Histoire et disciplines du Canoë – Kayak en Provence


Canoë dans les Alpes-de-Haute-Provence © Chatchai – Fotolia.com

 

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Histoire et disciplines du Canoë – Kayak en Provence


 

  • Le Canoë  – Kayak a une double dimension :
    1. Activité sportive de compétition avec ses épreuves et des champions.
    2. Activité de sport – loisirs de plus en plus pratiquée en Provence, sur les lacs, les étangs, les rivières et en mer, à partir des plages.

 

Grandes dates du Canoë – Kayak en Provence et dans le Monde


 

  • Le kayak a été mis au point par les Esquimaux pour pêcher et chasser.
  • Le canoë a été inventé par les Indiens du Canada.
    1. L’explorateur français Jacques Cartier (14911557) décrit les canoës qu’il découvre au Canada.
  • 19e s. Apparition des Courses en Ligne au Canada.
    1. Les trappeurs y mesurent leur force et leur agilité.
  • 1865. L’Ecossais John MacGregor introduit en Europe le Canoë-Kayak.
      1. Il séduit les Français à l’Exposition Universelle de Paris de 1867.
  • 1892. Un titre à la pagaie double est décerné en France en monoplace hommes.
  • 1924. Premières démonstrations en monoplace homme aux J.O. de Paris.
  • 1931. Création de la Fédération Française de Canoë.
  • 1934. Premier Championnat de France à Lyon.
  • 1934. Premier Slalom installé en Suisse.
  • 1936. Le Canoë-Kayak devient sport olympique aux J.O. de Berlin avec les courses en ligne :
    1. K1 1.000 m
    2. K2 1.000 m
    3. C1 1.000 m
    4. C2 1.000 m.
  • 1946. La Fédération Internationale de Canoë est née de la transformation de l’Internationale Representantschaft für Kanusport qui avait été créée en 1924.
  • 1948. Premiers Championnats d’Europe en eaux vives à Genève (Suisse).
  • 1948. Le K1 dames 500 m est le premier bateau de course en ligne à faire son entrée aux J.O.
  • 1949. Premiers Championnats du Monde de slalom à Genève.
  • 1959. La France prend l’initiative d’organiser les premiers Championnats du Monde de Rivière Sportive.
  • 1960. A Rome, le K2 500 m dames est admis aux J.O.
  • Années 60’. La France met en place 40 Centres Activités Physiques et Sportives (C.A.P.S.) dotés de 400 bateaux afin de « dégager une élite de la masse ».
    1. Les centres accueillent des jeunes de 14 à 25 ans.
  • 1964. Le K4 messieurs fait son entrée aux J.O. de Tokyo.
  • 1972. Le slalom (eaux vives) entre aux J.O.
    1. JO. dames avec le K1 (non disputé de 1976 à 1988).
    2. JO. messieurs avec le K1, le C1 et le C2 (non disputés de 1976 à 1988).
  • 1976. Le Canoë-Kayak messieurs inscrit de nouvelles épreuves aux J.O. Le K1 500 m, le K2 500 m, le C1 500 m et le C2 500 m.
  • 1981. Naissance de Marseille-Mazargues Canoë-Kayak (MMCK.).
  • 1983. Lancement de l’Hydrospeed.
  • 1984. Le K4 500 m dames est inscrit aux JO.
  • 1986. En réussissant une chute en Kayak de 28 m, François Cirotteau renforce l’intérêt pour le Kayak extrême.
  • 1989 et 1993. La Marseillaise Myriam Fox-Jérusalmi est championne du Monde individuelle de Kayak.
  • 1996. Aux JO d’Atlanta, la Marseillaise Myriam Fox-Jérusalmi remporte la médaille de Bronze.
  • 2016. 9 août. JO de Rio. Le Marseillais Denis Gargaud-Chanut remporte la Médaille d’Or du C1 -slalom

 

Activités de Canoë – Kayak en Provence


 

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Rafting © emanuele7100 – Fotolia.com

 

Le Canoë-Kayak comprend plusieurs disciplines
  • 3 principales activités.
    1. La Course en Ligne.
    2. Le Slalom (en eaux vives).
    3. La Descente ou Course en Rivière Sportive (en eaux vives).
  • Autres disciplines.
    1. La Course en rivière et le marathon.
    2. La Randonnée en rivière ou randonnée nautique (tourisme plus que sport).
    3. Les Activités d’eau vive.
    4. Le Kayak-polo.
    5. Le Kayak de mer.
    6. Le Kayak de vague (surf).
    7. Le Kayak pour handicapés.
    8. Les Expéditions.
    9.  Le Rafting.
    10. L’Hydrospeed.
    11. Le Canyoning.
    12. Le Tubing.

