiers.
  • Superficie. 81,03 km2.
  • Altitude. 1 280 m – 2 916 m.
  • Population. 123 habitants (2013).
  • Coordonnées. N  44°17’04.8″ E 6°51’55.7″Cliquer sur le lien pour afficher la carte de la commune de St-Dalmas-le-Selvage.
  • Nom. Sanctus Dalmatius Selvaticus désigne un soldat romain et la double racine de forêt (silva) et de sauvage.

 

 

Situation de St-Dalmas-le-Selvage (06)

 

 

 

Communes limitrophes de Saint-Dalmas-le-Selvage

 

 

Accès à Saint-Dalmas-le-Selvage

 

  • RD 64. La route longe la frontière est de la commune vers Saint-Etienne-de-Tinée, au sud, et vers Jausiers, au nord.
  • M 63. Route du col de Restefond-la Bonette. Petite route donnant accès au village de St-Dalmas depuis la RD 64, par le nord et la Cime de la Bonette et par l’est depuis St-Etienne-de-Tinée.
    1. Napoléon III promet une liaison routière NiceBarcelonnette dès le rattachement du comté de Nice à la France.
      1. Il faut alors plus de 24 h de voyage par des voies muletières pour faire le parcours.
    2. 1860. 18 août. Par décret le parcours est classée Route Impériale.
    3. 1896. 1er tronçon jusqu’à Saint-Etienne-de-Tinée.
    4. 1913. Saint-Dalmas est desservie.
    5. Dix années de travaux permettent d’atteindre la cime de la Bonette (2 802m).
    6. C’est aujourd’hui la plus haute route goudronnée d’Europe.
    7. Plusieurs accès au Parc National du Mercantour jalonnent le parcours; notamment :
      1. Le  lieu-dit le pont haut.
      2. Le hameau de Bousieyas.
    8. L’ascension du col de la Bonette est devenue un grand classique avec le Tour de France cycliste.

 

Distances depuis Saint-Dalmas-le-Selvage

 

 

 

La Nature à St-Dalmas-Le-Selvage

 

 

Reliefs, sols

 

  • Commune montagnarde.
  • Prairies fleuries, alpages ou simples montagnes rocheuses.
  • Haute vallée de la Tinée prolongée par le vallon du Pra.
    1. 1 500 m en moyenne.
  • Centre coupé ouest/est de 3 vallons.
    1. Vallon de Bousièyas. Il suit la route vers le col de la Bonette.
    2. Vallon de St-Dalmas prolongé par le Vallon de Sestrières.
  • Sommets.
    1. Côte de l’Ane. 2 961 m.
    2. La Bonnette. 2 860 m.
    3. Cime de Voga. 2 777 m.
    4. Sommet de Gialorgues. 2 764 m.
    5. Bec de Marseille. 2 744 m.
    6. Pointe de l’Escalion. 2 742 m.
    7. Pointe de Chaufrede. 2 731 m.
    8. Crête du Praz Gazé. 2 575 m.
    9. Cime de la Blanche. 2 534 m.

 

Rivières, eau

 

  • Torrent de Jalorgues.

 

Forêts, arbres

 

  • Forêts de mélèzes, d’épicéas.
    1. Le mélèze, seul conifère à feuilles caduques du milieu alpin, est surnommé « arbre de lumière« .
    2. Le sous-bois lumineux des mélèzes est favorable au lis Martagon, à la myrtille, au rhododendron..

 

Activités agricoles, gastronomie

 

  • Activités pastorales.

 

Activités dans la nature

 

  • Les amoureux de la nature, de la faune et de la flore seront comblés.
  • Faune.
    1. Bouquetins et chamois dans la haute montagne.
    2. Cerfs, chevreuils et sangliers dans les milieux boisés.
    3. Plus petits animaux : marmottes, hermines, chauves-souris...
    4. Oiseaux :  tétras lyre, lagopède alpin, casse-noix… et grands rapaces : aigle royal, gypaète barbu (réintroduit).
  • Flore.
    1. Le Parc Naturel possède plus de 2 000 espèces végétales sur les 4 200 connues en France.
    2. 220 sont considérées comme très rares.
    3. 40, dites endémiques, ne sont présentes nulle part ailleurs dans le Monde : ex.  la saxifrage à nombreuses fleurs.
  • Le Parc National du Mercantour créé en 1979 couvre les 2/3 de la superficie de la commune.
    1. Très nombreux et remarquables sentiers.
    2. La zone centrale du parc de 685 km2 intègre le hameau de Bousieyas et ses environs.
    3. La zone périphérique de 1 463 km2, comprend 28 communes parmi lesquelles Saint-Dalmas-le-Selvage.
    4. Côté italien le Parco Naturale Alpi Marittime.
  • GR 5. Chemin qui relie les Pays-Bas à la Méditerranée.
    1. Pas de la Cavale – Bousieyas – Saint-Dalmas-le-Selvage – col d’anelle – St-Etienne-de-Tinée – Auron – col de Blainon.
  • Randonnées pédestres. Nombreux circuits.
    1. Vallon de Gialorgues.
    2. Plateau de Sestrières.
    3. Col de la Moutière.
  • Escalade.
    1. Le Rocher de Junic présente plusieurs voies sur deux secteurs à partir de la cotation « 4A ».
  • Pêche.
    1. Présence de la truite fario dans les nombreux torrents d’altitude.
  • VTT. Plusieurs circuits.
    1. Tour du Bois de ville – Parcours de la Buisse – Piste du col d’Anelle ...
  • Ski et Ski de fond.
  • Réserve de chasse de Las Planas.

