Escalier monumental chargé de sculptures symboliques. © Nancy – Fotolia.com.

 

 

Provence 7

Escalier de la gare de Marseille-Saint-Charles


 

 

 

 

 

 

Emplacement de l’escalier de la gare de Marseille-Saint-Charles

 

 

 

 

Description de l’escalier de la gare de Marseille-Saint-Charles

 

 

Dimensions de l’escalier

 

  • Hauteur. 15,5 mètres.
  • 104 marches.
  • 7 paliers de surfaces variables.

 

Sculptures de l’escalier

 

  • Au niveau du parvis de la gare, de chaque côté de l’escalier. Statues Le Lion et l’Enfant.
    1. Sculptures réalisées par Ary Bitter (1883-1973). Sculpteur animalier né à Marseille.
    2. Chaque statue porte un phylactère avec l’inscription « le Soleil et la Mer » pour la statue de gauche et « le Monde est l’Energie » pour celle de droite.
  • Au niveau du grand palier. Deux pylones.
    1. La partie Sud des deux piliers a été sculptée par Auguste Carli (1868 – 1930). Sculpteur marseillais, frère aîné du sculpteur François Carli, et élève du sculpteur Émile Aldebert.
      1. Allégories féminines posées sur un socle. Les deux socles sont identiques: ils représentent la proue d’un navire avec trois rames de chaque côté de l’étrave, une tête de bélier et deux dauphins au bord du navire.
        1. L’allégorie féminine de la colonne gauche représente la Porte de l’Orient.
          1. Elle porte une longue toge.
          2. Ses jambes sont croisées.
          3. Elle est assise sur un siège dont les montants représentent des  griffons.
          4. Son bras droit tient un trident.
        2. L’allégorie féminine de la colonne droite  représente Marseille colonie grecque.
          1. Elle est vêtue de la chlamyde grecque.
          2. Assise sur un siège antique, elle tient dans sa main droite une statue de la déesse Artélis (Diane pour les Romains), attachée à Phocée, cité d’origine des Marseillais
    2. Sur les autres faces des pylônes Henri Martin sculpte les armoiries de plusieurs villes : Nice (Est), Marseille (Nord) et Aix-en-Provence (Ouest), sur le pilier gauche et, sur le pilier droit, Lyon (Est), Marseille (Nord) et Paris (Ouest).
      1. Chacun des pylônes est couronné d’une lanterne.
  • Au niveau des trois derniers paliers du bas : 6 sculptures en bronze.
    1. Les statues sont sculptées par Henri Raybaud (1879 -?), sculpteur marseillais, et fondues et François Rudier.
    2. Les six statues représentent les produits de la région Provence.
      1. Sur la rambarde gauche : la moisson, les fruits et la pêche.
      2. Sur la rambarde de droite : les vendanges, les fleurs et la chasse.
    3. Au niveau du dernier palier du bas. Deux sculptures de Louis Botinelly (1883 – 1963), sculpteur français né à Digne et mort à Marseille.
      1. Les deux sculptures se font face. Sous les traits de deux femmes accompagnées d’enfants et allongées sur des banquettes, elles représentent les colonies françaises.
        1. La sculpture située à l’Ouest représente les « colonies d’Afrique » La femme a la coiffure tressée. Elle est entourée d’un crâne de buffle avec des cornes en spirales, d’une guenon avec son petit. A ses pieds deux enfants présentent l’un un masque africain et d’une défense d’éléphant.
        2. La sculpture située à l’Est représente les « colonies d’Asie ». La femme a des allures de princesse Khmer avec, à ses pieds, une fillette coiffée d’un chignon et un jeune garçon. Elle est entourée d’un lion.

 

 

Histoire de l’escalier de la gare de Marseille-Saint-Charles

 

 

Il faut attendre 67 ans pour que les voyageurs arrivant à la gare Saint-Charles par le « grand chemin civilisateur » puisent enfin, par ce monumental escalier atteindre le centre-ville de Marseille !

 

  • 1848. Inauguration de la gare Saint-Charles.
  • 1859. Le journaliste et écrivain aixois Adolphe Meyer appelle la construction d’un escalier :  « Un gigantesque escalier, coupé de repos, bordé de belles lignes architecturales, eût conduit avec magnificence aux terrains supérieurs, au plateau de l’embarcadère».
  • 1911. La municipalité de Marseille lance un concours pour la réalisation d’un escalier monumental terminant la perspective du boulevard d’Athènes.
    1. 1911. 3 juillet. L’architecte Eugène Sénès assisté de Léon Arnel, remporte le concours..
    2. Des  questions techniques et financières retardent le projet avant le déclenchement de la première guerre mondiale.
  • 1919. Reprise du projet d’escalier qui doit être prêt pour la seconde exposition coloniale.
  • 1922. Les bâtiments du Petit Séminaire qui séparent la gare du boulevard d’Athènes sont démolis.
  • 1922. Fin d’année. La statue sur colonne de la « Vierge dorée » élevée en l’honneur de l’Immaculée Conception et inaugurée le 8 décembre 1857, est transférée sur son emplacement actuel au carrefour du  boulevard Voltaire, de la rue Pierre-Semard et du boulevard de la Liberté.
  • 1923. 17 juillet. Pose de la première pierre de l’escalier par le maire Siméon Flaissières.
  • 1925. 22 décembre. Première inauguration pour l’ouverture de l’escalier au public.
  • 1927. 24 avril. Seconde inauguration en grandes pompes après la réalisation complète des sculptures.
    1. Le Président de la République Gaston Doumergue, le Ministre des Travaux Publics André Tardieu et le préfet Delfini sont présents aux côtés de Siméon Flaissières, Sénateur Maire de Marseille.
    2. Le même jour est inauguré le Monument aux Morts d’Orient de Marseille.
    3. Le lendemain est inauguré le tunnel du Rove.
  • 1983. 56 ans après sa mise en service, l’escalier est doté de deux « ouvertures » desservant directement le hall de la gare par une galerie souterraine.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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