 

La Course en Ligne


 

  • Sur un plan d’eau (sans virage pour les parcours inférieurs à 1.000 m) avec une profondeur d’eau d’au moins 2 mètres.
    1. Les bateaux s’élancent dans des couloirs numérotés (le bateau n°1 est le premier sur la gauche dans le sens de la course).
    2. La largeur des couleurs est de 7 à 9 m.
    3. Les distances à franchir sont de 500 m ou 1.000 m pour la vitesse et 3.000, 5.000 ou 10.000 m pour le fond.
    4. Il n’y a pas d’épreuves de fond aux JO.
    5. Les compétitions de Canoë sont réservées aux hommes.
  • En canoë, le pagayeur a un genou au plancher, l’autre jambe est tendue en appui.
    1. Le pagayeur utilise une pagaie simple qui ne peut pas être fixée à l’embarcation.
    2. Le bateau, le plus souvent en bois, est très ouvert.
    3. Le canoë est de types C1 (1 seul compétiteur), C2 (2 pagayeurs) ou C4 (4 pagayeurs).
  • En kayak, le pagayeur est assis.
    1. Le pagayeur utilise une pagaie double plongée dans l’eau alternativement de chaque côté de l’embarcation.
    2. Suivant le nombre de pagayeurs on distinguera plusieurs types de kayaks : K1 (1 personne), K2 et K4 (respectivement 2 ou 4 personnes).
    3. Le kayak est équipé d’un gouvernail manœuvré latéralement avec les pieds.

 

Le Slalom


 

  • Le principe est celui d’une course contre la montre sur un parcours naturel ou artificiel en eaux-vives.
  • Sur une distance de 600 m ou moins sont placées 25 portes au maximum à franchir.
  • La porte doit être franchie sans toucher les perches qui la matérialisent et dans l’ordre des numéros donnés à ces portes sous peine de subir des points de pénalité.
  • La couleur des perches indique le sens du franchissement:
    1. Blanches et vertes, les perches se prennent dans le sens du courant.
    2. Rouges et blanches, les perches se passent à contre-courant.
  • La compétition se déroule en deux manches au résultat le meilleur de ces manches.
  • Le temps est transformé en points d’où sont retirées les pénalités.
  • Les hommes courent sur 3 types de bateaux: canoës monoplaces ou biplaces et kayaks monoplaces.
  • Les femmes ne courent que sur des kayaks monoplaces.

 

La Descente


 

  • Course de vitesse sur un tronçon de 3 à 8 km environ de rivière mouvementée.
  • La durée moyenne de la course est d’environ 20 mn.
  • Les embarcations utilisées sont des kayaks à une place et des canoës à une ou deux places.
    1. Leurs dimensions sont plus petites que les bateaux utilisés en ligne.

 

La Course en rivière, le Marathon


 

  • En canoë ou kayak sur des rivières classées I et II, sur des distances moyennes de 20 à 40 km pouvant atteindre 400 km.

 

La Randonnée


 

  • En canoë ou en kayak sur des rivières classées I à III, sur des lacs ou des canaux.

 

Les Activités d’eau vive


 

  • Tourisme sportif sur rivières classées III et IV.
  • Haute rivière et sauts de chutes dans des rivières classées V et VI.

 

Le Kayak-polo


 

  • Sport collectif opposant 2 équipes de 5 joueurs et 3 remplaçants pendant deux mi-temps de 15 mn avec d’éventuelles prolongations de 5 mn.
  • L’objectif est de marquer un maximum de buts dans le camp adverse avec un ballon en matière antidérapante.
  • L’espace de jeu de 40 m sur 20 m est une aire rectangulaire d’eau calme. Les buts ont une hauteur de 1 m et une largeur de 1,50 m.

 

Kayak de mer


 

  • Randonnées et courses le long des côtes ou traversée.
  • Croisières plus longues en pleine mer ou le long des rivages.

 

Kayak de vague ou surf


 

  • Exécution de figures comparables à celles du surf sur des vagues.

 

Kayak pour handicapés ou Handi-Kayak


 

  • Cette discipline donne une remarquable autonomie à ceux qui peuvent souffrir de déficience physique.