 

 

Histoire de St-Dalmas-Le-Selvage


 

  • Romaine de Naissance.

 

Préhistoire / Antiquité

 

  • L’emplacement sur la Route du Sel, entre l’Italie et la Savoie, est stratégique pour les Romains.
  • 3e s. Saint Dalmas désigne un soldat romain martyr qui aurait évangélisé les Alpes.

 

Du Moyen-Âge à la Révolution française

 

  • 1067. Sanctus Dalmatius Selvaticus est cité.
  • 1382. Après l’assassinat à Naples de la reine Jeanne 1èren une grave crise de succession commence.
    1. 13821387. Saint-Dalmas-le-Selvage fait partie de l’Union d’Aix  qui soutient Charles de Duras contre Louis 1er d’Anjou.
    2. 1387. Après la reddition d’Aix, St-Dalmas reste sur ses positions en opposition à la Maison d’Anjou qui règne sur la Provence.
  • 1383. Détachement de St-Etienne-de-Tinée, dont dépendait le territoire.
  • 1594. Occupation par l’armée protestante.
  • v. 1700. La commune est vendue en fief et élevé au rang de comté.
    1. Erige Emeric, avocat de Saint-Etienne-de-Tinée,  devient le 1er seigneur et le 1er comte de St-Dalmas.
    2. Un descendant du comte aurait abjuré le catholicisme pour se marier et devenir pasteur de l’Église réformée, Saint-Dalmas serait alors devenu  un village protestant.
    3. 1718. Changement majeur. Un nouveau comte de Saint-Dalmas fait construire  le beau clocher de pierre de l’église.
  • 1744. Occupation par les troupes françaises.

 

Période contemporaine

 

  • 1814. Une école pour garçons fonctionne.
  • 1821. Bousieyas a un maître d’école.
  • 1849. L’école s’ouvre aux filles.
  • 1860. La commune de St-Dalmas devient française après le rattachement du comté de Nice à la France et un vote unanime des 213 votants inscrits du village.
  • 1865. Des cours pour adultes commencent.
  • 1868. Saint-Dalmas et ses deux hameaux ont chacun un instituteur.
  • 1961. La route de Restefond est inaugurée.
  • Hiver. 1963-1964. La dernière habitante quitte le hameau de Bousieyas.
  • 1984. Fermeture de l’école.

 

 

Monuments  et Bâtiments remarquables de St-Dalmas-Le-Selvage

 

 

  • Le village est calé sur le versant boisé exposé au sud du col de la Bonette.
    1. Le village est logé dans une cuvette sur un petit replat.
  • Belles maisons de schiste sombre habillées de bois avec des toits de bardeaux.
  • Place agrémentée d’une fontaine.
  • Cadrans solaires du 18e s.
    1. 7 cadrans avec des sentences en Français, en latin et même en anglais pour l’un d’entre eux.
  • Plusieurs vestiges de construction appartenant à la ligne Maginot des Alpes.
  • Belles granges alpines traditionnelles.
  • Borne avec fleur de lys et croix de Savoie.
    1. Datée de 1823.
    2. Au col de la Moulière.

 

Hameaux rattachés à la commune de St-Dalmas


  • Le Pra.
    1. Situé à 1 700 mètres d’altitude.
    2. Pra signifie « pré ».
    3. Pra habité depuis 1617.
    4. Début 20e s. Proche de l’Italie, Pra accueille un poste de douane destiné à prévenir la contrebande.
    5. Le Pra se révèle exposé aux violences de la nature.
      1. 1860. Le village subit d’importantes  inondations.
      2. 1961. De violents orages détruisent de nombreuses maisons.
      3. Situé au pied de la montagne, Pra subit d’importantes chutes de pierre.
    6. Le hameau n’est plus habité que quelques mois à la belle saison et par seulement une dizaine d‘habitants.
  • Bousieyas.
    1.  1 960 m. Le plus haut du département des Alpes-Maritimes (06).
    2. Son nom est décliné du verbe provençal  bousihar  signifiant souffler en tempête .
    3. Le village possède la petite église Saint-Pierre. 11 maisons, un vieil hôtel aujourd’hui en rénovation et le gîte d’étape situé sur le sentier de randonnée du GR 5,
    4. Bousieyas est un lieu de transhumances avec, notamment, deux troupeaux d’environ 1 500 têtes  qui pâturent sur une superficie de plus de 1 000 hectares.
  • Le Camp des Fourches.
    1. 2 300 m.
    2. Ancien camp militaire abandonné depuis l’entre-deux-guerres destiné exclusivement à l’hébergement des troupes.
    3. 1896. Fin de la construction.
      1. 26 baraquements construits en dur pouvaient recevoir jusqu’à 800 hommes.
      2. Le site possédait les éléments d’une autonomie totale :
        1. Capitainerie, sanitaires, four à pain, cuisines, écuries pour les mulets, réseaux d’assainissement et  téléphérique, relié au hameau du Pra, pour le ravitaillement ou l’évacuation des blessés.
        2. D’amusantes fresques murales témoignent de l’activité passe-temps de la quarantaine d’hommes qui occupait le site en hiver.

