© Beboy – Fotolia.com

 

 

Provence 7

Nénuphar en Provence


 

 

 

 

 

 

 

 

  • Les belles fleurs blanches (nymphae alba), jaunes (nuphar lutea), bleues (nymphea caerula), roses et fuchsia illuminent de plus en plus de jardins publics et privés de Provence.
  • Le nénuphar est aussi un puissant symbole en Méditerranée. Il puise ses racines spirituelles en Inde et en Egypte.

 

 

Le Nénuphar est difficile à définir

 

 

  • Cette espèce est difficile à saisir par les scientifiques et les linguistes.
    1. Les scientifiques distinguent Nymphaea et Nuphar.
    2. Le Grand Larouse indique « Nom usuel de deux nymphéacées des étangs et mares, l’une à fleurs blanches (nymphea), l’autre à fleurs jaunes (nuphar), possédant une souche enracinée au fond et des fleurs et feuilles flottantes ».
    3. L’Académie française s’y est repris à plusieurs fois pour définir son orthographe.
      1. De 1762 à 1935. L’Académie française l’écrit nénufar en privilégiant le mot arabo-persan nīnūfar .
      2. En 1935, la graphie nénuphar est adoptée par référence aux nymphes.
  • Que disent les jardiniers ?
    1. Pour les jardiniers,  les nymphéas et les nuphars (nénuphars indigènes ou à petites fleurs) sont avant tout les alliés précieux d’un propriétaire de bassin.
    2. Par leur cycle végétatif et leur floraison, ils apportent ombre et fraîcheur au bassin au meilleur moment de la saison et savent se faire oublier le reste du temps.

 

 

Du Lotus au nénuphar…

 

 

La tradition égyptienne

 

  • Le papyrus et le lotus sont deux plantes aquatiques.
    1. Ces plantes représentent respectivement les royaumes de la Haute et de la Basse Égypte.
  • Selon le mythe égyptien de la création du Monde, le lotus est sorti du limon originel et de son calice le divin Créateur.
  • La fleur de lotus s’ouvre au lever du Soleil et se referme à son coucher.
    1. Cette fleur symbolise ainsi le dieu du Soleil et l’expansion de la Lumière hors du limon originel.
  • Le Lotus est aussi le lieu de naissance et la couche nuptiale d’Isis et d’Osiris.
  • Le Lotus symbolise également la naissance et la re-naissance après la mort.
  • C’est pourquoi, le Lotus orne les colonnes des monuments de l’architecture égyptienne.
    1. La colonne symbolise l’Axe de l’Univers d’où partent autant de faisceaux de lotus représentant le plein épanouissement de la manifestation du Monde.
  • Le lotus bleu était davantage estimé que le lotus blanc en raison de l’odeur suave qu’il exhale. Cette odeur est jugée semblable à celle de la vie divine.
  • Attribut de Néfertem, le dieu de Memphis et le “Seigneur des Parfums”, le lotus bleu était appelé “nen-nufer”, origine de la dénomination française “nénuphar”.
  • La réalisation des possibilités de l’être est souvent symbolisée par l’épanouissement d’une fleur à la surface des “Eaux”.
    1. Il s’agit des “Eaux primordiales” qui renferment, dans leur unité première et originelle, toutes les possibilités de réalisation.
    2. Cette fleur est habituellement un lotus en Orient, une rose ou un lis en Occident.

 

 

Symbolisme du Lotus

 

  • La fleur en général et le lotus en particulier sont des symboles de l’accomplissement spirituel de l’être, depuis les profondeurs obscures associées aux “Eaux inférieures” jusqu’à la floraison complète dans la pleine lumière des “Eaux supérieures”.
  • Cet accomplissement émane de la semence (germe premier ou Oeuf du Monde), qui s’ouvre sous la forme de bouton (éclosion de l’Oeuf) et s’épanouit à la pleine floraison.
  • La fleur incarne le principe féminin ou passif de la manifestation qui l’assimile à un réceptacle, une coupe, un vase recevant l’influence du principe masculin ou actif.
    1. Cette distinction entre principes passif et actif se retrouve dans les différentes formes traditionnelles: Prakriti/Purusha en Inde, Yin/Yang en Chine, Féminin/Masculin en Occident.
  • De l’union de ces deux principes naissent la manifestation de l’Être et de toutes ses possibilités de réalisation dans toute forme traditionnelle.

 

 

Alors Nénuphar et Lotus, est-ce la même chose ?

 

 

Pas vraiment… quoique…

 

  • En botanique, le lotus, désigne en français diverses plantes, arbres, arbustes ou herbes, terrestres ou aquatiques, qui portaient déjà ce nom dans l’Antiquité.
    1. Le nom est dérivé de lotos en Grec et lotus en Latin.
  • Finalement, la nomenclature des botanistes nous aide à comprendre de quoi il s’agit en énumérant les formes de lotus. On retrouve ainsi nos nénuphars parmi les  nymphaéacées.
    1. Notons au passage, la présence de l’Epine du Christ dans cette famille Ô Combien chargée de symboles.

 

 

Lotus arborescents

 

  • Jujubier, arbre des Lotophages. Lotus, Lotus africanus, Lotophagorum arbor, Lotus sine nucleo ; Ziziphus lotus (L.) Lam. (syn. Rhamnus Lotus L.). Rhamnacées.
  • Épine du Christ, Jujubier de Palestine. Lotus paliurus, Paliurus cyrenaïcus ; Ziziphus spina-christi (L.) Desf. (syn. Rhamnus Spina-Christi L.). Rhamnacées
  • Micocoulier de Provence. Lotus italica, Celtis ; Celtis australis L. Ulmacées
  • Plaqueminier, faux-lotier. Lotus, sive Faba græca ; Diospyros lotus L.  Ébènacées

 

 

Lotus herbacés aquatiques

 

  • Lotus sacré, lotus indien, fève d’Égypte, lis du Nil. Lotus sacra, Faba ægyptiaca ; Le Lotus sacré (Nelumbo nucifera)Nelumbo nucifera Gaertn. (syn. Nymphæa Nelumbo L.) . Nélumbonacées.
  • Lotus d’Amérique, lotus jaune. Plante inconnue des anciens ; Nelumbo lutea Willd. Nélumbonacées.
  • Lotus d’Égypte ou Lotus tigré . Lotus, sive Colocasium ; Nymphaea lotus L. Nymphaéacées.
  • Lotus bleu . Lotus (cyaneus) ; Nymphaea caerulea Savigny.  Nymphaéacées.

 

 

Lotus herbacés terrestres

 

  • Taro, colocase, chou de Chine. Colocasium Niliacum olus ; Colocasia esculenta (L.) Schott (syn. Colocasia antiquorum Schott ; Arum Colocasia L.). Aracées.

 

 

 

 

Mots Clés : , ,
.