Village de la Brigue dans son écrin de verdure © thier – Fotolia.com.

 

 

 

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La Brigue à visiter (06)


 

 

 

 

 

 

  • La Brigue est un village du département des Alpes-Maritimes (06) de l’arrière-pays mentonnais.
    1. Aux limites de la frontière italienne.
  • Code postal. 06430.
  • Habitants. Brigasques.
  • Superficie. 91,77 km2. Vaste commune.
  • Altitude. 559 m – 2 650 m.
  • Population. 726 habitants (2012).
  • Coordonnées et Carte. 44°03’36.2″  7°36’35.1″Cliquer sur le lien texte pour afficher la commune de La Brigue.
  • Nom. La racine brigo désigne en celte et en ligure un site élevé et fortifié.

 

 

Situation de La Brigue (06)


 

 

Communes limitrophes de La Brigue

 

 

 

Accès à La Brigue

 

  • RD 43 fait la jonction avec la RD 6204 vers Tende, au nord, et vers Fontan, au sud.
  • Chemin de fer.
    1. Gare ferroviaire.
    2. Ligne internationale Nice – Coni : gestion mixte SNCF et Ferrovie dello Stato, avec un embranchement vers Vintimille à Breil.
    3. Le parcours fait partie des plus spectaculaires dans le Monde.

 

 

Distances de La Brigue

 

 

 

La Nature à La Brigue


 

 

  •  Station climatique.
  • Superbe territoire de montagne.

 

 

Reliefs, sols

 

  • A l’est, sommets de la frontière italienne.
    1. Mont Bertrand. 2483 m.
    2. Cime Missoun. 2356 m.
    3. Mont Saccarel. 2200 m.
  • Au nord, un vaste cirque (1500 – 2000 m) autour de la vallée de la Morignole.
  • Au nord, enclave de Marguareis dans la commune de Tende.
    1. Gouffre.
    2. Jolie route d’excursion accessible depuis l’Italie.
  • Au centre, la vallée de la Levense .
  • Au sud-ouest,  reliefs adoucis de 1000 – 1500 m vers la Roya.
  • Aire karstique remarquable.
  • Plusieurs dizaines de gouffres.
    1. Certains à – 300 m pour spéléologues très expérimentés.

 

 

Rivières, eau

 

  • La Levenza / Levense.
    1. Affluent de la Roya.
    2. La rivière coule d’est en ouest au nord de la commune.
    3. La Levenza se jette dans la Roya à Saint-Dalmas-de-Tende.
  • Le Rio Sec.
    1. Affluent de la Levenza.
    2. La rivière coule du sud au nord et traverse le village.
  • Sources nombreuses.

 

 

Forêts, arbres

 

  • Belles forêts.
    1. Mélèzes. Pins sylvestres.
    2. Bois de Fau.
    3. Bois de Pinet.
  • Arbres fruitiers.

 

 

Activités agricoles, gastronomie

 

 

 

Activités dans la nature

 

  • Site prisé des randonneurs.
  • Site réputé auprès des spéléologues.
  • Pêche.
  • Chasse.

 

 

Histoire de La Brigue


 

 

  • Souvent rivale de Tende, son chef-lieu de canton actuel.
  • Le village a toujours été l’objet de convoitises.

 

 

Antiquité

 

  • Importante tribu signalée sur le Trophée d’Auguste à La Turbie.

 

 

Du Moyen-Âge à la Révolution française

 

  • Le commerce de la laine a longtemps contribué à la prospérité du site.
  • 11e s. Brica est cité.
  • Appartenance au comté de Vintimille.
    1. Seigneurie des Lascaris-Vintimille dont les seigneurs forment une branche distincte de celle de Tende.
  • Propriété des comtes de Provence.
    1. 1388. Les Brigasques rendent hommage aux comtes de Provence.
  • Dans le domaine des comtes de Savoie.
    1. 1406. Les Brigasques rendent hommage aux comtes de Savoie.

 

 

Epoque contemporaine

 

  • La Brigue portait le nom italien de Briga Marittima (tournée vers la Méditerranée) avec le hameau de Morignolo par opposition au hameau de Briga Alta tourné vers le Piémont.
  • 1860. La Brigue reste piémontaise pour des raisons stratégiques.
    1. Le territoire ne fait pas partie des territoires du comté de Nice qui font retour à la France.
  • 1928. Création de la ligne ferroviaire.
  • 1947. Rattachement à la France par plébiscite.
  • 1979. Remise en service de la voie ferrée qui avait été détruite par les bombardements de la Seconde Guerre Mondiale.