 

Le Rafting


 

 

Rafting © philippe Devanne – Fotolia.com – © Skeeze – Pixabay.com

 

  •  Voir article Rafting et Kayak Raft.
  • Des canots pneumatiques sont utilisés pour dévaler des torrents.
  • Les pagaies simples servent à maintenir la trajectoire du radeau.
    1. Le risque peut être élevé.
    2. Gilets et casques sont obligatoires.
  • A l’origine, les bateaux de 12 m étaient destinés au débarquement des soldats américains.
      1. Les dimensions de 5 X 3 m et le poids de 25 kg à 50 kg les ont mis à la portée de tous.
      2. Selon les modèles, 4 à 13 personnes sont embarquées.
      3. Insubmersibles, constituées de compartiments gonflés indépendamment, autovideuses, ces embarcations sont dirigées par un barreur qui dispose de 2 avirons fixés pour naviguer tandis que les équipiers sont armés de pagaies.

 

Hydrospeed ou « luge des torrents »


 

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Hydrospeed © ARochau – Fotolia.com

 

  • Voir article Hydrospeed – Nage en eau vive en Provence.
  • C’est une invention française:
  • Le nageur place devant lui un flotteur caréné pour se protéger.
  • Le nageur est équipé de palmes et d’une combinaison isotherme renforcée ainsi que d’un casque.

 

Classification des rivières pour le canoë-kayak


 

  • Les rivières sont classées en catégories :
    1. I. Eau courante.
    2. II. Eau vive.
    3. III et IV. Haute rivière.
    4. V rivière extrême.
    5. VI. Rivière aux limites des possibilités humaines et matérielles.

 

Classification des bateaux


 

Le kayak
  • Sa taille varie de 3 à 4 m.
  • Sa largeur est d’environ 0,60 cm et son poids est en moyenne de 15 à 20 kg.
  • La pagaie mesure 1,95 à 2,15 m.

 

Le canoë
  • Plus long que le kayak (4,50 m à 6 m), plus large (0,80 m à 1 m) et plus lourd (de 30 à 50 kg).
  • Pagaie « simple » mesurant 1,30 m à 1, 60 m.

 

Vocabulaire du Canoë – Kayak


 

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Canoë de lacs et rivières © Fotolia.com

 

  • Appel. Action provoquant le déplacement latéral du bateau vers la pagaie.
  • Appui. Equilibrage du bateau en appuyant une face de la pagaie sur la surface de l’eau.
  • Bac. Traversée d’une rivière d’une berge à l’autre en restant au même niveau.
  • Boléro. Gilet de sécurité.
  • Céiste. Celui qui pratique le canoë alors que le Kayakiste désigne le pratiquant du kayak.
  • Champignon. Courant ascendant en surpression qui vient éclater à la surface.
  • CK. Canoë-Kayak.
  • Cravatte. Immobilisation du bateau contre un obstacle.
  • Dénager. Pagayer pour aller en arrière ou en sens inverse du courant.
  • Grille. Passage large d’une rivière avec peu de fond parsemé de rochers.
  • Esquimautage. Technique inventée par les esquimaux. Elle permet de chavirer et de se rétablir grâce à la jupe imperméable serrée à la taille qui recouvre le dessus du kayak.
  • Hiloire. « Trou d’homme » par lequel le pagayeur entre dans son bateau.*
  • Infrans. Passage infranchissable.
  • Jupe ou Jupette. Toile plastifiée fixée autour de la taille et sur le dessus du bateau afin d’en assurer l’étancheité.
  • Linnimètre. Echelle graduée permettant de connaître la hauteur de l’eau.
  • L’olive. Partie haute de la pagaie.
  • Planiol. Portion de rivière calme.
  • Siphon. Passage souterrain de l’eau.

 

Célébrités liées au Canoë-Kayak en Provence


 

 

 

Livres et cartes Canoë-Kayak


 

Carte-IGN-Canoe-kayak

2008. IGN Canoë – Kayak en France 905. Carte Plastifiée / Imperméable. Institut Géographique National.

Le-Canoë---Kayak

2005. Le canoë-kayak : Découverte, apprentissage et perfectionnement. Dominique Keller. Matthieu Keller. Thomas Keller. Bruno Dazeur.

Culture-Kayak

2005. Culture Kayak : Conseils à l’usage des kayakistes légèrement sous pression en fin de semaine. Stéphane Roux. Le Canotier Editions.

Le-kayak-et-la-mer

2004. Le kayak et la mer. Bernard Moulin. Michel Guégan. Le Canotier Editions.

 

Canoe-Kayak

1997. Le canoë-kayak. Editions Ulisse.

 

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