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Provence 7

Cabanon de Marseille


 

 

 

 

 

 

 

  • Architecture, art de vivre et culture du cabanon.

 

 

Indéfinissable Cabanon de Marseille

 

 

Un symbole, un cliché de la Provence

 

 

Une cabane en bord de mer… et dans les collines

 

  • C’est une habitation, pas plus grande qu’un mouchoir de poche chantée par Vincent Scotto.
  • Le cabanon est indissociable de sa calanque.
    1. Le cabanon est planté sur les rochers blancs qui surplombent le fjord de Provence que l’on appelle calanque.
    2. Le cabanon fournit un abri du Soleil, un peu d’ombre que les arbres depuis longtemps disparus ne peuvent plus donner.
  •  A la limite chaque calanque a sa propre définition de « l’authentique cabanon de Marseille ».
    1. Dans chaque calanque, chaque cabanon a aussi sa définition de « l’authentique cabanon de Marseille »
  • L’anti-bastide.
    1. Les bastides sont l’apanage des riches. Les cabanons sont l’attribut des pauvres.
    2. Les bastides sont vastes. les cabanons son petits.
    3. Les bastides sont conçues par des architectes réputés. Les cabanons sont fait de morceaux rapportés, ils s’agrandissent au fil du temps.

 

Un « art de vivre »

 

  • Un cabanon, c’est une sorte de paradis dominical.
  • Une sorte de retour vers l’homme primitif, pas l’homme de Néanderthal mais celui de la Grotte Cosquer.
  • Un mode de vie à la Robinson Crusoé.
  • La fuite du monde de la ville.
  • L’osmose avec la Nature, le dos tourné au « Progrès ».
  • Le luxe de l’anti-luxe.
    1. Le refus de la modernité, des progrès techniques est souvent important.
  • L’art de la sieste, le pénéquet à Marseille se développe dans le cabanon, haut-lieu du farniente.
  • Les activités autour du cabanon :
    1. Chasse, pêche.
    2. Construction de restanques, d’escaliers, de murets…
    3. Culture de tomates, de fèves…
    4. Plantation d’arbres fruitiers et récolte de leurs productions.

 

 

Histoire du Cabanon de Marseille

 

 

  • 19e s. Les premières associations ouvrières créent et entretiennent des cabanons bien avant les congés payés.
    1. La mode est à la consommation de sardines et d’oursins.
    2. Les cabanons représentent une « modèle de solidarité ».
  • Début du Second Empire. Victor Gelu évoque les premières menaces qui affectent les cabanons.
    1. « On voyait dans la banlieue de Marseille plusieurs milliers de ces sociétés en pleine prospérité…
    2. Quelques années plus tard, le progrès mal compris d’une civilisation fourvoyée, la passion exclusive du chez-moi personnel, le fléau de la singerie parisienne, la manie de leur luxe criard ont soufflé sur cette foule de joyeux établissements« .
  • Les incendies sont l’autre menace qui plane sur les cabanons.

 

 

Le cabanon de Marseille aujourd’hui

 

 

Où sont les cabanons de Marseille ?

 

  • Dans les principales calanques de Marseille.
    1. Côté Estaque, au nord.
    2. Côté Sud. Les Auffes, Malmousque (Endoume), la Fausse-Monnaie, Montredon-Madrague, Mauvais-Pas, Les Goudes, Sormiou...
  • Les cabanons vont gagner les collines comme l’illustrent les récits de Marcel Pagnol.
    1. Dans les collines, le cabanon n’est plus construit à partir d’une cabane de pêcheur mais d’un poste de chasse ou d’un abri de jardin.

 

Comment vivre l’expérience cabanon de Marseille ?

 

  • Les constructions de bric et de broc sans permis de construire ont souvent été victimes de la normalisation du littoral.
  • Les cabanonniers ont souvent été victimes d’expulsion, ceux qui ont pu les conserver les mettent parfois en location.
    1. Gîtes et chambres d’hôtes.

 

La culture cabanon de Marseille

 

  • 1827. L’auteur dramatique marseillais François Carvin évoque le cabanon:
    1. « Au jour fixé, de bon matin, chacun prend son paquet : l’un porte un gigot, l’autre de quoi faire le pot-au-feu. Dès l’arrivée, on parle de pêcher. Pour ne pas mourir de faim, vite vite on jette l’esque ; les sarments brûlent, le gril est sur le feu ; à table, il n’est plus question de chagrin ; à midi on mange la bouillabaisse, puis on dort un peu et, quand le soleil baisse, sous le feuillage des mûriers, au bruit du tambourin, chacun prend sa chacune et l’on se met en train. Ceux qui ne dansent pas jouent aux boules… »
  • 1840. Etienne Guibal (18081854) compose dans le dialecte marseillais la chanson Lou Cabanoun.
  • 1853. Le cordonnier poète Mazuy déclare « Le cabanon est la pierre de touche du caractère marseillais, c’est le passe-temps le plus beau, le plus poétique qui ait jamais été inventé par une population ouvrière« .
  • 1919. Andrée Turcy (Toulon 1891Marseille 1974) chante « Les gens du Nord, avec un air d’envie / Demandent ce que c’est qu’un cabanon / C’est tout et rien car ça n’a pas de nom / C’est un endroit où nous faisons des blagues / Des galéjades qu’oln lance sans façon / Où la gaieté se mêle au chant des vagues... ».
  • 1935. Vincent Scotto chante « Un petit cabanon, pas plus grand qu’un mouchoir de poche« .
  • 1995. Jean-Claude Izzo écrit « Ma maison c’est un cabanon. Comme presque toutes les maisons ici. Des briques, des planches et quelques tuiles. le mien était construit au-dessus de la mer« .

 

Les critiques de la culture cabanon

 

  • Les récits sur les cabanons font rêver… mais ils sont parfois critiqués par ceux qui y voient l’image de paresse et de superficialité.

 

 

 

 

 

 

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