Fort Carré dominant le Port © 412.

 

 

 

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Fort Carré d’Antibes (06)


 

 

 

 

 

 

 

  • Fort militaire.
  • 16e s. Construction sous le règne du Roi de France Henri II à proximité de la frontière France – Duché de Savoie.

 

 

 

Situation et accès du Fort Carré d’Antibes


 

 

Poivrière, bastion Nice © Verlinden

 

 

  • Sur la commune d’Antibes (06).
    1. Avenue du 11 Novembre.
  • Sur la presqu’île Saint-Roch au bord de la route du bord de mer.
  • Bâti sur un rocher s’élevant à 26 mètres au-dessus de la mer.

 

 

Fort Carré sur le port avec les Alpes enneigées en fond © Fotolia.com

 

 

 

Histoire du Fort Carré


 

 

Le Var à Entrevaux (04)© PHB.cz – Fotolia.com

 

 

  • Antiquité romaine. Un temple dédié à Mercure est élevé sur le site.
  • Début de l’ère chrétienne. Remplacement du Temple par l’église Saint-Michel, l’un des plus anciens sanctuaires chrétiens d’Antibes.
  • 11e s. Abandon de l’église Saint-Michel.
  • 16e s. Edification de la chapelle Saint-Laurent sur le site.
  • 16 e s. Position stratégique majeure.
    1. La Provence appartient au Royaume de France depuis Louis XI.
      1.  1481. Le comté de Provence revient par succession au roi de France Louis XI et devient ainsi une province française.
    2. Le Comté de Nice dépend du Duché de Savoie allié des Habsbourg d’Espagne.
    3. Le fleuve Var représente la frontière.
    4. 1524 et 1536. Les Espagnols de Charles Quint mettent à sac Antibes et son territoire.
    5. Le site choisi par Henri II présente de grands avantages stratégiques.
      1. Première position sur le littoral susceptible d’être fortifiée et défendue.
      2. Fonction d’observation et de sentinelle sur le plan naval et sur le plan terrestre.
  • Construction du Fort Carré.
    1. Jean de Renaud dit Jean de Rémy est considéré comme l’architecte/ingénieur le plus probable du Fort, sans que la preuve absolue n’existe.
      1. François 1er avait envoyé l’ingénieur sur le site « pour veoir, visiter et regarder quelles munitions de guerre il y a dedans icelles, en quel estat, reparation, fortiffication et deffence elles sont, ce qu’il seroit besoing et necessaire de faire pour la mectre en toutte deffense et seureté« .
      2. Henri II décide sa construction, probablement au début des années 1550.
        1. 1550. Henri II ordonne la construction d’une tour circulaire.
        2. 1553. La tour est achevée.
        3. 1565. 4 bastions nommés Antibes, Corse, Nice et France complètent l’ouvrage.
      3. Les plans et les travaux s’étalent sur 20 ans.et s’étalant sur plus de vingt ans.
        1. Destruction de la chapelle Saint-Laurent qui occupe le promontoire.
          1. Le nom de Saint-Laurent est conservé pour la tour centrale du Fort Carré.
        2. Aucune archive de la construction (plans, chronologie des travaux…) n’a été mise à jour.
  • 1588. Le fort est opérationnel sous Henri II.
  • Fin 16e s. et mi-18e s. Le Fort est l’objet de deux attaques.
    1. 1591. Les Guerres de Religion font rage.
      1. Le duc Charles-Emmanuel Ier de Savoie entre en Provence et il s’empare du Fort sans avoir besoin de combattre.
        1. Henri IV lance son armée à la reconquête de La Provence.
        2. 1592. Le Duc d’Epernon conduit le siège du Fort d’Antibes qui aboutit à la reprise de la ville et de son fort.
      2. 17461747. Guerre de Succession d’Autriche,. L’artillerie austro-sarde et la flotte anglaise bombardent le Fort Carré et la ville d’Antibes.
        1. Le Fort d’Antibes résiste victorieusement.

 

 

 

Louis XIVVauban © Verlinden

 

 

  • v. 1680. Louis XIV demande à Vauban de développer les défenses du Fort et de la Ville d’Antibes.
    1. Agrandissement des bouches à feu.
    2. Placement de 18 canons.
    3. Remplacement de la pierre qui explosait sous l’impact des balles provoquant des blessures parmi les soldats.
      1. De la meulière et de la brique s’effritant et se réduisant en poudre sont mises en place.
    4. Changement de l’inclinaison des murs des bastions contre le ricochet des boulets de canons.
  • 1860. Rattachement  du Comté de Nice à la France.
    1. La modification des frontières et le développement de l’artillerie retirent les fonctions stratégiques du Fort qui reste toutefois une place forte jusqu’en 1895.
  • 19061913. Classement de  la chapelle puis de l’ensemble du Fort Carré aux Monuments Historiques.
  • 1920. Le site devient un important centre de sport militaire.
    1. Cette étape est majeure dans l’histoire du Sport à Antibes, en Provence et en France.
    2. Plusieurs écoles se succèdent.
      1. 1L’E.E.P.M. (Ecole d’entraînement Physique Militaire).
  • 1937. le décret Lebrun place le Fort Carré en zone de protection.
  • 1967. Le CREPS (Centre Régional d’Education Physique et Sportive) succède à l’EEPM.
    1. Des structures sportives sont développées sur le site en complément du grand stade.
  • 1997. Le Fort Carré devient la propriété de la ville d’Antibes-Juan-les-Pins qui le rachète au Ministère de la Jeunesse et des Sports.
    1. Des aménagements sont conduits afin de permettre la visite par le public tout en protégeant la faune et la flore.