 

 

Village, monuments et bâtiments remarquables de La Brigue


 

 

  • Village Classé aux Monuments Historiques dans son ensemble.
  • Village réputé pour ses linteaux de portes historiés.
  • Nombreuses façades en trompe-l’œil.
  • Château Lascaris. Donjon.
    1. Seul vestige du château des Lascaris-Vintimille du 14e s 15e s.
    2. Traces du pont-levis.
    3. Salons de noblesse, pour la plupart reconvertis en jardins potages.

 

 

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Pont-du-Coq © Verlinden.

 

 

  • Pont-du-Coq.
    1. 15e s. Médiéval.
    2. Trois arches et un coude.
    3. La vocation de ce pont reste inconnue. Il est positionné à l’écart du village et de toute voie de communication connue. Il pourrait être simplement monumental et commémoratif.
    4. Plusieurs légendes villageoises lui sont consacrées.
  • Cà d’arbinée.
    1. Littéralement « maison des abeilles » en brigasque, la langue locale.
    2. Enclos typique de la vallée de la Roya destiné à protéger les ruches des voleurs, des intempéries ou des prédateurs.

 

 

Monuments chrétiens de La Brigue


 

 

  • A La Brigue, de nombreux édifices sont décorés de linteaux de portes dans des schistes noirs et verts qui doivent empêcher le diable d’entrer.

 

 

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Collégiale Saint-Martin. Clocher lombard © thier – Fotolia.com.

 

 

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Collégiale Saint-Martin © Verlinden.

 

 

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Notre-Dame-des-Neiges de Sebastiano Fuzeri © Verlinden.

 

 

  • Collégiale Saint-Martin.
    1. Située sur la Grand Place.
    2. 13e s. ou 14e s. Remaniée après.
    3. Classée aux Monuments Historiques.
    4. Bases romanes. « Baroquinisée » aux 17e s. et 18e s.
    5. L’église doit son nom à saint Martin de Tours qui serait venu prêcher à la Brigue.
    6. Puissant clocher lombard.
    7. 1234. Porte latérale datée.
    8. 1501. Portail à encadrement de schiste vert de la région.
    9. Nef abondamment décorée d’or.
    10. 1575. Fonts baptismaux de marbre blanc avec baldaquin en bois doré et peint.
    11. 17e s. Tribune d’orgues.
    12. 16e. s. Croix processionnelle en argent.
    13. 1530. Triptyque de Sainte-Marthe avec prédelle montrant l’arrivée de la sainte à Marseille et sa rencontre avec la Tarasque.
    14. 1849. Orgue des facteurs Lingiardi.
    15. 15e s. et 16e s. Retables et tableaux exceptionnels.
      1. Adoration de l’Enfant de Bréa.
      2. Crucifixion de Bréa qui rappelle celle de Nice-Cimiez.
      3. 1507. Saint-Louis d’Anjou et Saint-Nicolas-de-Bari signés par le Piémontais Sebastiano Fuzeri qui est aussi l’auteur de la splendide Notre-Dame-des-Neiges, parfaitement présentée dans une boiserie baroque du 18e s.
      4. 1515. Supplice de Saint Elme.

 

 

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Chapelle de l’Annonciade ou Chapelle des Pénitents-Blancs d’en haut © Verlinden.

 

 

  • Chapelle de l’Annonciade.
    1. 18e s. Construction.
    2. Classée aux Monuments Historiques.
    3. Ancienne chapelle des Pénitents-Blancs d’en haut.
    4. Jolie façade Renaissance.
    5. Clocher-campanile à Lanternon.
    6. Toit de Lauze.

 

 

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Chapelle de l’Assomption ou Chapelle des Pénitents-Blancs d’en bas © Verlinden.

 

 

  • Chapelle de l’Assomption.
    1. Sur la Grand Place.
    2. 17e s. et 18e s.
    3. Ancienne chapelle des Pénitents-Blancs d’en bas.
    4. Belle façade baroque arrondie et ornée.
    5. Lanternon et décor en trompe-l’œil.
    6. La chapelle abrite le trésor de la Collégiale.

 

 

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Chapelle Saint-Michel © Verlinden.

 

 

  • Chapelle Saint-Michel.
    1. 1700. Style Classique.
    2. Reconnaissable à sa forme octogonale assez inhabituelle si ce n’est pour des baptistères.
  • Chapelle Saint-Jacques.

 

 

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Chapelle N-D-des-Fontaines © Verlinden.

 

 

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Judas Pendu. Jean Canavesio © Verlinden.