 

 

Monuments chrétiens de St-Dalmas-Le-Selvage


 

  • L’empreinte chrétienne est particulièrement profonde dans cette commune septentrionale et la plus plus élevée des Alpes-Maritimes (06).
  • La naissance du Christianisme y est particulièrement précoce et se fait dès l’époque gallo-romaine.
  • Le rôle de saint Dalmas, soldat romain, est à souligner car il est fréquent de trouver des soldats ou des hauts dignitaires romains parmi les premiers chrétiens, notamment en Provence.
    1. Ferréol , Victor de MarseilleTorpes de St-TropezDardanus de St-Geniez-de-Dromon
    2. … et l’empereur Constantin, saint Ambroise de Milan
  • Eglise romane Saint-Dalmas
    1. A l’entrée du village.
    2. 16e s. Reconstruite au 17e s.
    3. Inscrite aux monuments Historiques.
    4. Vestige d’un ancien prieuré qui dépendait de l’abbaye Bénédictine de Pedona dans le Piémont, actuelle Borgo-San Dalmazzo.
    5. Puissante construction dotée d’un clocher roman lombard accolé de 1718.
      1. C’est l’un des 9 clochers lombards de la vallée de la Tinée.
    6. Couverture de bardeaux de mélèzes.
    7. Accès par un porche-auvent, très apprécié dans un territoire souvent couvert de neige.
    8. Sur le front triangulaire de la façade, figure une citation latine et une magnifique peinture équestre représentant saint Dalmas.
    9. 3 nefs romanes.
    10. Un retable attribué à l’école niçoise représente saint Pancrace, saint que l’on invoquait pour les maladies de peau des enfants.
    11. 1521 – 1525. Triptyque de la Vierge.
      1. Saint Barthélemy et saint Georges sont représentés dans l’œuvre initiale.
      2. Le tableau a été commandé par Georges Dalmacy. Une dédicace indique que le donateur est son frère Saluste Dalmacy.
      3. Le tableau central de la Vierge au style bysantin est un rajout du 19e s. en remplacement d’un panneau manquant.
    12. L’église possède de belles toiles :
      1. 1652. La Déploration du Christ peinte par Pierre (Petrus) Pons.
        1. Sont représentés Madeleine, Jean, Jacques et Le donateur Arige Transfossso, sous forme du prêtre à genoux.
      2. 1696. L’Intercession de saint Grégoire pour les Ames du Purgatoire de Jacques Bottero.
        1. Saint Grégoire intercède auprès de la Vierge au scapulaire en faveur des âmes du purgatoire.
    13. Original antependium en cuir de Cordoue repoussé.
  • Ancienne chapelle Sainte-Marguerite des Pénitents.
    1. Au centre du village.
    2. 15e s. Construction.
    3. Remaniée aux 16e s. et 17e s.
    4. Classée.
    5. Joli petit clocher-arcade.
    6. Couverte d’un toit à deux versants en bardeaux de mélèzes.
    7. Accès par un portail en arc brisé.
    8. 1931. Croix de la Passion.
    9. 15e s. Peintures murales à la détrempe attribuées à Giovanni Baleison.
      1. Dissimulées derrière le retable de l’autel, les peintures ont été mises à jour en 1996.
    10. A noter un tableau du 16e s. (Crucifixion) et une statue en bois polychrome de sainte Marguerite et d’un dragon.
  • Eglise Saint-Pierre.
    1. A Bousièyas, le point habité le plus haut des Alpes-Maritimes (06).
  • Eglise Sainte-Marie-Madeleine.
    1. Au Pra, hameau sur la Route du Sel.
  • Oratoire Notre-Dame-du-Très-Haut.
    1. 1963. Au col de la Bonette.
  • Oratoire Notre-Dame-des-Grâces.
    1. 1792.

 

 

Célébrités liées à St-Dalmas-Le-Selvage

 

 

  • Saint Dalmas.
    1. Les informations historiques manquent.
    2. Dalmas aurait été un légionnaire romain du 2e s.
    3. Selon la « légende » Dalmas aurait protégé le village en étouffant de sa cape un incendie.

 


Fêtes, manifestations, marchés de St-Dalmas-Le-Selvage


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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