 

 

Bâtiments du Fort Carré


 

 

© Verlinden

 

Chemin de ronde et Poste de Garde, bastion Corse © Verlinden

 

 

  • Le chemin de ronde s’élève à 43 m et permet une surveillance à 360 degrés.

 

 

© Verlinden

 

 

 

Vocation Sportive du Fort Carré


 

 

  • 1920. Construction du Stade.
  • 19201939. Centre Régional d’Instruction Physique (CRIP). Formation des instituteurs à l’enseignement physique dans les écoles.
  • 19401945. Collège National de Moniteurs et Athlètes ayant  la même fonction que le CRIP.
  • 19451953. Ecole Militaire d’Escrime et de Sports de Combat (EMESC) formant les athlètes militaires.
    1. L’importance de l’Escrime et des Arts Martiaux à Antibes, dans les Alpes-Maritimes, en Provence et en France doit beaucoup à cette période.
    2. Installation d’un parcours du combattant et d’une piste du risque utilisant les bâtiments pour l’entraînement à l’escalade, à l’équilibre et à la descente en rappel.Les casernes Reille et le stade deviennent des éléments majeurs dans le sport militaire français
  • 19531967. Ecole d’Entraînement Physique Militaire (EEPM) résultat de la fusion entre l’EMESC d’Antibes et l’ENEPM de Pau.
  • 1967. Fermeture de l’EEPM d’Antibes et création de l’École Inter-Armées des Sports de Fontainebleau.

 

 

Vocation Culturelle et Touristique du Fort Carré


 

 

  • 1968. Affectation du Fort Carré au  le Fort Carré au Ministère de la Jeunesse et des Sports.
    1. Gestion en confiée au Directeur Régional de la Jeunesse et des sports pour l’Académie de Nice,
    2. Le Fort Carré est plutôt dédié au secteur Jeunesse (CREP).
    3. Le Fort Carré est réputé pour ses stages sportifs.
      1. Centre de Tir, Plongée et Voile.
      2. Gymnastique sportive.
      3. Judo.
      4. Lutte.
      5. Coopérations avec Antibes et parfois Cannes pour l’entraînement de clubs locaux.
  • Jusqu’en 1979.  Manifestations culturelles.
    1. Ex. Le Livre Vivant (Christine De Toth).
  • 19791985. Restauration du Fort Carré par les bénévoles du Club du Vieux Manoir.
    1. Restauration par les adolescents des façades, des toitures
    2. Création d’un accès pour les visites.
  • 1997. Propriété de la Ville d’Antibes.
  • 1998. Ouverture au public.
  • Expositions.
    1. 1999. Les Philosophes. Exposition de sculptures de Jean Tinguely (collection du Musée de Bâle).
    2. 2004. Le Fort Carré et Joinville. Histoire des écoles de sport militaire
    3. 2007. Vauban : des remparts et des hommes. Archives municipales d’Antibes dans le cadre de l’année Vauban et de l’ouverture du musée de site du Fort Carré.
    4. 2008. Instantanés, regards au quotidien sur le Fort Carré. Exposition de photographies d’Éric Planet.
    5. 2009. Mille Sabords ! Exposition sur la marine de guerre, du 16e s au 20e s.
    6. 2019. Mémoires résistantes. Exposition par les Archives municipales d’Antibes, dans le cadre du 75e anniversaire de la Libération d’Antibes.

 

 

Célébrités liées au Fort Carré


 

 

 

 

Films liés au Fort Carré


 

 

 

Napoléon 1er en Provence 007 en Provence © Fotolia-Verlinden

 

 

  • 1951. Les Quatre Sergents du Fort Carré. Claude Pinoteau et Georges Hugon. François Patrice, Michel Jourdan et Jean Carmet.
  • 1955. Napoléon. Sacha Guitry. Daniel Gélin.
  • 1983. Jamais plus jamais. Irvin Kershner. Sean Connery et Kim Basinger.
  • 1986. Monte-Carlo (TV film). Joan Collins et Malcolm McDowell.

 

 

Articles liés au Fort Carré


 

 

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