 

 

 

  • Chapelle Notre-Dame-des-Fontaines.
    1. La chapelle est nichée dans un cirque de verdure au milieu du vallon de la Madone. A l’est du village, au bout du vallon.
    2. L’un des sites les plus étonnants de la région avec un accès par une jolie route qui passe devant le remarquable Pont-du-Coq.
    3. 12e s.La chapelle pourrait avoir remplacé un temple païen dédié à une nymphe des eaux ou à Sylvain.
    4. 13e s. 16e s. 18e s. Nombreuses transformations.
    5. 1375. Mention la plus ancienne de la chapelle.
    6. Classée aux Monuments Historiques.
    7. L’extérieur de la chapelle est simple avec un petit porche avancé et des fortes arcades de soutènement.
    8. Surnommée « La Sixtine des Alpes méridionales » en raison de ses 220 m2 de fresques murales.
    9. Les fresques murales sont les œuvres de Canavesio et Baleison avec des finitions de G. Ruffi (18e s.).
    10. Les peintures murales et le suicide de Judas.
      1. 1492. L’année où Christophe Colomb découvre l’Amérique, Jean Canavesio réalise une œuvre parfois considérée comme le sommet de l’école niçoise primitive : dramatique et sombre.
      2. Les scènes de l’évangile peintes sur les murs latéraux, les plafonds et le mur d’entrée témoignent d’un réalisme, d’une vigueur du message  et d’un sens de la dramatisation qui culminent dans son Judas pendu et dans son Jugement Dernier.
      3. Ce dramatique « catéchisme peint » avec ce Judas au teint gris, les viscères dédoublées ouvertes et dévorées par un démon produit un tel effet sur le visiteur du 21e s. qu’il devait être terrifiant pour un habitant de la Vallée de la Roya au 16e s. !
      4. Le visiteur d’aujourd’hui approche, en effet, les lieux en « touriste ». Il est habitué à des milliers d’images véhiculées par les médias et la visite du sanctuaire est pour lui une « distraction ».
      5. C’est ainsi qu’accompagné d’un guide pour lui donner des explications, il découvre en pleine lumière les scènes peintes…
      6. Celui que venait au 16e s. pour participer à une messe, à la lumière des chandelles, sous un plafond plus bas, privé de lumière naturelle et qui, sans livres, sans magazine, sans télévision, sans cinéma et sans internet… découvrait ces scènes devaient en être proprement terrorisé !
      7. Notons que l’apôtre Pierre n’est pas épargné par le peintre qui avait peut-être des comptes à régler avec la papauté après les schismes..
      8. A la même époque que Canavesio, un autre peintre – Baleison – réalisa d’autres peintures murales dans le chœur de la chapelle, dans un style plus fin et plus frais.

 

 

Célébrités liées à La Brigue


 

 

  • Gastaud (Aimable).  La Brigue,  2 septembre 1900 – 7 mai 1974. Homme politique.
    1. 1947. 16 septembre. Aimable Gastaud a fait aboutir le rattachement des communes de Tende et de La Brigue
    2. Maire et Conseiller général de ces deux communes.
  • Lanteri (Julieta). La Brigue, 3 avril 1873Buenos-Aires (Argentine), 23 février 1932. Célèbre psychiatre et grande féministe argentine.
    1. Son père, Antonio Pietro Lanteri Minet est originaire de Morignole,
    2. Julieta devient l’une une des premières femmes médecin d’Argentine.
  • Pastorelli (Giovanni). La Brigue, ? – Ain Zara (Lybie), 1911. Militaire.
    1. Colonel.
    2. Héros italien de la guerre de Libye.
  • Ruffin (Remo). La Brigue, 17 mai 1942. Astrophysicien. Chercheur.
    1. 1974. Co-auteur du premier ouvrage scientifique sur le « trou noir » dans le cosmos.
    2. Professeur titulaire de la chaire de physique théorique à l’Université « La Sapienza » à Rome.
    3. Auteur et coauteur de plus de 200 publications scientifiques internationales et de nombreux essais scientifiques.
  • Rusca (Giovanni Battista Domenico). La Brigue, 1759 – Tué au combat à Soissons, 1814. Militaire.
    1. Général et baron d’empire sous Napoléon Bonaparte.
  • Warelles (Jacques-André de). Né Jules Mahieu. Wasmes (Belgique), 22 mars 1897  – La Brigue, juillet 1968.
    1. Ecclésiastique belge. Militant wallon.
    2. Retiré à Nice où il fonde  la revue « Le Souvenir Napoléonien« .


 

 Jumelages, liens internationaux


 

 

  • 2006. Triora (Italie).

 

 

 Fêtes, manifestations, marchés de La Brigue


 

 

  •  Mai. 15. Fête patronale.

 

 

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