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Mûres et Mûriers en Provence


 

 

 

 

 

  • La mûre (amourié, en provençal) est le fruit du mûrier noir.

 

 

 

Mûriers : noirs, blancs, rouges


 

 

  • Il convient de distinguer le mûrier noir du mûrier blanc, bien plus commun, qui était cultivé non pas pour son fruit mais pour sa feuille qui servait de nourriture aux vers à soie.
    1. Attention de ne pas se tromper d’arbre !
    2. Le mûrier blanc produit des fruits insipides, aigrelets et sans la moindre qualité gustative.
  • On notera aussi l’existence du mûrier à feuilles de platane, très utilisé en ornement pour l’ombrage.
  • Moins commun encore, il faut citer le mûrier rouge.

 

 

Mûrier : « le plus sage des arbres »


 

 

 

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Mûrier au printemps © lamax – Fotolia.com

 

 

Le mûrier mérite sa réputation de « plus sage des arbres »

 

  • Le mûrier a une très grande longévité et peut être replanté.
  • Arbre rustique, il a une croissance lente mais sûre.
    1. Le mûrier résiste à des températures basses jusqu’à environ -25 degrés C.
    2. Le murier ne craint pas les gelées printanières car il développe son feuillage après les grands froids.
  • Le mûrier noir fournit généreusement et sans interruption ses fruits de juillet à septembre.
  • Les racines du mûrier noir sont très étendues.
    1. Ces racines ont souvent entre 10 m et 12 m de longueur, et parfois plus.

 

Le fruit du mûrier

 

 

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Mûrier sauvage © coco – Fotolia.com

 

 

  • La taille de la mûre noire est relativement variable et peut aller de celle d’une noisette à celle d’une noix.
  • Le fruit ressemble à un grosse framboise noire. Il commence en fait par une couleur rouge, puis noir violacé à maturité.
  • La chair de la mûre est légèrement acidulée tout en étant douce et fraîche.

 

Histoire de la mûre en Provence


 

 

  • Les origines du mûrier noir se perdent dans les temps.
    1. On le dit originaire du Sud-Est de l’Europe, probablement sur les versants Sud du Caucase, d’Asie Occidentale et d’Afrique Septentrionale.
  • 1er s. av. J.-C. L’agronome romain Varron serait le premier auteur à en parler.
  • 1er – 2e s. ap. J.-C. Pline le Jeune (61-112)  rapporte qu’il possède de nombreux mûriers noirs dans sa villa de Laurente.
  • 16e s. L’auteur du Thresor de santé recommande de la « manger à l’entrée de table avec beaucoup de sucre ».
  • 18e s. Buc’Hoz écrit « On mange les mûres sur nos tables, leur suc sert à colorer plusieurs liqueurs et quelques confitures ».
  • 1868. Régis de la Colombière rapporte les cris des marchands ambulants à Marseille « Avem d’amouros ! Leis amouros coumo de nouyos ! » (Nous avons des mûres, les mûres (grosses) comme des noix !).
  • 1931. Le Guide UNA conseille les mûres de Peira-Cava – Lucéram (Alpes-Maritimes).

 

 

Les mûriers noirs en Provence


 

 

  • Les volailles adorent les mûres aussi est-il habituel de voir en Provence des mûriers au-dessus des poulaillers.
  • L’écorce et la racine du mûrier noir entraient dans la pharmacopée provençale traditionnelle comme vermifuge et purgatif tandis que les sirops de fruits à base de mûres étaient employés contre les angines et les aphtes.
  • Les usages actuels les plus fréquents des mûres sont les suivants :
    1. Les délicieuses confitures de mûres.
    2. Des jus et des sirops.
    3. Des fruits consommés frais ou secs.
    4. Les mûres se consomment très fréquemment avec des produits lactés, sous toutes les formes, notamment dans le lait frais et les yaourts nature.
    5. Les propriétés de colorant naturel valent à la mûre d’entrer dans la composition de yaourts, de sorbets, de crèmes glacées
    6. La faiblesses des mûres tient à leur extrême fragilité qui empêche de les conserver après la cueillette.

 

 

Livres liés à Mûres et mûriers en Provence


 

 

 

Le-mûrier

2002. Le Mûrier. Alain Pontoppidan. Fabien Seignobos. Editions Actes Sud Nature.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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